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 Luciola Gyokusai ★ Esclave garçon

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Luciola Gyokusai
Esclave garçon
Esclave garçon


Date d'inscription : 05/10/2010
Messages : 9
Orientation sexuelle : Homosexuel soumis
Caractère : Mixte
Maitre de : Mmm... Pas grand chose en fait ?
Esclave/Pet de : Kiozumi Shiray, mon p'tit maître adoré *-*

MessageSujet: Luciola Gyokusai ★ Esclave garçon   Mar 05 Oct 2010, 22:54


Luciola Gyokusai




Feat : L Lawliet (Hideki Ryuga / Ryuzaki)
Manga : Death Note

✄ - - - - - - - - - - - - - - -

Nom : Gyokusai. -Il paraît que ça veut dire « mort honorable » curieux non ?-
Prénom : Luciola -prononcez [Lu-ci-o-la]- mais c'est qu'un surnom je connais pas mon vrai prénom.
Surnom : Celui que vous voudrez.
Âge : 21 ans. L'âge de raison… ah non, c'est 7 ans ?!
Nationalité : Japonais
Orientation sexuelle : Homo, homo, homo et sapiens






« Peut-être les lucioles ne vivent-elles que le temps de briller un instant d'un vif éclat… »









My look
★ Alors, alors, alors… *piétine sur place* je vais vous dire à quoi je ressemble, mais vous allez voir c'est pas bien compliqué ! Pour commencer je suis ni immense, ni riquiqui non plus parce que je mesure environ 1m68, c'est une bonne moyenne non ? Ça n'empêche qu'on me dit très souvent que je ressemble à une « p'tite chose » parce que je suis pas bien gros non plus. Je serais même plutôt du genre brindille effilée de la tête au pieds, même si mon « p'tit bidon » a souvent été qualifié d'« adorable »… Pour mieux vous situer la chose, la dernière fois qu'on m'a pesé, je faisais 48 kilos tout rond. Vous allez me dire, comment j'peux avoir du ventre avec un poids pareil ? Mais si ! D'accord, j'suis davantage osseux que bien en chair mais je mange plus souvent des aliments sucrés qu'autre chose, sans pour autant être un grand sportif alors ça doit jouer…
Mmh, qu'est-ce que je peux dire d'autre ? Ah oui ! Pour le peu d'hommes qui m'ont touché, tous m'ont dit que j'avais la peau lisse, très douce et qu'en plus elle avait une jolie couleur de pèche blanche. Pareil pour mon joli petit visage « mignon comme tout avec un nez à la retrousse » comme on me l'a dit souvent. Selon eux, j'ai aussi « une petite bouche délicieusement sucrée » et de grand yeux noirs, « ronds comme des billes ». D'ailleurs on m'a largement répété qu'ils étaient pétillants et très expressifs ! Même si faut dire aussi que j'ai des cernes très marquées sous les yeux… et ça c'est moins séduisant. C'est le manque de sommeil, je pense… parce qu'en dehors de mes nuits agitées, mon hygiène de vie n'est pas si désastreuse que ça. Enfin, je crois…
À part ça, mes cheveux sont noirs comme les plumes d'un corbeau et en permanence ébouriffés... Pour être franc, je suis pas un grand fan des brosses à cheveux, mais ça veut pas dire que ma tignasse est emmêlée, hein ! Elle est même plutôt douce au contraire, peut-être juste un peu trop longue pour être ordonnée vu que je les coupe pas souvent, donnant de petites mèches lisses qui retombent sur ma nuque et parfois devant mes yeux en partant un peu dans tous les sens.
Sinon, je m'habille juste avec ce qu'on veut bien me donner. D'une parce que j'ai pas vraiment le choix et de deux, parce que je suis pas vraiment difficile non plus. Mais j'ai quand même des vêtements que je préfère, parmi ceux qu'on m'a donnés : un pull beige à large encolure qui a la manie de descendre toujours sur mon épaule et un pantalon sans ceinture qui montre généralement euh... mes reins. Suffit de me regarder pour voir qu'ils sont trop grands pour moi mais je me sens bien dedans ! Ils sont tellement vieux que je ne me rappelle plus vraiment l'âge que j'avais quand je les avais pris à mon maître… Lui, il aime pas trop que je sois habillé de cette façon parce que ça donne toujours des « idées salasses » aux clients du refuge, mais d'un autre côté, il n'arrête pas de dire et de montrer que ça l'excite aussi... c'est sans doute pour ça qu'il me laisse quand même porter ses fringues. Moi, je me fiche que ça mette en ébullition les esprits pervers. Tout ce que je sais, c'est que j'aime bien être à l'aise dans mes vêtements… et puis, comme c'est pas correct de se balader à poil, ben je suis bien obligé de m'habiller, alors autant que ce soit confortable, non ?
My mind
