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 Jun Hwang Seo { Esclave }

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Jun Hwang Seo
Esclave garçon
Esclave garçon


Date d'inscription : 20/09/2010
Messages : 27
Orientation sexuelle : Homosexuel ambivalent
Caractère : Mixte
Métiers : Tueur à gages
Maitre de : ... Pas grand chose.
Esclave/Pet de : Ryuichi Shintaro

MessageSujet: Jun Hwang Seo { Esclave }   Mar 21 Sep 2010, 00:26




Within the Truth hides the Lie
Within the Lie hides the Truth



Carte d'Identité

FEAT : Rokudou Mukuro
ORIGINE : Katekyo Hitman Reborn !

NOM : Seo
PRÉNOM : Jun Hwang
On ignore s'il s'agit de ses vrais noms et prénoms, mais c'est ainsi qu'il se fait appeler ici.
SURNOM : Jun, tout simplement.
ÂGE : 20 ans
NATIONALITÉ : Américano-Coréen
SEXUALITÉ : Homosexuel ambivalent

EMPLOI : Anciennement Homme de main / Tueur à gages



Présentation

PHYSIQUE : Jun est beau. Il n’y a pas de doute à avoir là-dessus. Mais il n’en a pas conscience, et d’ailleurs il s’en moque. C’est un concept qui n’a jamais perturbé son esprit et sa manière d’être n’en tient absolument pas compte. Mais vis-à-vis de son physique, les uniques traits qui pourraient le tourmenter sont plus d’ordre moral qu’esthétique : aussi fines soient-elles et presque invisibles à présent, les seules choses qu’il voit en se regardant nu dans un miroir sont les nombreuses cicatrices marquant son corps. Une quinzaine de traces de coupures, bien cicatrisées et à peine visibles mais encore trop présentes à ses yeux, les traces de blessures datant d’un an. Il n’en éprouve aucune honte, mais s’il peut éviter d’en parler ou de les voir, il ne s’en portera que mieux.
Au-delà de ces stigmates, on pourra également remarquer ses yeux dissemblables... Le gauche est d’un bleu océan, doux et incisif à la fois. Le droit est aussi rouge que le sang et aussi aveugle que l’amour qui l’a conduit à cette blessure. Les deux donneront pourtant l’impression d’une normalité banale et si son iris droit ne voit plus, il ne cessera pas pour autant de vous fixer aussi intensément que son jumeau bien portant.
Encadrant son regard légèrement bridé, Jun dispose d’un visage aux traits fins plutôt agréables et bien dessinés. Un nez droit, ni trop discret, ni trop marqué. Une bouche large et fine sachant se montrer aussi sérieuse que souriante, selon les circonstances : s’il n’est pas un jeune homme en apparence très « vivant » et si son esprit tend plus vers les ténèbres que vers la lumière, il n’en reste pas moins quelqu’un d’ouvert et son visage exprime aisément les rares émotions le traversant, se parant même habituellement d’un sourire avenant quelque peu étrange depuis qu’il se retrouve enfermé comme esclave.
Une longue chevelure orne sa tête, d’un noir teinté artificiellement par une coloration bleu-violette. Il les porte courts sur le devant, et attache les plus longues mèches flottant dans son dos, quasi en permanence. Libérées, ces dernières lui descendent presque jusqu’aux genoux car il n’a jamais souhaité les couper : « Stalk » les aimait ainsi. Et pour donner une idée plus précise de leur longueur, il faut savoir que Jun mesure un bon mètre quatre-vingt-cinq, ce qui n’est pas négligeable pour un coréen... cela doit provenir du côté américain de sa mère. Quant à son poids, il ne s’en soucie pas. Sa physionomie reste fine et élancée bien que ses hanches soient un peu plus larges que la moyenne masculine, pouvant lui donner parfois de faux airs androgynes.
Enfin, pour la question vestimentaire, Jun ne se montre pas difficile en général. Il a des préférences pour les teintes sombres ou s’accordant à sa chevelure, pour les matières au toucher bien présent, comme le cuir. Mais il portera sans trop de difficulté, ce qu’il aura sous la main, coutumier des vagabondages interdisant les caprices. Le seul point sur lequel il ne dérogera pas est une paire de gant ou de mitaines qu’il n’ôte que pour dormir, car elles masquent d’autres anciennes blessures marquant ses mains.



