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 Yonekuni Sora [ Hybride mâle ] -Complete-

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Yonekuni Sora
Pet mâle
Pet mâle


Date d'inscription : 11/02/2011
Messages : 17
Age : 34
Orientation sexuelle : Hétérosexuel dominant
Caractère : Mixte
Métiers : Videur
Complément Métier : Boite de nuit
Maitre de : Ma banale existence? Pas tant que ça…
Esclave/Pet de : Plus personne… actuellement.

MessageSujet: Yonekuni Sora [ Hybride mâle ] -Complete-   Ven 11 Fév 2011, 21:25





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      Carte d'Identité

    Nom Japonais : Sora
    [ Nom Américain : Sorenson ]
    Prénom Japonais : Yonekuni
    [ Prénom Américain : Nicolas ]
    Surnom : Aux USA, il se faisait appeler Nic', mais depuis que son prénom a été japonisé, il n'a pas vraiment de surnom, et d'ailleurs il ne cherche pas particulièrement à en avoir un non plus.
    Âge : 28 ans
    Nationalité : Américaine
    Race : Mi-humain/ Mi-Reptile Crocodilien
    Plus précisément ses gênes hybrides sont ceux d'un Alligator Mississippiensis, aussi communément appelé Alligator de Floride.

    Orientation Sexuelle : Hétérosexuel et dominant... Disons que jusque-là il ne s'est jamais posé la question de savoir s'il était ou non attiré par autre chose que les femmes et qu'en général sa grande taille le pousse à être plus dominant que soumis. Il a donc simplement pris la tangente de ce qui lui semblait le plus naturel.
• • •
Présentation
Physique :
Corpulence (Taille, Poids) : Plus grand que la moyenne des asiatiques, mais tout à fait dans la norme américaine avec son mètre quatre-vingt-six, ses 72 kilos -sans le poids de sa queue de saurien- donnent à son corps un aspect légèrement massif, mais équilibré et parfaitement proportionné, finement musclé et délié de la pointe des pieds -qu'il chausse en 43- jusqu'au bout de ses grandes mains agiles. Une impression accentuée par ses jambes fermes, fuselées par des années de natation, et ses hanches bien masculines, marquées mais droites, qui portent son buste élégamment ciselé, à l'ossature parfaitement décelable.

Allure générale : Un jeune homme qui aurait pu aisément passer inaperçu au milieu d'une foule... s'il n'avait pas cette lourde queue d'Alligator lui descendant des reins et retombant nonchalamment en fouettant l'air avec plus ou moins de douceur, au gré de ses humeurs. Sa pseudo banalité vient du fait que, hormis sa grande taille et cet appendice reptilien le démarquant naturellement, il ne fait absolument rien de particulier pour sortir du lot. Un physique presque ordinaire donc, si ce n'était ce "je-ne-sais-quoi" attirant l'œil... à la fois séduisant et simple, attirant et pourtant commun. Ayant la plupart du temps une attitude lascive et détachée, presque désintéressée, accompagnée souvent de cette façon qu'il a de vous regarder sans un mot, uniquement animé par les expressions de son visage ou les postures de son corps. Avant sa transformation, les femmes croisant son chemin le trouvaient habituellement sensuel, viril et pourtant fragile sous certains aspects. Tout à fait le genre de ces grands délinquants infréquentables qu'on trouve toujours parmi une classe de lycéens, mais qu'on aurait malgré tout envie de côtoyer, afin de découvrir leurs faiblesses et d'en profiter pour les chicaner un peu, pour les dorloter... Parce qu'au fond, si sa carrure peut surprendre et sa nature animale peut effrayer, il ne donne pas l'impression d'être réellement mauvais, bien au contraire.

Yeux : Légèrement bridés, aux paupières fines et aux longs cils clairs adoucissant son regard parfois un peu dur. Mais des iris d'un vert aussi profond que les marigots abritant ses congénères reptiliens en Floride, et tranchés par des pupilles noires verticales résultant de son hybridation, telles celles des serpents et autres reptiles. Tentateurs et intrigants lorsqu'il vous offre l'un de ces regards discrets qui lui sont propres et qui ravivent l'éclat de ses yeux : un regard à la fois empli d'une douceur passive et calme, froide pour ne pas dire glaciale à certains moments dans son indifférence, mais parfois illuminé d'une intensité pouvant troubler ceux qui le croisent, de la surprise à la joie la plus franche.

Cheveux, visage : Une chevelure blonde ébouriffée, indisciplinée mais courte. Le look “tombé du lit-jamais coiffé“ est ce qui lui va le mieux, lorsque ses mèches souples et claires viennent lui balayer le visage dans un courant d'air. Une coiffure des plus naturelles à laquelle il ne porte aucune attention particulière... Dès que ses mèches sont un peu trop longues, il les coupe simplement, rasant légèrement le tout à la base de sa nuque pour la dégager. Assortis à son visage viril et doucement anguleux, ce style lui donne un petit air sauvage mais tendre, à la manière d'une crinière animale désordonnée. Son visage est typiquement celui d'un jeune américain moyen, beau mais sans fioriture. De ce genre de beauté simple et agréable à l'œil. Seule l'ossature très marquée au niveau de sa mâchoire et son menton volontaire peuvent trahir un peu son âge avancé en affirmant sa masculinité. Son nez droit n'est pas trop imposant et harmonise l'ensemble de son visage en surplombant sa large bouche généreuse à la moue habituellement teintée d'indifférence, mais pouvant se montrer souriante à l'occasion.

