2045. MS-Town. Maître/sses, Esclaves, Hybrides ou simples Résident/es. Qui serez-vous?
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La famille de Vere ♪ Maitres [Terminé]

Aller en bas 
AuteurMessage
Avery & Colin de Vere
Maître
Maître
avatar

Date d'inscription : 16/10/2017
Messages : 33
Orientation sexuelle : Bisexuel Ambivalent
Caractère : Mixte
Métiers : Athlète professionnel
Métier Unique : Propriétaires du Salon "Wonderland"
Maitre de : Kyou
Esclave/Pet de : No comment.

MessageSujet: La famille de Vere ♪ Maitres [Terminé]   Lun 16 Oct 2017, 22:42



Avery & Colin de Vere




Maîtres


Nom : de Vere
Prénoms : Avery & Colin
Surnom : Jabberwocky & Reine de Coeur, mais entre eux il existe une miriade de surnoms secrets.
Âge : 26 ans
Nationalité : Britannique
Niveau Social : Riche. Ils n’ont pas de travail, ils ont des «hobbies» .
Métier : Athlète professionel & Propriétaire du salon Wonderland
Orientation Sexuelle : Tous les deux sont bisexuels.



Ce que je vois dans le miroir

☆ Une crinière douce et d’un blond aussi précieux que l’or, des yeux bleus si perçant qu’ils traversent votre âme, un nez haut et droit,  un teint de pêche et des lèvres pleines. Ce sont autant de traits que partagent les jumeaux.  Sans oublié leur amour des vêtements de marque. Pourtant, de par leur chromosomes différents, certains aspect de leur physique leur son propre.

☆Lady de Vere est délicate, ses membres fins trahissent son manque d’intérêt pour le sport. Même si elle garde les cheveux longs depuis toujours, c’est pourtant l’importance de sa poitrine et la rondeur de ses fesses qui permettent aux gens de différencier le duo depuis leur puberté.  Contrairement à son frère, dont le corps est couvert de petites cicatrices pour clamer haut et fort quel casse-cou il est… La jumelle n’arbore qu’une seule et unique cicatrice, sur l’omoplate droite. Un souvenir qui, bien que douloureux, elle chérira toute sa vite.

☆Le premier né quant à lui se démarque par sa taille. Bien que grand et fort, sa musculature bien développée de même que ses larges épaules ne semblent pas disproportionnées, au contraire le tout est agréable à regarder.  Quelque part entre la honte et le regret se trouve le sentiment exact qu’il éprouve envers ses cicatrices les plus récentes, celles qui ne datent pas de l’enfance. Sans être hideuses, elles trahissent un souvenir qu’il préfère oublier, ce pourquoi il ne les aime pas.

Comme sa sœur toute fois, de par l’éducation choisie par leurs parents et malgré les passions qui les habitent, il est maître de son corps. Toujours en contrôle de sa posture et de ses manières, il sait paraître tel le Lord que ses parents désiraient qu’il soit.





Ce qui se passe dans ma tête

☆ Elle : Son frère est toute sa vie. Bien que née en second, Avery fut toujours première en tout-sauf le sport.  D’une intelligence étonnante, elle comprenait toujours tout plus rapidement que son frère. Son caractère fort lui fit rapidement prendre le dessus sur son frère, même si jamais elle ne l’avait voulu. Plutôt que de se servir de lui, elle le chérissait, veillant sur son bonheur comme s’il était indissociable du sien. D’un nature calme et réfléchit, il suffit pourtant que son frère soit concerné pour que sa logique soit mise de côté. Elle devient alors impulsive et protectrice, cédant facilement à la colère.

Intellectuelle, son amour de l’art est sans fin. Sa chambre n’est à vrai dire qu’une bibliothèque munie d’un Greppina particulièrement confortable. Sa passion pour la littérature arrive toutefois derrière son amour du piano, Instrument qu’elle Maîtrise à merveille.  

Depuis toute jeune, Avery vit pour se soumettre. C’était auprès de l’âme dominante de son ami qu’elle se sentait le mieux. Elle rêve souvent ces souvenirs et éprouverait toujours le besoin de retourner auprès de son Maître… Mais son amour et sa fidélité pour ce dernier l’a contrainte à passer à l’autre extrémité de la laisse. Avec le temps, Avery a appris à aimer le pouvoir, le contrôle. Et c’est pour respecter sa promesse qu’elle se dévoue tant à son rôle de Dominatrice. Aider un autre soumis à s’épanouir est ce qu’il y a de plus gratifiant pour elle.

☆Lui : Sa sœur est ce qu’il y a de plus merveilleux sur terre. Depuis l’enfance il voue une admiration sans fins à sa sœur, à qui tout à toujours réussi du premier coup.  L’école ou l’apprentissage en général n’avait jamais été simple pour lui. Incapable de se concentrer de façon prolongée, il n’avait jamais su comment dire aux adultes que tout se mélangeait dans sa tête. Les lettres, les chiffres, tout. Ainsi, il préférait toujours les moments de jeux. Bouger lui faisait toujours du bien. Sa frustration pour tout le reste en fit cependant quelqu’un de bagarreur et casse-cou. Ou insouciant comme le disait sa mère.