CARACTÈRE : Il n’est pas simple de décrire Jun et sa manière de penser... C’est un jeune homme plutôt doux et calme d’apparence, mais qui peut être capable d’une grande violence, à l’extrême froideur et indifférence : Il n’est pas du genre à se battre pour rien, ni à insulter le premier venu sans raison... et se contentera généralement d’éviter les conflits ou des les tourner en dérision car, s’il n’est pas très bavard, il ne mâche pas ses mots et chacun de ceux franchissant ses lèvres est mûrement réfléchi et pesé pour être énoncé autant avec franchise qu’avec un total désintérêt pour les manigances et autres fourberies. Pourtant, si on l’attaque, si on le brutalise, il n’hésitera pas une seule seconde à se défendre... et de la même manière, encore récemment, il serait capable de tuer un être humain sans le moindre remords si cette personne a commis un acte assez vil pour le blesser, mentalement ou physiquement.
Depuis son « réveil » il y a un an environ (voir son histoire), il se laisse approcher plus facilement que dans sa jeunesse. Plus sociable et ouvert d’esprit, il n’est donc plus aussi renfermé et indifférent qu’il l’était à quinze ans, bien qu’il garde une part secrète qu’il ne dévoile pas aisément... Faire confiance n’est pas quelque chose d’aisé pour lui car toute sa vie n’a été qu’abandon. D’abord son père qui, par désespoir, a abusé de lui avant de fuir les conséquences de ses actes. Puis son seul ami, que Jun a lui-même laissé derrière lui. Et enfin son premier amant et amour qui l’a profondément marqué et blessé...
En parlant d’amant, Jun n’a pas eu beaucoup de partenaires de ce point de vue-là, et n’étant pas de nature volage, il ne couche pas avec n’importe qui. Le sexe reste pourtant une « drogue » très addictive qu’il peut rechercher ou accepter avec plaisir, selon ce qui s’offre à lui. Il sait alors se montrer attentionné, sensuel et doux dans son approche des autres, avec un humour discret et malgré tout un peu distant comme si rien n’avait réellement d’importance chez lui, mais que tout chez les autres était intéressant et à découvrir.
À côté de l’aspect plus sombre de sa psychologie, il possède une sensibilité profondément enfouie, qui ne rejaillira pas facilement à la surface et qu’il voile d’indifférence. Il ignore comment nommer les sentiments qui l’animent et n’a pas encore appris à les exprimer librement, oscillant toujours entre la franchise un peu naïve d’un adolescent solitaire et la distance parfaitement assumée d’un homme qui en a déjà trop vu pour se faire passer pour un innocent. Il pourrait donc assez facilement faire preuve de jalousie s’il s’attachait à quelqu’un, sans pour autant comprendre réellement cette émotion... ses actions qui en découleraient pourraient être aussi puériles que mâtures, sans qu’on puisse déterminer à l’avance lequel primerait sur l’autre.
Finalement, Jun est toujours ainsi... un peu double, un peu trouble. Parfois difficile à comprendre et à cerner, parfois aussi lisible qu’un livre ouvert. Solitaire et distant, mais attachant et ne demandant qu’à être apprivoisé.



Il était une fois…

Ce jour-là, mon monde s'écroula.
Au-dessus de moi, le ciel était lourd, sa chape de plomb avait éteint toutes les couleurs ici-bas.

On dit qu'au-delà des ténèbres, le soleil survit toujours.

Mais moi, je ne l'ai toujours pas revu.