Peau : Contrairement à ce que pourrait laisser sous-entendre l'animal choisi pour son hybridation, il n'a pas une dure "peau de crocodile" mais bien au contraire une peau fine et d'un mat clair, sans imperfection notable. Il bronze aisément, le soleil lui donnant un teint de pêche dès qu’il s’expose ne serait-ce qu’une petite demi-heure. Il n'a aucune marque de naissance, exceptés quelques grains de beauté peu visibles venus avec le temps.

Goûts vestimentaires : Une façon de s'habiller plutôt décontractée en général. T-shirts graphés à manches courtes ou inexistantes l’été, sweats et pulls épais à col roulé en hiver, jeans élimés et légèrement trop larges pour lui, baskets ou bottes militaires récupérées jadis dans le surplus de l'une des fourrières où il a été enfermé... Rien de bien compliqué car il est peu regardant sur sa garde-robe, mais donnez-lui les moyens et il sera parfaitement capable de faire des efforts selon les circonstances, de vous surprendre en s’habillant avec classe et élégance, chemise blanche et complet noir, chaussures cirées qui lui siéent à merveille... Il n'est même pas réellement utile d'adapter ses tenues à la morphologie de sa queue d'Alligator car celle-ci peut se placer au dessus d'un pantalon taille basse sans trop de difficultés.

Caractéristiques animales :
• En dehors de ses yeux verts reptiliens déjà décrits plus haut, il possède une longue queue d'Alligator écailleuse, d'un gris-vert soutenu légèrement strié de rainures d'un kaki plus clair. Un peu froide et assez étrange au toucher, elle est pourtant d'un contact doux qui ne rebutera sans doute que les personnes n'aimant pas les serpents. Rattachée à sa colonne vertébrale au niveau de ses reins, elle est épaisse, lourde et ferme, mais souple. Son poids le dérange parfois, pouvant provoquer un mal de dos s'il n'a pas pris assez de repos, mais le plus ennuyeux reste qu'elle est assez encombrante avec son mètre 50 de longueur... Néanmoins, si l'on considère qu'en moyenne, le poids d'un Alligator d'Amérique est de 360 kg et sa longueur totale de 4 mètres, on peut alors juger comme heureux le fait que Yonekuni n'ait pas des proportions aussi démesurées ! Au delà d'une certaine maladresse occasionnelle survenant lorsqu'il est particulièrement troublé, il saura alors généralement vous faire oublier l'encombrement notoire de cette queue massive, qui passera alors en second plan derrière l'agilité étonnante et devenue naturelle dont il peut faire preuve pour s'en servir.
• Comme tous les animaux à sang-froid, il n'a malheureusement pas la chance de posséder une température corporelle stable : un homme normal stagne en général autour de 37°C, tandis qu'à cause de ses gènes reptiliens, Yonekuni est habituellement fixé entre 35°C et 36°C de moyenne, ce qui confère à sa peau un contact assez frais. Le soleil ou les corps humains le réchauffent rapidement, mais à trop forte dose il souffrirait d'un trop-plein de chaleur mettant son sang et ses sens en ébullition. Il serait alors contraint de se libérer de cette tension physique d'une manière ou d'une autre, avant de sombrer dans la torpeur pour réguler par lui-même cet excès. Inversement, l'eau si elle n'est pas chaude, même sous forme de pluie, le refroidit à une vitesse impressionnante voir dangereuse pour sa santé ! Sa température peut alors chuter jusqu'à 31°C en le plongeant dans une forme de somnolence engourdie et tremblante... mais au delà par contre, s'il ne trouve pas le moyen de se réchauffer rapidement, il pourrait succomber lentement à un sommeil catatonique dont il serait extrêmement difficile de le réveiller, lui faisant risquer la mort... D'où la difficulté pour lui de s'adapter à un nouvel environnement et de supporter les changements de saisons qui le rendent grognon et légèrement capricieux.