★ Ouh là là... vous êtes sûr que vous voulez que j'vous parle de ça ? Parce que d'après ceux qui me connaissent c'est un peu compliqué, je suis tout bizarre ! Mais ça c'est eux qui le disent, moi je me trouve juste normal… c'est les autres qui sont étranges parfois, non ? Enfin… à vous de voir quelle version vous préférez. Donc selon eux, je suis un garçon étrange mais plein de joie de vivre, d'énergie et de curiosité. Plutôt excentrique, infantile et insouciant. Très gourmand et facile à vivre, on me voit aussi comme quelqu'un d'un peu naïf mais pas stupide pour autant ! On m'a souvent fait remarquer que j'étais même plutôt intelligent. En général, je suis également plein d'attentions, de tendresse et de gentillesse avec tout le monde et je m'énerve jamais : ça sert à rien de se mettre en colère, non ? Je préfère rester calme et souriant. Et puis aussi, j'adore faire plaisir et rendre les gens heureux ! Alors ça paraît peut-être bête, mais si je peux faire quelque chose pour quelqu'un, peu importe ce que c'est, en général je le ferai !
La seule chose qui me surprend parfois… hum, comment dire… c'est normal que souvent, pour que les gens se sentent bien, faut que j'utilise mon corps pour leur faire plaisir ? N'allez pas croire que j'suis trop innocent pour comprendre, j'sais très bien ce qu'on attend de moi dans ces cas-là et je suis tout sauf pudique. J'suis juste étonné que la plupart des hommes aient la même réaction et les mêmes pensées lorsqu'ils me voient. Ceci étant, ça me dérange pas réellement… je pourrais même avouer que j'peux pas m'imaginer ma vie sans sexe. Depuis que j'y ai goûté, c'est devenu… un besoin irrépressible, une drogue qui m'obsède malgré moi et dont j'peux plus me passer. J'aimerais dire que c'est simplement pour le plaisir que ça m'apporte, mais ça va au delà de ça. Le sexe me fait tout oublier : les souvenirs, la tristesse, la douleur… même si la douleur physique remplace parfois celle psychologique, on ne ressent plus que les émotions et sensations du moment présent, tout le reste disparaît ! C'est très rare que j'arrive à m'endormir si je me suis pas envoyé en l'air avant. Il arrive souvent aussi que je me réveille en pleine nuit à cause de cauchemars et que je ne puisse pas me calmer suffisamment pour me rendormir si je m'abandonne pas dans la luxure au point d'être vidé de mes forces… C'est pas que ça m'apporte la paix, il y a même des fois où ça me fait plus de mal que de bien, mais je peux pas vivre sans. J'ai jamais vu de médecin pour en parler alors j'sais pas trop pourquoi j'suis devenu comme ça, mais je pense que j'suis pas normal de ce côté-là parce que même mon maître a du mal parfois à suivre mon rythme dans ce domaine. Je dois avoir quelque chose qui cloche… haha ! P't-être que c'est pour ça qu'on me trouve bizarre en fait…
Enfin, j'sais seulement que tout le monde est pas aussi dépendant du sexe que moi et qu'il n'y a qu'avec les hommes que ça me fait de l'effet. J'ai jamais couché avec une femme, je ressens aucun désir pour elles, peut-être parce que j'ai encore dans la tête la dernière image de Maman, ses larmes et ses plaintes. Pourtant si c'était à cause de cette nuit de cauchemar ou de ce qui est arrivé à Nii-san ensuite, ça devrait aussi le faire avec les garçons. Je devrais en être malade, me mépriser d'en avoir tellement envie… je devrais, oui. Et parfois je le suis, honteux et révulsé de mes propres actes. Mais ma première fois n'a été qu'amour, douceur et plaisir… comment rejeter cet aspect-là du sexe ? Peut-être que je le revivrais un jour et alors toutes les autres fois, toutes les larmes et les douleurs seront oubliées définitivement. Je veux y croire et je profite donc de chaque round en prenant le bon comme le mauvais. Il y en a qui pourraient dire encore que c'est mal de faire ça avec n'importe qui, mais moi du moment que ça fait plaisir à mon partenaire et que j'y trouve mon compte aussi, je ne vois pas pourquoi je me priverai de ces instants d'extase libérateurs. Sans doute parce que je connais pas réellement l'amour ? J'ai aimé Nii-san, bien sûr… un amour interdit, tendre et cruel comme un caramel à l'arrière-goût amer. Mais si aimer vraiment, aimer quelqu'un qu'on a le droit d'aimer, c'est aussi bon qu'un doigt trempé dans un pot de confiture à la fraise, de miel ou de chocolat… alors je suis partant ! Et le jour où ça m'arrivera, je ne coucherai plus qu'avec l'homme que j'aimerai, pour lui apporter tout plein de bonheur, rien qu'à lui.
Finalement, je crois que si on peut dire que j'ai un défaut, ce serait celui de ne pas savoir dire « non », dans le sens où si l'on me demande de faire quelque chose et que je sais qu'en le faisant je ferais plaisir à la personne, c'est plus fort que moi il faut que je le fasse ! Et je peux pas non plus m'empêcher d'y mettre encore plus de dévotion si ça me plaît moi-même de le faire… voilà je crois que c'est tout ?