° ° °

Je ne me souviens pas de ma petite enfance. Ou plutôt elle s’est effacée de ma mémoire. Comme tout le reste. Elle n’était sans doute qu’une humiliation, une infamie, une ignominie. Une marque laissée sur moi par ces sentiments. Une souillure.
Je suis un homme sans passé. Enfin, pour être franc, je suis un homme sans mémoire. L’ai-je perdue quelque part, ou l’ai-je jetée de mon propre chef ? En toute honnêteté, je devrais dire qu’il s’agit de la deuxième solution. Mais je n’aime pas en parler... Toujours est-il qu’un jour, il y a une dizaine de mois, je me suis réveillé dans une décharge, nu et blessé, enfoui sous un amoncellement de reliques du passé. Il faut croire que ma vie d’antan ne valait pas grand-chose. Au fond, il est plus aisé de vivre quand on a effacé son passé. Un trou noir nommé "Liberté". Voilà un luxe que seules les âmes solitaires peuvent s'offrir... J’ai 20 ans à ce jour, et tout ce qui s’est produit avant n’a aucune importance, ne devrait pas en avoir en tout cas.
Après mon réveil au milieu de ces détritus, où que j’aille, quoi qu’on me dise, personne ne me connaissait vraiment et moi-même je ne reconnaissais pas les lieux où j’étais vraisemblablement déjà allé pourtant.
« Tiens, Song, ça faisait un bail qu’on t’avait pas vu ! »
C’est par ces mots que m’avait accueilli le patron d’un bar où j’étais entré par hasard il y a six mois, à Tokyo. Alors je l’ai salué évasivement. Apparemment, je me faisais appeler « Song » dans cette ville. Dans la ville d’avant, je me faisais appeler « Toy », et dans les précédentes, « Jeong » ou encore « Kim ». Pourtant ces noms ne m’évoquent rien. C’était sans doute tous des noms d’emprunt.
Cela a duré presque un an, mon errance sur les routes, ramassant les miettes d’un passé dont je n’ai gardé aucune sensation réelle, avant que je ne finisse au fond de cette cage. Là où l’esclave que je suis devenu est dorénavant appelé « Jun ».

D’où est-ce que je viens ?
D’ici. D’ailleurs. J’ai des origines coréennes par mon père, américaines par ma mère.
Peut-être devrais-je quand même parler, faire l’effort de me souvenir pour tout vous dire dès maintenant ? Ce sera décousu. Pas vraiment clair. Pas vraiment censé. Pas vraiment ordonné chronologiquement.
Mais ce sera moi. Simplement.

° ° °

«  Dis, t’as vraiment pas de nom ?... Dans cette ville, la vérité est une denrée rare. Il n’y en a même pas assez pour remplir un verre. Alors moi aussi, appelle-moi comme tu veux. »

C’est ce que m’a dit un jeune prostitué à qui j’avais offert un verre avant qu’il ne me conduise à sa chambre, juste quand je l’étreignais dans les draps de son lit étroit. C’était il y a un mois, dans cette ville qui se fait appeler Master Town. Je ne le connaissais pas et je n’avais pas acheté ses faveurs. On s’était rencontrés par hasard, un soir, dans un trou paumé. Tout ce que je savais de lui, c’est qu’il avait été battu par un client mécontent de son jeu de langue, rendu moins agile par la drogue. Qu’il préférait le Gin à tout autre alcool et qu’il appartenait à un dealer faisant commerce de son corps. Il était plus jeune que moi, mais semblait déjà tout connaître de l’Enfer et du Paradis. Je me suis fondu en lui, parce qu’il le désirait. Sans question d’argent. Dans mes bras, il rayonnait comme une fleur qui vient d’éclore.
C’est le lendemain que son corps a été retrouvé au fond d’une ruelle. Son dealer l’avait descendu, sans remords, en se disant que personne ne se souviendrait d’un gamin comme lui. Mais moi je ne l’avais pas oublié... Je n’ai pas réfléchi : j’ai tué ce sale type, dans le bar même où je l’entendais se vanter d’avoir réduit la vie de ce garçon à néant. L’alcool, le tabac, le sang et l’odeur de poudre ont remué quelque chose au plus profond de mon être. Des souvenirs. Au milieu des cris des clients, je me suis dirigé vers la sortie alors que derrière moi, le patron du bar criait quelque chose...
« Sen ! »
Je ne me suis pas retourné. Après tout, ce n’était pas mon nom...

Deux jours plus tard, les flics m’ont arrêté, sans que je cherche à me débattre : ça m’était égal. Je n’avais pas de papiers d’identité, pas de domicile fixe, pas de famille connue. Quand ils m’ont demandé mon nom, j’en ai donné un au hasard, juste parce que j’en aimais bien la sonorité. « Jun Hwang Seo ». Il ne signifie rien.
Au lieu de la prison, ils m’ont condamné à une vie d’esclave...
C’est tout simplement comme ça que j’ai fini en cage.