Caractère :
Généralités : D'un commun accord, ceux qui le connaissent le qualifieraient de pacifique, calme et détaché. Un jeune homme sans histoire et d'une compagnie plutôt agréable en général. Faisant preuve d'une franchise naturelle et directe, il aura tendance à dire les choses comme elles viennent et sans préjugés. Ainsi, les mensonges et les tromperies ne font pas partie de son monde et il s'en passe royalement. Dans ce même état d'esprit de simplicité, il a toujours été quelqu'un d'altruiste et plutôt attentionné envers les personnes de son entourage, bien qu'il ait toujours gardé une légère distance, un détachement face à la vie comme si celle-ci n'était pas assez captivante pour qu'il s'en soucie. Il se lasse facilement des choses et recherche toujours la nouveauté, le frisson, quelque chose qui serait à même de le transcender et de le passionner ! Malheureusement, ces passions sont rares et cette nature de perpétuel insatisfait l'a toujours poussé à papillonner de droite à gauche sans se fixer, à faire preuve d'une légère froideur et d'indifférence.
Pourtant, ses diverses et nombreuses conquêtes féminines, bien qu'elles déplorent son manque d'engagement dans leurs relations se résumant le plus souvent à une simple nuit brûlante, se voient bien obligées d'admettre malgré tout qu'il n'a rien d'une grosse brute prenant son plaisir avec la première venue sans se soucier de son avis, et serait plutôt du genre conciliant et opportuniste, à accepter sans trop d'hésitations de sortir ou de coucher avec celles qui le souhaitent et lui en font la demande. Lorsqu'il était encore étudiant et entièrement humain, on pouvait toujours le voir avec une ou deux filles pendues à son bras, ce type de relations multiples étant assez courant chez lui... Après tout, pourquoi susciter la jalousie de l'une en se refusant à elle sous prétexte qu'il était déjà avec une autre ? Néanmoins, cela n'avait rien de fourbe car il n'y avait aucune notion de sentiments amoureux dans ces rapports et qu'il se sentait physiquement capable de les satisfaire toutes les deux sur un plan purement physique. Ses différentes partenaires le savaient d'avance et, curieusement, cela le rendait plus populaire auprès de ces jeunes filles qui alors ne se tourmentaient pas sur le fait de savoir si oui ou non elles étaient aimées, ou qui serait la "préférée" : il était simplement considéré comme un tombeur sympathique et insaisissable qui ne s'engageait jamais et ne tombait jamais amoureux : la proie qui ne se laisse pas capturer et vous fait miroiter la tendresse d'un amour physique sans avoir réellement conscience des conséquences, au point que vous voulez l'avoir à tout prix même si vous savez qu'elle finira toujours par vous filer entre les doigts. On ne peut s'empêcher d'espérer... et c'est sans doute ce qui le rendait si attirant à l'époque, et encore aujourd'hui. Au fond, comment lui en vouloir alors que sa beauté n'a rien d'exceptionnelle et qu'il est d'une nature si simple, mais que pourtant ces éléments ont l'art de plaire à toutes sans qu'il ait besoin de faire des efforts pour y parvenir ? Quant à lui, il s’accommodait aussi bien de cette image de séducteur opportuniste et charnellement voluptueux qu’on pouvait lui coller à la peau, prêt à vous conduire au septième ciel par un coup de reins impérieux ; qu’à celle de l’intouchable et inaccessible beauté froide d’un solitaire, éternel célibataire qui ne cherchera pas au-delà d'une nuit torride passée ensemble, insaisissable. Voilà ce qui faisait sans doute enrager ses camarades masculins. Pourtant sa nature sympathique et amicale apaisait rapidement les rancœurs et les jalousies, et ils appréciaient son caractère brut, franc et droit, non dénué d'un certain mordant.
Mais depuis son transfert au Japon et son hybridation, Yonekuni a moins eu l'occasion de se faire des relations et encore moins de fricoter avec la gent féminine... à l'exception de quelques pets au fil des fourrières qui l'ont accueilli, il n'a pas eu l'occasion de goûter à la peau d'une femme depuis bientôt 8 ans et il en ressent une légère frustration bien naturelle. Néanmoins, n'étant pas non plus un obsédé de la chose malgré le rythme soutenu de ses rapports dans sa jeunesse, il s'en accommode plus ou moins de bonne grâce sans se plaindre. Seule sa nature reptilienne lui fait désirer la chaleur et un tendre corps humain à serrer dans ses bras est si agréable qu'il regrette de ne pas avoir la possibilité de le faire plus souvent. Il se borne donc à sa froideur habituelle pour ne pas trop se laisser aller à ces désirs naturels d'un homme dans la force de l'âge et son attitude générale dénote toujours d'une légère indifférence, prenant le monde comme il vient sans trop se poser de question. Se montrant souriant et ouvert d'esprit, attentif et posé.
Ainsi, rien dans son apparence ne pourrait laisser transparaître ses véritables pensées, conservant une petite part d'intimité qu'il ne dévoile pas. Néanmoins, ses émotions les plus fortes sont parfaitement visibles et il peut lui arriver de réagir trop vivement à une montée d'adrénaline. L’aura qu’il dégage alors sous le coup de la colère mettrait certainement mal à l’aise même le plus solide des hommes : sa nature reptilienne aurait plutôt tendance à lui donner un aspect froid et trop calme... Mais c'est à l'égal de la brutalité maladroite et violente qui l'anime lorsque ses émotions lui échappent malgré lui, le rendant inconscient du mal physique qu'il peut provoquer sur le moment. Il vaudra alors mieux pour vous ne pas être à proximité lorsque cela arrive, si vous ne voulez pas vous prendre un malencontreux mais puissant coup de queue... Peut-être est-ce la nature sauvage de l'Alligator en lui qui se réveille dans ces cas-là, ces sauriens pouvant sembler paisibles et apathiques en dehors des attaques fulgurantes et de la violence inouïes dont ils peuvent faire peuvent faire preuve lorsqu'ils chassent. Toujours est-il que ces rares moments d'éclat le laissent généralement confus et embarrassé, dès son calme retrouvé, pouvant s'excuser mille fois et prêt à tout pour se faire pardonner.