My life
★ Ça va faire vingt-et-un ans maintenant que je suis né et j'ai passé les premières années de ma vie comme tout enfant normal dans une famille douce et aimante. Mais j'ai l'impression de n'avoir pas vu toutes ces années passer et pour moi je n'ai pas cet âge, loin de là même ! Je suis toujours comme un petit garçon dans ma tête parce que je ne veux pas grandir, réellement. Les responsabilités, les contraintes, les questions d'argent et la manière dont on doit gérer sa vie par soi-même, c'est pas fait pour moi… Je m'en rends compte moi-même et vous savez comment ça s'appelle ce mode de pensée ? Le « Syndrome de Peter Pan ». Oui, il y a même un nom pour ce genre d'attitude ! Mais moi je m'en fiche qu'on donne un nom à ce que je ressens, ce qui m'importe c'est juste que je n'veux pas devenir adulte parce que les adultes n'ont que des « soucis de santé », des « problèmes au boulot », des « migraines atroooooces », des « chéri ! occupes-toi des enfants le poulet va brûler ! »… et des « peines de cœur ».
Bah oui ça à l'air de rien comme ça, mais selon ce que j'en vois moi, les adultes ont la vie moins facile que celle des enfants. Ils ont perdu leur innocence, ne peuvent plus et d'ailleurs ne savent plus s'amuser. Alors moi, j'le fais à leur place ! J'suis plus tout à fait un gosse, j'le sais ça, mais j'suis pas encore un adulte et j'veux tout faire pour éviter de l'devenir parce que...

- Luciola... Luciola !…
- Mmmm ?…
- Luciola réveilles-toi !!


Un petit enfant de quatre ans et demi aux cheveux noirs ébouriffés qui sort à peine du sommeil avec sa petite bouille d'endormi, vous imaginez ce que ça peut donner ? Ben c'était moi. Et quand mon grand frère Hotaru, qui avait le double de mon âge, m'a réveillé en plein milieu de la nuit cette fois-là, j'comprenais pas pourquoi. Tout c'que j'pensais dans ma p'tite tête, c'était qu'il était trop tôt pour se lever et j'me frottais les yeux de mon p'tit poing en répondant à Nii-san -grand frère- qu'il fallait attendre que papa et maman soient debout pour se lever, que sinon on allait s'faire gronder. Mais en réalité, même si on avait fait tout l'boucan du monde, ça les aurait pas amenés à l'faire. Et c'que je savais pas encore c'est que jamais plus ils nous gronderaient. Jamais plus Papa nous emmènerai nous balader en forêt ni nous apprendrai à fabriquer des cerfs-volants, savoir dont il avait fait son métier. Jamais plus Maman nous bercerai dans ses bras doux et câlins en nous chantant des chansons merveilleusement belles mais tristes… triste et douloureux comme c'qui s'est passé ensuite.