° ° °

Les souvenirs...
Je me souviens de mon père et de ma mère, heureux, souriants.
Je me souviens de mon père et de moi, en larmes, à l’enterrement de « maman ».
Je me souviens de mon père, ivre, qui se lamente et me sert contre lui avec force en m’appelant « Sara ».
Je me souviens de mon père, nu, qui m’étreint avec désespoir et me brise par son amour alors que je n’ai même plus le courage de le repousser et de lui faire comprendre qu’il se trompe... Je ne suis plus moi. Je suis « elle » à ses yeux, c’est tout ce qu’il voit dans son ivresse anéantie par le chagrin.
Je me souviens de mon père, le lendemain matin, qui n’était plus là... Il avait fuit son acte, ne me laissant que cette souillure honteuse et ses larmes imprégnées de tristesse qui avaient sali mes draps.
Je me souviens de mon père que je n’ai plus jamais revu... et je voudrais ne plus me souvenir.


° ° °

En Corée, avant la décharge, avant le petit prostitué, mais après mon père, j’ai connu un garçon. La chaleur de son corps semblait couver cette main qui était la mienne. Il me disait :
«  Une main qui n’a ni passé à confesser,  ni avenir à expier, et qui a oublié l’odeur du sang. »
Ji Sung avait mon âge. Quinze ans, je crois. On n’a jamais été amants, mais il a été mon seul ami. Jusqu’à ce que je le quitte... C’est idiot : ce n’est qu’après l’avoir perdu que je me suis rendu compte de l’importance qu’il avait à mes yeux. Pourtant, si j’ai quitté la Corée, c’est pour un homme. Un japonais...

À partir de l’instant où je l’ai connu, je me suis mis à haïr le Japon. Je me suis mis à haïr tout ce qui avait un rapport avec lui. Parce que lui, je l’aimais. Il s’appelait « Stalk »... du moins, il se faisait appeler ainsi, mais je doute que ça ai jamais été son vrai nom.

L’unique promesse que j’ai jamais faîte, c’est à lui qu’elle était destinée. La douleur qui m’a transpercé, jadis, cette souffrance tiède qui me maintient dans un état captif... c’est à lui que je les dois. Toutes ces choses qui, tel un café froid, ne devraient pas être resservies... je les ai faîtes pénétrer profondément et tout en douceur à travers toutes les cicatrices de mon corps, pour les faire disparaître. Et si j’ai « perdu la mémoire », c’est à cause de lui : mon œil rouge est le stigmate de son passage dans ma vie, une hémorragie permanente consécutive à un choc physique autant que psychologique...

Malgré la présence de Ji Sung à mes côtés, je n’étais pas heureux. Je ne m’intéressais même pas à ma propre vie et je ne faisais que survivre, empoisonné par mes souvenirs. Un monde sans couleur... ni les lèvres des femmes, ni les fleurs odorantes, rien. Seul le sang était rouge. D’un rouge éclatant. Mon ami, ce petit coréen calme et attentionné, savait ce que j’étais, ce que je faisais : après la fuite de mon père, il m’avait vu sombrer petit à petit dans la violence et l’indifférence, tuer tous ceux qui m’approchaient de trop près car c’était la seule réaction que mon esprit était capable d’avoir. J’étais totalement perdu et détruit, mais il n’avait pas peur de moi... et c’est sans doute ce qui faisait de lui mon « ami ».

Jusqu’à ce que « Stalk » débarque de nulle part dans ma vie, sans prévenir. Lui non plus n’avait pas peur.
« Toi, alors... tu butes à tout va. On dirait un de ces enfants d’avant qui ramasse et collectionne les dépouilles des cigales. »
« ... C’est mon instinct. »
« Mais moi tu refuses de me tuer. Est-ce aussi par instinct ? »
Un homme enveloppé dans un manteau de ténèbres. On aurait dit qu’il absorbait toutes les couleurs tellement sa voix et son regard étaient noirs. D’un noir absolu. Quand il riait sous cape, le tatouage de papillon ornant sa gorge riait aussi de moi. Et à chaque fois, son battement d’ailes obscène m’enfonçait dans les ténèbres pour me détruire un peu plus.
Ses baisers avaient un goût de sang.
Alors j’ai tout fait. Quand c’était un ordre venant de lui, absolument rien ne me rebutait. Je l’ai suivi jusqu’au Japon en abandonnant Ji Sung, j’ai commis des meurtres, j’ai vendu de la drogue, j’ai participé à l’esclavage. À l’époque où je l’ai rencontré, je ne mesurais qu’un mètre soixante-cinq. Alors que j’étais orphelin et que je m’étais dépouillé de toute trace de sentiment, il m’a ramassé et apprivoisé, comme on le ferait pour un chien abandonné.
Il était devenu ma raison d’être.
Il m’a appris qu’il y avait des choses que moi seul pouvait accomplir, car j’étais dépourvu de sentiments tels la tristesse ou l’amour. Il me l’a dit de sa voix qui se perdait dans les ténèbres, en me fixant de son abyssal regard noir de jais. Il était comme un filet qui m’enserrait, et tel un papillon pris dans sa nasse, je ne pouvais plus me mouvoir. J’ai tué et vendu des êtres humains, comme il me l’avait enseigné... Je ne pensais pas que c’était mal à ce moment-là. Disons que je préférais ignorer ce mal, ou que je m’en moquais : si je lui obéissais scrupuleusement, il me tendrait la main et pour cette simple raison, je ne reculais devant rien.
Bientôt, j’atteignis la taille d’un mètre quatre-vingt cinq. Je crois que les vingt centimètres qui se sont ajoutés entre-temps, et la partie de mon cerveau qui y correspond sont entièrement constitués de « lui ». Il était à la fois mon maître et l’incarnation même de mon univers intérieur.
J’ignore encore quel nom mettre sur ce sentiment.