Aime : Nager, dormir sous le soleil pendant des heures ou encore s'étendre dans les bras de quelqu'un au creux d'un lit qui serait trop vide sans cela. Discuter est un passe-temps comme un autre qu'il apprécie, mais il n'a pas réellement de lubie ni de passion particulière en dehors de la natation. Même le sexe, qu'il aime en ayant des désirs certainement plus forts que la majorité des hommes, lui semble dorénavant presque ennuyeux. Il en a fait le tour depuis le temps et sa nature de pet lui a appris à utiliser ces rapports plus pour une question de survie que pour son propre plaisir. Il n'y a donc pas grand chose qu'il affectionne, ou du moins qui conserve son intérêt très longtemps à ses yeux.

N'aime pas : Se mettre en colère, devenir violent, les mensonges et qu'on se joue de lui. Il déteste le froid par dessus tout et les trop grosses chaleurs qui lui sont nocives. Il n'est pas trop difficile pour la nourriture mais son instinct animal l'a rendu plus carnivore qu'il ne l'était dans sa jeunesse et il n'aime pas spécialement tout ce qui est légumes.

Peurs : N'aimant pas la violence, il a souvent la crainte de blesser sans le vouloir ceux qui l'entourent. Il a appris à maîtriser au mieux son corps depuis sa transformation, mais il reste néanmoins qu'un crocodile n'est pas un animal de salon à confier entre toutes les mains... Il connaît son potentiel dangereux qui pourrait malgré lui mettre en danger autrui. Il a également peur de mourir de froid, constamment obligé d'être vigilant et attentif à sa température corporelle, c'est une préoccupation quotidienne qui l'angoisse un peu même s'il ne le montre pas.

Particularité : Il ne pleure pas. Quelques soient les émotions pouvant se lire sur son visage, de la joie à la tristesse, il n'a plus versé de larmes depuis 8 ans... ce n'est sans doute que physiologique à cause de l'intervention que ses yeux ont subis lors de son hybridation, mais il en ignore les causes réelles. Peut-être qu'un jour il retrouvera cette faculté, qui sait?

Sociabilité : Yonekuni est un jeune homme qui pourrait certainement s'entendre avec n'importe qui. D'humeur égale et avenante derrière son allure un peu froide, il suffit de lui parler pour se rendre compte qu'il est charmant et ouverts aux discussions. Attachant, il est assez facile de l'aimer plus que lui-même n'oserait le demander, voir trop pour ce que lui-même pourrait désirer.


• • •



Il était une fois...
Famille :



Père : Jonathan Sorenson, 54 ans.
Homme d'affaires sérieux, il dirige une grande entreprise d'import-export, héritage de famille, et commerce avec le monde entier. Ayant toujours été un bon père bien que souvent absent en raison de son travail, il s'est efforcé de combler les désirs de son fils et d'accepter ses choix, sans pour autant trop le gâter, même si cela signifiait que la succession de son entreprise n'était pas assurée... il avait encore de belles années devant lui avait de se soucier de la transmission de son héritage. Depuis la disparition de Nicolas au Japon, il met tout en œuvre pour le retrouver et ne désespère pas de le ramener chez eux un jour...


    Mère : Mary-Ann Sorenson, 49 ans
    Mannequin reconnu dans sa jeunesse, elle garde encore une beauté fraîche malgré son âge et plaît énormément aux hommes. Heureusement pour son époux, elle n'a d'yeux que pour lui et s'accommode parfaitement de leur vie de couple. Mère attentive et aimante, elle était comme "l'amie" et la confidente de Nicolas lorsqu'il était enfant et c'est sans doute sa beauté et sa douceur ingénue qui l'ont d'abord fait s'intéresser aux femmes. Bien entendu, pour Nicolas, aucune autre ne lui arrive à la cheville... Elle s'inquiète énormément depuis la disparition de son fils et aide également Jonathan dans ses recherches.

Histoire :

Floride, Sud-Est des États-Unis, sur la côte du Golfe. Fort Lauderdale - 2012.

L'été cogne durement sur la fenêtre de l'hôpital général où une belle jeune femme est alitée, endormie. Près d'elle, son mari est en admiration devant leur premier enfant qui vient de voir le jour, une heure à peine avant cet instant. Le nourrisson le regarde de ses petits yeux pas encore habitués à la lumière du monde et sert, de toute la force de son petit poing, l'index que son père lui tend un sourire béat aux lèvres. Il est costaud et en bonne santé, c'est ce qu'ont dit les médecins après avoir examiné cette petite chose dont le crâne rond est tout juste recouvert d'un fin duvet blond-roux. Il aura les cheveux de sa mère ce petit. Un beau bébé. C'est tout ce qui compte aux yeux de Jonathan Sorenson.

Dans les jours qui suivirent cette naissance tant attendue, les deux jeunes parents et l'enfant rentrèrent chez eux, dans leur villa donnant sur la New River traversant Fort Lauderdale. Leurs emplois respectifs font qu'ils mènent une vie aisée, simple et ne manquant de rien. Nicolas, qui deviendra plus tard "Yonekuni", est un petit garçon plein d'énergie et adorable, toujours à courir et à se dépenser, à faire les quatre cent coups sous l'œil attentif de Mr et Mrs Sorenson. Son enfance se passa donc aussi bien que possible et c'est en toute normalité qu'il fit ses premiers pas à l'école, connut ses premiers amis, ses premières déceptions, ses premiers fous rires, ses premiers coups de cœur. Comme beaucoup d'autres enfants de son âge, ces années de bonheur ont regorgé de mille et une petites histoires touchantes et infantiles qui feraient sourire tous les parents du monde, mais qui au fond, n'ont pas nécessairement grand intérêt à être racontées ici...