J'me suis donc levé sur l'insistance de mon grand frère, d'ordinaire si doux avec moi. Il avait l'air paniqué et j'avais beau pas comprendre pourquoi, ça m'faisait peur… La maison était silencieuse, à part quelques bruits venant d'la chambre de nos parents. Mais surtout, elle était plongée dans le noir, seulement éclairée par la lumière de la lune tombant des fenêtres. Nii-san m'a fait le signe pour dire « chut » avec son index posé sur mes lèvres d'enfant, alors j'ai sagement fait le moins d'bruit possible quand on a commencé à avancer dans l'obscurité du couloir, une fois sortis d'notre chambre. On marchait vers les escaliers, mais prendre cette direction nous obligeait à passer devant la chambre de Papa et Maman et les bruits étranges devenaient de plus en plus forts au fur et à mesure qu'on s'approchait… ils ressemblaient à des plaintes ou des gémissements, des craquements, et mon p'tit corps frissonnait de peur, sans comprendre c'que ça pouvait être réellement.

Une fois devant la porte, j'ai jeté un coup d'œil par l'entrebâillement et c'que j'y ai vu, j'ai l'impression qu'ça s'est gravé sur mes pupilles pour l'éternité, j'pourrais jamais l'oublier : le visage de Papa, ses yeux grands ouverts et sans vie qui nous regardaient, son corps étendu au sol tel une poupée d'chiffon désarticulée sur une zone sombre qui ressemblait à une large tâche poisseuse et luisante sous la lune. Et au fond de la chambre, debout sur le côté du lit et penchée en avant en s'accrochant aux draps tout en pleurant, son visage à peine visible masqué dans c'que je croyais au début n'être qu'une couverture, Maman était prise de secousses répétées indéfinissables. La « couverture » pris forme avec un son guttural et dans cette pénombre j'ai finalement reconnu la silhouette d'un homme tout habillé de noir qui agrippait durement ses cheveux longs, guidant sa tête de haut en bas contre son ventre. Derrière elle, un autre homme lui serrait la taille de ses mains et plaquait régulièrement avec force son bassin contre les reins d'Maman, provoquant chaque fois un cri plaintif à demi étouffé. Sur le moment, j'savais pas c'qui se passait, si j'peux en parler maintenant c'est que j'peux le comprendre, tandis qu'avec mes yeux de quatre ans j'savais pas… J'savais pas mais j'ai pas pu retenir un petit cri de peur devant cette vision de cauchemar. Nii-san m'a tout de suite plaqué sa main sur la bouche pour étouffer ce bruit, mais c'était trop tard. Les hommes m'avaient entendu et tournaient la tête vers nous…

On s'est alors mis à courir aussi vite que mes petites jambes le permettaient mais l'un des deux hommes s'est mis à notre poursuite dans les escaliers… il devait avoir peur qu'on appelle à l'aide et nous rattrapa bien trop rapidement. Nii-san pleurait, criait de peur et de colère. Moi je pleurais tout simplement, terrorisé et je m'accrochais à mon frère aussi fort que j'le pouvais pour ne pas qu'on nous sépare. Mais notre raffut commença à ameuter le voisinage, les lumières s'allumaient dans les jardins d'à côté. Là-haut, j'ai entendu la voix suppliante de Maman qui nous appelait, puis un cri et un bruit sourd, lourd… le bruit d'un corps qui tombe. Juste avant que l'deuxième homme ne vienne rejoindre celui qui nous tenait et qu'ils nous portent tous les deux dehors pour nous jeter mon frère et moi dans le coffre d'une voiture, qui démarra en trombe et nous emmena très loin d'la maison.