Même si je le nomme « Stalk » ici, il ne m’a jamais permit de l’appeler par son nom et il ne m’a d’ailleurs jamais appelé par mon nom, lui non plus. Je n’avais probablement pas le droit de désirer quelque chose, car ce n’était sans doute pas ce qu’il souhaitait. Il partageait mon lit, mais jamais mes nuits... Il venait, me prenait, puis repartait. Et je ne le voyais ensuite qu’au petit matin. Afin de rester à ses côtés, je n’avais pas le droit d’avoir des sentiments.

Lorsqu’un jour, j’ai trouvé une photo de lui, accompagné d’un autre homme, souriant sincèrement... j’ai déchiré son sourire en mille morceaux et je l’ai jeté à la corbeille.
Comment se nommait cette souffrance qui m’a étreint alors que je détruisais le papier entre mes doigts tremblants ? Il ne m’a pas laissé le temps de le comprendre... ce qui s’est passé après, je ne me souviens pas trop.
Et ce jour-là, il a disparu.
Quand j’ai repris connaissance, j’étais enseveli sous une montagne d’immondices, couvert du sang coulant des blessures qu’il m’avait infligées. Des tranches de souvenir étaient jetées çà et là, comme autant de bouts de pellicule qu’on aurait découpés. J’étais un jouet hors d’usage, un fœtus qui venait de naître. A moi qui avais commis d’innombrables crimes et qui m’étais baigné dans une telle quantité de sang que jamais je ne pourrais m’en laver, il ne me reprochait qu’un seul « crime » : celui d’avoir déchiré sa photo.

Et confusément à ce moment-là, sans rien comprendre, je cherchais le soleil, au-delà des gratte-ciels et des nuages lourds, couleur de cendre. Mon œil droit ne voyait plus. Un iris mort pour avoir osé détruire ce qu’il avait chéri avant moi. Il m’avait fait croire que la vie n’était pas un enfer... comment pourrais-je le croire à présent ?
C’est là, à cet instant précis, que j’ai décidé de tout oublier.

° ° °

Lorsque je me déshabille, je vois encore les traces de mon passé : Je suis prisonnier de ces balafres innombrables qui recouvrent tout mon corps. Comment y ai-je survécu ? Comment et pourquoi dois-je continuer à vivre ? Et qu’est-ce qui me pousse à le faire ?... La douleur que j’ai dû ressentir quand on me les a infligées, cette douleur que j’ai oubliée –ou voulu oublier– il m’est sans doute aussi interdit de la laisser derrière moi. Afin de m’empêcher de fuir devant elle ou d’en détourner les yeux, comme mon père l’avait fait.

Pourtant, la vérité est insaisissable : je n’en ai toujours pas trouvé assez pour remplir la moitié d’un verre... Et en me retournant sur ce passé, je m’aperçois que nos pas ne laissent aucune empreinte. Ni des chemins que nous aurons empruntés, ni des chansons que nous aurons fredonnées... Personne ne se souviendra de nous lorsque nous aurons disparu.

Alors au fond, mon histoire n’a pas réellement d’importance. Et si on vous le demande, dîtes juste que j’ai perdu la mémoire... ce ne sera pas un mensonge.



Un peu plus sur vous…

PSEUDO • ÂGE : Jun • 32 ans
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