Floride - 2029.

La sonnerie de fin de cours de l'Université du Sud-Est de Nova a sonné depuis quelques minutes déjà et la foule des étudiants en uniforme sort de l'établissement privé pour rentrer, seuls ou en groupes bruyants et rieurs. Parmi eux, une grande silhouette isolée à la chevelure blonde s'éloigne avec nonchalance et bifurque dans une rue adjacente, juste quand l'un de ses camarades, essoufflé, le rattrape en s'agrippant à son sac à dos.

"Nic'... Hey... ah... attends-moi !"
"Hn ?..."
"Dis donc... je t'avais donné rendez-vous à la sortie pourquoi tu m'as pas attendu, tu te sentais pas bien encore ?"
"... 'Scuze, j'ai oublié."
"Mouais... Bon, c'pas grave. On peut pas dire que j'sois pressé non plus de me mettre aux révisions. Ah, par contre j'te préviens Leïla sera là ce soir... j'parie qu'elle va encore pas nous lâcher d'une semelle. Elle en pince encore pour toi."
"Je sais... mais je la verrai demain, j'peux pas venir aujourd'hui."
"Quoi ?! Mais t'avais promis ! C'est quoi ton excuse encore pour cette fois ?! Tu m'as fait le même coup mardi dernier ! T'es malade ? Ou non, t'as un rencard c'est ça ?!"
"... Hn... oui, on peut dire ça comme ça. Désolé."
"Désolé, désolé... t'en as de bonnes !"
"Je te revaudrais ça... en attendant, il faut vraiment que j'y aille, j'suis en retard. On s'voit demain. Bye !"
"C'est ça, bye... T'auras intérêt à tout me raconter par le détail si tu veux que j'te pardonne !

Une demi-heure plus tard, la secrétaire du Docteur Thanes recevait Nicolas et le faisait entrer dans le cabinet du médecin. Ce dernier, connaissant la famille Sorenson depuis des années déjà, reçu chaleureusement le jeune homme qui était venu le voir la semaine précédente pour passer des examens. Mais son air sérieux et grave eut le don d'inquiéter quelque peu l'étudiant et c'est donc légèrement anxieux qu'il s'installa sur le siège que l'homme lui désigna.

"... Vous avez une mauvaise nouvelle à m'annoncer... Je me trompe ?"
"Non. Mais ne t'inquiète pas inutilement ce n'est pas si grave que ça en a l'air."
"..."
"Je t'assures ! Les résultats d'analyse ont simplement révélé que tu as contracté une hépatite... mais ça se soigne très bien et dans le meilleur des cas, tu seras sur pieds dans moins d'un mois."
"... Vraiment... ça me semblait plus grave vu votre regard."
"Cela peut s'avérer grave seulement si ce n'est pas décelé à temps. Mais ce n'est pas le cas ici, tu as bien fait de venir me voir. Mais j'aurais quelques petites questions à te poser maintenant que nous en savons plus sur la raison de tes malaises. Déjà, est-ce que tu en as parlé à tes parents ?... Je sais qu'ils sont souvent en déplacement mais il n'est pas bon que tu restes seul dans ton état."
"Hm... non. Ils sont en Géorgie jusqu'à la fin du mois."
"C'est ennuyeux... Tu n'es pas encore majeur, j'ai besoin de leur autorisation pour te mettre sous traitement."
"... Je pourrais les appeler."
"Bien, ce sera déjà ça... As-tu eu d'autres poussées de fièvre, un manque d'appétit plus marqué, une faiblesse passagère... ?"
"... J'me suis endormi en cours. J'ai pas mangé parce que j'avais natation... j'ai été moins bon que d'habitude, mais c'est pas la mort."
"Je suis sérieux Nicolas, si tu as quoi que ce soit qui-"
"J'ai eu mal au cœur et envie de vomir en sortant de la piscine. Le prof m'a envoyé faire un tour à l'infirmerie mais le temps d'y arriver, ça allait déjà mieux."
"... Hm, je vois. Je vais te faire une dispense pour ce cours, ce n'est pas recommandé dans ton état."
" Mais... !"
"Pas de mais. Plus de natation tant que tu n'iras pas mieux. Ah... et tu éviteras aussi autant que possible les relations charnelles... Je sais que les jeunes de ton âge ne sont pas très prudents et il n'est vraiment pas utile que tu transmettes ce virus à tout le monde."