Ensuite ? Les souvenirs que j'en ai gardé sont très vagues, les images de la chambre me brouillaient la tête… Une fois chez nos kidnappeurs, Hotaru a été emmené dans une pièce par l'un des deux hommes pendant que moi j'restais avec l'autre. Bizarrement, il avait pas l'air trop méchant dans mon souvenir et ne m'a pas fait d'mal, mais c'en était pas moins une expérience que beaucoup jugeraient traumatisante : j'pouvais entendre les cris de mon frère dans la pièce à côté, des cris de douleur et de terreur, de supplications déchirantes qui me glaçaient les sangs. Et ça durait… tellement longtemps qu'à la fin j'étais épuisé de pleurer en l'écoutant gémir et crier jusqu'à c'que sa voix n'soit plus qu'une plainte à peine audible… épuisé de fixer la porte fermée qui le retenait prisonnier avec l'autre homme alors que j'pouvais rien faire. L'homme me tenait toujours dans ses bras et j'étais beaucoup trop p'tit pour m'en dégager. Sûrement que vous devez imaginer c'que l'autre faisait à mon frère mais moi, dans mon innocence, j'savais pas… j'réalise maintenant qu'il y a eu trop de choses que j'ignorais cette nuit-là. Si j'les avais comprises à l'époque, peut-être que ça se serait pas passé ainsi. Si j'avais pas crié de peur devant la chambre, les hommes nous auraient peut-être pas vus, ni attrapés, ni fait du mal à Nii-san, ni… mais c'est trop tard pour regretter. On peut pas revenir en arrière.

Même maintenant, dix-sept ans après notre enlèvement, j'comprends toujours pas pourquoi ces deux hommes nous ont gardés avec eux si longtemps, Hotaru et moi. Ils auraient pu nous tuer ou s'débarrasser de nous, mais ils l'ont pas fait. Ils y trouvaient sûrement des avantages… J'suis donc devenu « Luciola » puisque c'est comme ça qu'ils m'appelaient. Au départ c'était qu'un surnom que mon frère me donnait : « Hotaru » signifie « Luciole » en français. Nii-san en avait appris la traduction un jour, en regardant la télé et il trouvait que me donner ce surnom nous rendait identiques. Mais c'est finalement resté mon nom pour tout le monde et j'me souviens même plus d'mon vrai prénom. Au fond, ça m'dérange pas plus que ça et j'voudrais changer pour rien au monde ! Parce que c'est tout c'qui me reste de Nii-san…

Les deux hommes se sont donc occupés de nous, quasiment comme des parents. À la différence près que des parents n'font normalement pas ce genre de choses à leurs enfants… Enfin moi, ils me faisaient rien d'bien méchant, sans doute car j'étais trop p'tit. Et j'crois aussi que Nii-san avait dû leur promettre de s'laisser faire, si en échange ils me touchaient pas… Vous m'direz, pourquoi des adultes pouvant nous maîtriser comme ils le voulaient auraient-ils pris en compte les promesses d'un enfant et se seraient contentés d'un seul au lieu de deux ? J'en sais rien… tout c'que je sais, c'est que mon grand-frère m'a protégé d'eux pendant des années. Il n'exprimait pas beaucoup ses sentiments et se montrait très taciturne en présence des deux hommes. Par contre, il me souriait toujours quand j'étais près d'lui, il me répétait souvent que tout s'passerait bien et qu'un jour on s'en irait tous les deux… Et moi j'aspirais qu'à l'rendre heureux et adoucir ses jours de peine. Je m'occupais de faire toutes les autres corvées dans la maison, pour qu'il n'ait pas à s'en occuper. J'me montrais toujours heureux en sa présence, même quand la tristesse me broyait le coeur. J'restais autant que possible avec lui, j'le serrais contre mon coeur autant de fois qu'il me le demandait et j'faisais tout pour conserver sur son visage, ce sourire que j'aimais tant… Mais la nuit, chaque nuit, je l'entendais pleurer et me parler dans son sommeil, pris dans ses cauchemars…