... Ce qui ne devait durer que deux semaines au maximum, s'éternisa pendant plusieurs mois. Les fièvres et les nausées se multiplièrent, l'ictère donna à sa peau une couleur jaune peu enviable, l'obligeant à suspendre ses cours et à rester alité jusqu'à sa remise sur pieds. Entre temps, ses parents étaient bien entendu revenus de leur voyage d'affaires et malgré cette mauvaise passe, le jeune homme retrouva progressivement une vie normale et saine. La routine repris son cours.
Totalement guéri, la maladie ne risquait plus de l'atteindre ni d'être contagieuse, mais par mesure de précaution, il se vit interdire tout contact prolongé avec l'eau si celle-ci était d'usage public. Une privation qui lui fut très difficile à supporter... Il était l'un des meilleurs de son équipe à l'Université et devoir renoncer à sa seule passion du jour au lendemain, lui coûta bien plus qu'une simple perte de motivation. Ne faisant partie d'aucun autre club sportif dans le cadre des études, la bourse universitaire risquait de lui être refusée. Il n'avait pas réellement besoin d'argent, ses parents pouvaient l'aider bien sûr, mais par fierté sans doute, il avait pris la décision de réussir seul, sans leur aide. C'est pourquoi il quitta le domicile familial une fois ses 18 ans atteint et s'installa dans un petit studio payé par divers boulots à mi-temps. Ainsi détaché de la tutelle légale et financièrement indépendant, il était alors en droit d'obtenir une bourse, de par ses revenus minimes, et s'inscrivit dans le club de basket, où sa grande taille lui permit de prendre ses marques sans trop de difficultés. Pourtant, il n'aimait absolument pas ce sport...

Frustré de ne pouvoir trouver quelque chose approchant sa première passion, Nicolas se mit à se désintéresser de tout très rapidement. Rien ne captivait réellement son attention et dès qu'il eut obtenu son diplôme universitaire, il se mit en tête de parcourir le monde. La nouveauté, l'exotisme l'attirait. N'ayant pas grand chose en poche le jour de son départ, son père insista tout de même pour qu'il prenne avec lui de quoi subvenir à ses besoins en cas de coups durs : une carte Visa à montant de retrait illimité valable partout dans le monde. Typiquement le genre de choses dont les gosses de riches sont friands en Floride... ce qui n'était malheureusement pas le cas du jeune homme. Pour ne pas froisser son père et surtout le rassurer sur les aléas de ses voyages à venir, il accepta tout de même de la prendre, en affirmant qu'il ne s'en servirait qu'en dernier recours.



Le monde... - De 2031 à 2032.

C'est ainsi que le début de sa nouvelle vie commença. Amérique du Sud, Europe, Afrique, Asie. Durant un an complet, Nicolas posa le pied sur les cinq continents, visitant les grandes métropoles comme les plus petites bourgades, se débrouillant pour survivre avec le minimum en travaillant parfois quelques semaines sur place pour gagner un peu d'argent et ne pas avoir à utiliser la carte de son père. Il leur donnait aussi régulièrement des nouvelles par appels téléphoniques ou cartes postales. Toutes ces richesses et ces merveilles, cette pauvreté également, lui firent prendre conscience de l'inutilité de sa vie jusque-là. Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, cela eut un effet grandement positif sur lui : sa passion pour la natation et la souffrance de ne plus pouvoir s'y adonner se voyaient amoindrie par la découverte d'un monde qui lui était encore resté inconnu avant ce périple...

La dernière étape de son voyage qu'il s'était fixée, avant de revenir aux États-Unis, regroupait les pays asiatiques : la chine et le Japon étant les plus faciles d'accès, il passa quelques semaines dans les villes et villages bordant Shanghai avant de se trouver une place à bord d'un navire déservant le Japon. Il apprenait les langues locales sur le tas, ne sachant baragouiner que quelques mots grâce aux dictionnaires de langues et s'exprimant en anglais le reste du temps. Puis, au fil de sa route, ses pas le menèrent ici, dans cette ville étrange qu'est Master Town.



Master Town - De 2032 à nos jours.

Sans doute aurait-il dû rentrer chez lui après avoir visité Tokyo. Mais à force de rencontres, de déambulations, des rumeurs étaient parvenues à ses oreilles sur une ville "exceptionnelle" et que l'on ne pouvait trouver nul part ailleurs dans le monde. Sa soif de découverte avait alors pris le dessus sur son envie de rentrer et, de trains en voitures, à faire du stop, il arriva ainsi à l'entrée de cette grande citée faîte de hauts buildings. Pourtant à première vue, rien ne lui semblait aussi étrange que ce qu'il avait pu entendre... après une journée à marcher au fil des rues, le paysage urbain avait déjà un aspect lassant et s'il n'était pas déjà si tard, il aurait certainement fais demi-tour pour revenir à l'aéroport qu'il avait remarqué à l'extérieur de la ville.
Au lieu de ça, il pénétra dans un bar pour prendre un verre, son sac à dos à l'épaule. Les clients ne semblaient pas particulièrement louches et il se disait qu'il y en aurait bien un pour le renseigner sur un hôtel dans le coin, histoire de passer la nuit au chaud. Effectivement, son physique d'étranger lui attira rapidement la sympathie d'un jeune homme, à l'allure typiquement japonaise avec sa coiffure bien mise et ses lunettes d'intellectuel, qui l'aborda en lui offrant un verre. Chose que Nicolas accepta naturellement, ce genre de contact avec des inconnus étant plutôt commun depuis qu'il arpentait les routes. Cette soirée fut l'une des plus agréables qu'il eut passées depuis des mois et à parler de choses et d'autres, leur discussion devint plus personnelle...
Nicolas en vint à raconter sa vie, somme toute banale et peu intéressante, à cet homme qu'il connaissait pourtant si peu mais qui semblait boire ses paroles avec la plus grande des attentions, lui parlant de ses désirs de nouveauté, de sa déception vis-à-vis de la natation qu'il ne pouvait plus pratiquer... L'inconnu, qui l'informa s'appeler Junichiro Kano, lui confia alors également quelques petites anecdotes de son passé et ils se trouvèrent des points communs, les amenant à s'ouvrir plus l'un à l'autre que Nicolas ne l'aurait fait habituellement. D'autant plus que ce japonais d'une vingtaine d'années avait de grandes facilités en anglais, la communication se voyant ainsi nettement facilitée. Verre après verre, l'alcool l'enivrait légèrement, pourtant le jeune américain s'en souciait peu et cela faisait rire son compagnon de beuverie qui, après quatre heures à boire, lui proposa de venir dormir chez lui : les hôtels devaient être complets à cette heure avancée et il avait une chambre d'ami ou Nicolas pourrait cuver son alcool avant de repartir le lendemain.