- Mmh je… peux plus… non, ne… Luciola… dis-moi comment, Luciola…

Mais lui dire quoi ? Chaque nuit, je l'écoutais me marmonner ces suppliques endormies mais j'savais pas ce qu'il voulait de moi et j'osais pas lui poser la question le jour venu, pour pas l'attrister… Je n'ai compris le sens de ses tourments qu'il y a un peu plus de trois ans. Nii-san allait sur ses vingt-trois ans et moi sur mes dix-huit. Il était toujours aussi gentil avec moi et continuait de m'protéger. Mais j'voyais bien qu'il allait de plus en plus mal, brisé par les assauts de nos kidnappeurs depuis toutes ces années… Il me disait toujours avec un frêle sourire que c'était « pour leur faire plaisir » et qu'ça le dérangeait pas. Pourtant au fil des ans, il était devenu pâle à faire peur, rongé par la mélancolie, parfois incohérent dans son comportement et les yeux perpétuellement rougis comme s'il passait son temps à pleurer dès qu'il était sûr que j'pouvais pas l'voir… J'avais la sensation qu'il mourrait à p'tit feu et ça m'lacérait le coeur de l'voir ainsi dépérir alors que j'aspirais qu'à son bonheur, qu'à le libérer d'ses soucis et lui faire oublier rien qu'un peu la condition « d'esclave » qui était la nôtre…

Ce jour là donc, celui où j'ai enfin compris c'qu'il avait sur le coeur, c'était un dimanche je crois et il avait l'air tellement mal… tellement désespéré que, quoi qu'je fasse, j'parvenais plus à chasser ces ombres de son visage. Sa vie s'étiolait sous ses mes yeux et j'supportais plus mon impuissance ! Je l'ai alors pris dans mes bras pour le serrer contre moi aussi fort que possible, en lui disant qu'il pouvait me demander tout c'qu'il voulait, que j'ferais tout pour lui et qu'il me sourit à nouveau, qu'il se sente mieux…

- Luciola… mon Luciola… dis-moi… est-ce que tu me hais ? Est-ce que je devrais mourir pour que tu sois heureux ? Montres-moi comment t'aimer… s'il te plaît…

Il m'avait répondu dans un murmure, sa voix douloureuse soufflant faiblement à mon oreille. Ses doigts caressaient mes cheveux délicatement et ses lèvres embrassaient mon cou dans un léger tremblement. Sa main passa alors sous mon vêtement, provoquant la surprise autant que tout un tas d'frissons sur ma peau… Il était si doux, si gentil avec moi, mais j'étais pas sûr de comprendre c'qu'il voulait dire, j'savais pas quoi répondre ni quoi faire. Bien sûr que non, j'le haïssais pas et j'serai pas heureux s'il mourrait ! Seulement les mots n'arrivaient pas à franchir mes lèvres, mon coeur tambourinait dans ma poitrine et le souffle me manquait, nouant ma gorge réduite au silence… En fin d'compte, je l'ai juste laissé continuer c'qu'il semblait désirer et je l'ai embrassé sans penser au-delà, pour répondre à ses lèvres par le geste, c'que j'arrivais pas à exprimer par la parole. Tous deux déshabillés, j'me suis blotti dans ses bras sans crainte. Nii-san était la personne que j'aimais l'plus au monde, j'pouvais rien lui refuser… Et c'est avec lui qu'j'ai eu ma première fois. Ma première et ma dernière nuit d'amour.

Un peu plus tard cette nuit-là, je l'ai entendu se lever dans mon demi-sommeil et sortir de la chambre. Un des hommes l'avait appelé, comme ça arrivait presque chaque nuit. Sur le moment, j'ai pas cherché à l'retenir parce que c'était « dans l'ordre des choses » même si j'regrettais de perdre sa chaleur contre moi. Ce n'est qu'une heure plus tard que j'me suis rendu compte qu'il m'avait laissé un mot sur l'oreiller, quand l'homme qui avait réclamé sa présence est revenu tambouriner à la porte de notre chambre avec colère : Hotaru n'était pas venu l'rejoindre. Mais il restait introuvable dans la maison et ce n'est qu'en lisant le mot qu'il m'avait écris qu'on a compris c'qui s'était passé… Nii-san m'y demandait pardon de m'aimer comme il l'avait fait, de m'avoir fait subir sa « perversion » cette nuit, que c'était mal et qu'il aurait jamais dû me l'imposer. Il m'y disait qu'en fin d'compte il valait pas mieux qu'les autres et méritait pas d'rester plus longtemps à mes côtés, qu'il devait partir parce qu'à cause de lui j'pourrais jamais vivre en pensant rien qu'à moi… il m'y dévoilait le fond d'son coeur avec tellement de douleur que j'ai mis longtemps avant d'réussir à lire sa lettre jusqu'au bout. Tous ses mots qui me suppliaient d'lui pardonner ses actes et sa lâcheté de m'avoir abandonné, me brouillaient la vue…