"... T'es... vraiment... kind toi, you know that ?"
"I know yeah... Et toi t'es saoul... You're drunk. Keep your way."
"Je vais pas... I'm not gonna fall, I can walk on my own !"
"C'est ça. Tiens-toi à moi plutôt."
"... Mmh... c'est loin... encore ?"
"Pas loin, on y arrive."
"Nh... my head aches..."
"I'll give you somme pills and you'll sleep like a baby."
"Don't cheat on... me... J'suis pas un gosse !"
"You don't stand alcohol. You're just like a child. Remercie-moi plutôt de te prendre en charge."
"... Mmm... shit...... Thanks..."
"That's right. Et on y est."

...

En se réveillant le lendemain matin, Nicolas réalisa que quelque chose clochait. Il semblait bien être dans une chambre et se souvenait de ce qui s'était passé la veille avec Junichiro. De vagues réminiscences, floues, perdue au milieu de cette migraine qui lui broyait l'esprit, l'obligeant à refermer les yeux vivement. Mais tout cela lui paraissait étrange... quelque chose n'allait pas mais il ignorait quoi. En se redressant dans le lit, il dû appuyer fortement sur ses tempes pour faire passer la vague de douleur lancinante qui venait de le cueillir à froid comme un pic à glace. Tout son corps le faisait souffrir, mais cela ressemblait plus à des courbatures qu'à de réelles douleurs, tandis qu'il se sentait lourd et pesant. Lorsqu'il rouvrit enfin les yeux, il mit quelque temps à s'adapter à sa vue, plus faible qu'à l'ordinaire car ébloui par la lumière. Il observa la chambre, le lit, son corps... nu. Et une chose effrayante, massive et vert sombre, qui sortait de sous les draps sur sa gauche. Une queue écailleuse et reptilienne qui lui sembla monstrueusement imposante et provoqua un tel sentiment de frayeur chez lui qu'il en tomba du lit. Il découvrit alors ,avec un sentiment partagé entre horreur et fascination, que cette queue faisait partie intégrante de son corps et qu'elle le suivait dans le moindre de ses gestes. Plus surprenant encore : il arrivait à la faire bouger par sa propre volonté.


"Ah... Je vois que tu es enfin de retour parmi nous. Après 6 mois de sommeil...How do you feel ?"
"Jun... ichiro...? What... what's that ?... Six months ?!!... I... what happened to me ?!"
"Tu as évolué. You've become what I saw in you that night."
"... What you saw... ?... And what the hell did you see in me ?!"
"Just you. Tu viens de Floride... an Alligator, sweet boy."
"Alli... ?... Oh my..."
"Je t'apprendrais à l'accepter... You don't have to be afraid. Tu aimais nager, n'est-ce pas? Now, you'll be able to swim as much as you like."
"... God..."
"Dieu n'a rien à voir là-dedans. That's what you were dreaming of, même si tu ne le réalises pas encore."
"... Me...... Help... me..."
"I'm here. Sshh..."

Les premiers jours de cet éveil furent les plus difficiles de son existence. S'il voulu en pleurer entre les bras du scientifique qui le berçait tel un enfant pour le rassurer, il en fut pourtant incapable... et dès lors il ne versa plus jamais aucune larme.
L'apprentissage fut long, l'acceptation fut douloureuse, mais lorsque ces épreuves furent enfin passées, il réalisa que sa transformation ne lui était pas si désagréable qu'il l'avait craint au départ et petit à petit il comprit ce que Junichiro avait voulu lui dire par
"You've become what I saw in you"... Le saurien auquel il avait été hybridé durant ces six mois d'inconscience était lié à lui, ils faisaient corps ensemble et chaque mouvement de sa queue lui sembla plus naturelle à chaque jour qui passait. Comme si quelque part au fond de lui, il avait toujours été cet Alligator, avide de longues nages et de grands espaces...

Dans l'enceinte du laboratoire où il avait été transféré lors de sa nuit de beuverie, assommé par les somnifères que Junichiro lui avait donnés, soi-disant pour soigner son mal de tête, on lui enseigna longuement tout ce qu'il devait savoir sur sa nouvelle nature animale, sur les avantages mais aussi les inconvénients dangereux pour sa santé. Pourtant, au delà des précautions à prendre concernant sa température corporelle, Nicolas se laissa emporter par la pseudo liberté que sa nouvelle existence lui procurait : la natation ne lui était plus interdite et c'est avec une joie immense qu'il pu retrouver le plaisir de se baigner pendant des heures dans la piscine couverte du labo. Ces baignades servaient également de tests pour l'équipe scientifique, c'est pourquoi personne ne voyait de raison de l'en empêcher.

Lorsqu'il fut décidé qu'il était temps de le mettre sur le marché des hybrides, quatre ans après sa transformation, Junichiro jugea qu'il était préférable de changer son nom en le japonisant afin de préserver son identité secrète : l'américain lui avait parlé de sa famille lorsqu'ils avaient fait connaissance et il n'avait aucune envie que les parents de son protégé le retrouvent. Nicolas Sorenson devint alors Yonekuni Sora. Un changement qui ne perturba pas trop le jeune homme, bien qu'il était fortement troublé d'avoir l'obligation de garder le silence sur sa véritable identité... Il se vit interdire également d'essayer de prendre contact avec sa famille, sous prétexte qu'ils avaient déjà été prévenus de sa situation et que "ils n'y voyaient pas de mal, comprenant que cette transformation lui avait été bénéfique". Peut-être s'était-il montré trop naïf à ce sujet... mais le scientifique était allé jusqu'à lui donner une carte postale provenant, assurait-il, de ses parents. Pourquoi douter de lui dans ces circonstances?

Durant les quatre années qui suivirent, jusqu'à aujourd'hui, il fut transporté dans plusieurs fourrières. L'idée d'être vendu était ce qui le dérangeait le plus depuis son hybridation, Junichiro s'étant abstenu de lui parler de cet aspect des choses avant que cela ne soit inévitable. Ainsi, la première fourrière le renvoya car il se montrait beaucoup trop violent et intenable : sa colère vis-à-vis du scientifique qui venait de l'abandonner, prisonnier d'une cage dans cet endroit sordide, ne se calmait pas au fil des heures et il était totalement impossible pour les gardiens des lieux d'essayer de le maîtriser... Ses coups de queues puissants réussirent à briser quelques côtes à ceux qui tentèrent de l'arrêter.
Face à ce piteux résultat, Junichiro récupéra l'américain et le ramena au laboratoire pour quelques jours. En se retrouvant face à lui, Yonekuni s'en voulu de s'être emporté à ce point et il se laissa peu à peu convaincre de l'inutilité de se battre ainsi : il n'avait pas le choix dans cette ville. Un pet doit être vendu à un(e) maître(sse) s'il veut pouvoir vivre autre part que parqué dans une cage. Alors, une fois certain que la leçon était retenue, le scientifique retenta l'expérience et Yonekuni fut de nouveau confié à une autre fourrière. Bien que peu enclin à accepter cette situation d'emprisonnement, les choses se passèrent plus en douceur que la fois précédente... Junichiro passait voir régulièrement comment son protégé s'en sortait, attaché à ce pet qu'il avait créé comme s'il s'agissait d'un ami de longue date. Ces visites apaisaient également l'américain qui, malgré les longues années déjà passées dans cette ville, ne connaissait personne d'autre de manière aussi proche et Junichiro restait le seul avec qui il avait pu tisser ces liens de complicité.
Malheureusement, personne ne semblait désirer un hybride aussi original que lui... son aspect dangereux effrayait parfois, sa nature reptilienne rebutait ceux qui n'aimaient pas les animaux à sang-froid, son caractère affirmé n'en faisait pas non plus un pet totalement docile. Bref... tous ces refus des clients de la boutique finirent par lasser le propriétaire qui décida de passer le flambeau à une autre boutique plus à même de vendre une créature de ce genre.

Ainsi, Yonekuni atterrit dans une troisième fourrière où il est encore à cette heure. Sa situation ne le tourmente guère et il a dorénavant appris la patience. Son calme lui a valu de ne plus être enfermé en cage et a pouvoir évoluer sans attache, il apprécie grandement cette liberté que le gardien lui offre, à la seule condition qu'il se tienne à carreaux, aimable et souriant avec la clientèle. Peu à peu, les habitués de la boutique se firent à sa présence et nombre d'entre eux l'appréciaient, mais pas encore assez pour justifier son achat.
Le propriétaire eut alors une idée à l'annonce de la soirée dont tout le monde parlait et qui serait prochainement organisée en ville : la Saint Valentin. L'occasion pour lui de mettre en avant l'enseigne de son magasin en prêtant son hybride le temps de la soirée. Peut-être attirerait-il une clientèle plus large avec un pet aussi rare ?
Yonekuni, lui, ne voyait en cette soirée qu'une opportunité de sortir et de se dégourdir les jambes. Nager lui manquait toujours, respirer au grand air lui ferait du bien et faire le service n'était pas quelque chose de dérangeant pour lui, car il avait déjà tenu ce rôle à plusieurs reprises lorsqu'il courrait encore le monde, pour gagner quelques pièces...



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MessageSujet: Re: Yonekuni Sora [ Hybride mâle ] -Complete-   Lun 14 Fév 2011, 01:58

Bienvenue à toi =)

Très belle fiche, avec un pet original jamais vu sur Master Soumis

Tu es donc validé.

Bon rp à toi !
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Yonekuni Sora [ Hybride mâle ] -Complete-
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