Vers midi le lendemain, on a apprit aux infos en direct que le corps d'un jeune homme correspondant à la description d'Hotaru venait d'être repêché aux pieds d'un pont dont il s'était vraisemblablement jeté, un peu en amont du quartier où on habitait… J'ai cru qu'mon âme allait s'briser en mille morceaux. J'ai supplié nos « maîtres » de me laisser sortir pour le rejoindre, en vain. Pourtant j'aurais voulu courir récupérer son corps dans l'eau glacée, ne laisser personne d'autre le toucher et le ranimer pour lui dire combien j'étais désolé, le supplier d'pas m'abandonner ! Si j'avais pu, s'il avait encore été là avec moi, j'lui aurais pardonné tout sans la moindre hésitation, j'lui aurais dit que tout était d'ma faute et qu'il avait rien fait d'mal !… J'ai pleuré ce jour-là tout c'que j'pouvais avoir d'eau, de peine et de douleur dans le corps et le cœur. Mon coeur trop naïf qui l'avait blessé à mon insu. J'voulais qu'il soit heureux mais c'était tout l'contraire… j'crois qu'à cause de moi, il a souffert bien plus que si j'avais pas existé.

Par la suite, durant deux ans j'suis resté seul avec les deux hommes et j'ai pris la place de Nii-san « pour leur faire plaisir ». J'ai eu mal, parfois. J'ai pleuré, souvent. J'ai pu ressentir tout ce dont Hotaru m'avait protégé jusque-là, mais j'me suis jamais plaint. S'il l'avait enduré en silence toutes ces années j'pouvais bien en faire autant. J'méritais mon sort pour toute la peine que j'lui avais causée, même si c'était pas c'que j'avais voulu… À compter de ce jour-là, j'me suis également plus jamais proposé pour faire plaisir. J'attendais qu'les deux hommes s'occupant d'moi décident et me disent c'qui leur plairait, parc'que tout c'que j'désire c'est d'plus jamais voir souffrir quelqu'un comme Nii-san. J'veux plus causer d'mal à ceux qui m'entourent. J'veux pas grandir afin de pouvoir garder cette innocence qui avait été arrachée à mon grand frère, une perte qui l'avait rendu si malheureux…

Et puis il y a un an, l'un des deux hommes a fini par quitter la ville où on habitait en m'emmenant avec lui pour venir s'installer à MS-Town. J'suppose qu'ici on peut officiellement m'considérer comme son esclave puisqu'à présent il veut qu'je l'appelle « maître » uniquement. Il est devenu marchand d'esclaves selon c'qu'il m'a expliqué et j'suis avec lui dans la boutique chaque jour pour l'aider. Ça m'dérange pas trop qu'il soit mon maître ou d'lui faire plaisir. Seulement j'ai de plus en plus de mal à rester là, à passer mes journées dans c'refuge… bien qu'ici j'ai pas l'même statut qu'les autres esclaves dont mon maître fait commerce, j'supporte plus d'les voir tristes dans leurs cages… ils me rappellent trop Nii-san. Si j'le pouvais, j'voudrais partir loin d'cet endroit, vivre avec quelqu'un à qui j'pourrais faire plaisir et qui s'occupera un peu d'moi, même pas beaucoup, même s'il m'aime pas spécialement… d'toute façon j'pense que mon maître m'aime pas lui non plus, donc ce sera toujours mieux que d'rester avec lui qui m'enferme dans une des cages dès qu'il doit s'absenter pour être sûr qu'aucun client ne m'touche…









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