Ne sachant rien faire d’autre de bien, il préféra dédier sa vie au sport. Rapidement, son talent pour le foot se fit remarquer. «Tant qu’à perdre son temps avec des futilités, autant être le meilleur.» C’est ainsi que son père pris en main sa carrière avant même qu’elle n’ait commencée.  Chose qui ne fut possible que grâce à la faiblesse de caractère dont il avait hérité, contrairement à sa sœur.  

De son côté, Colin savoure la soumission pour d’autre raison. Riche, beau, célèbre… On pourrait croire qu’il prend plaisir à voir le monde à ses pieds, mais il n'en est rien. Son rôle d'homme puissant et en contrôle lui avait toujours été imposé. Pourtant, la pression subit par la faute son père de même que par les entraineurs ayant pris soin de lui n’avait jamais cessé d’alimenter une colère insidieuse. Lui qui devait avoir l’air si fort, si au-delà de tout… Il trouva son salut après d’un homme qui lui fit découvrir le plaisir de se soumettre. Offrir son obéissance n’avait rien à voir avec ce que lui avait fait endurer tous les adultes de sa vie. Le contraste entre sa vie quotidienne et ses aventures dans le monde du BDSM était simplement enivrant, au point où il ne put rapidement plus s’en passé.





Ce qu'a été ma vie jusqu'ici

☆ Né d’un mariage arrangé entre un Lord Anglais venu étendre l’empire familial au Japon et d’une jeune Française de bonne famille, l’existence des jumeaux s’annonçait d’un ennui terrible.  Le luxe, la meilleure éducation qui soit et un avenir décidé pour eux. Oh oui, ils avaient cruellement besoin que le destin se charge de leur sort… Ce qui allait prendre du temps, des années, car un plan de cet envergure ne se réalisait pas en un claquement de doigt. Mais leur bonne-fée avait assurément un plan.

Enfants, ils n’avaient pas beaucoup d’amis. D’un côté car il préférait rester entre eux et d’autre part car leurs parents ne les laissaient fréquenter uniquement des gens dignes de leur rang. La famille avait ses titres de noblesse après tout! Et pour sûr, les de Vere ne jugeaient de bonne compagnie que très peu d’autres familles. Leur lignée était plusieurs fois centenaire et suffisamment prospère pour ne se soucier de rien d’autre que de leur réputation. Qui plus est, de ce cercle restreint, peu avaient jugé bon d’avoir des enfants…

L’un de ces enfants cependant su gagner le cœur du duo et devint rapidement le seul vrai ami que les héritiers de Vere fréquentaient parce qu’ils le désiraient et non par obligation.  Ils devinrent inséparables et leur complicité dura de nombreuses années. Le duo devint un trio éphémère.  Le jour, Avery suivait de son mieux les deux garçons dans leurs bêtises. Essayant vainement d’être la voix de la raison et se jurant de s’assurer qu’ils reviennent en un seul morceau pour l’heure du dîner. Le soir, Colin rêvassait en gribouillant, écoutant d’une oreille distraite les deux autres se faire mutuellement la lecture. Incapable de se concentrer, il n’essayait même plus lorsqu’il les voyait sortir « De l’autre côté du miroir». Ce qui arrivait plus souvent qu’autrement puis que sa sœur et leur ami semblaient obsédés par cet œuvre.

Cette routine dura longtemps, du moins jusqu’à ce que les jumeaux atteignent leurs dix ans. Cette année-là, les exploits sportifs de Colin attirèrent l’attention de leur père. Dès cet instant, le contrôle que ce dernier avait sur leur vie ne fit que décupler en ce qui concernait le fils. Un horaire chargé et ne laissant que peu de temps libre au garçon fut conçu. Du jour au lendemain, les jumeaux ne se voyaient plus qu’à l’heure du couché ou quelques minutes ici et là. Cette séparation soudaine força Avery à se réfugier auprès de son seul autre ami qui devint son frère de substitution.

Là où le frère était prisonnier de la poigne de fer de leur père combinée à celle de son entraîneur, la sœur se laissait bercée par le rythme de ses journées en toute liberté. Lorsqu’elle rentrait de l’école et qu’elle n’avait pas cours de piano- commencé à sa demande, elle retrouvait son ami. Avery comprit très tôt ce qu’elle aimait chez lui. Il la traitait différemment.  Rapidement, à l’abri du reste du monde, une relation atypique se développa entre eux. Une relation basée sur le contrôle et le pouvoir. Et dans cette relation, elle n’avait ni l’un ni l’autre.

Les années passèrent et cette relation se changea en une symbiose si parfaite qu’elle aurait faire mourir d’envie la majorité des couples mariés de leur entourage.  Seulement, cette relation était née dans le secret et y demeura… Aux yeux de tous, il s’agissait d’amis d’enfance qui, un jour peut-être, se marierait par intérêt. Les mariages arrangés n’étaient-ils la fatalité des gens de leur rang? Et pourtant, à leur majorité, dans le plus grand secret, ils s’étaient offert leur corps pour la première fois. Ce fut parfait tout comme toutes les fois qui suivirent, mais jamais il n’y eut de témoin. Leur liaison ne fut jamais dévoilée.

Enfin… Colin se doutait bien de tout, mais jamais il ne posa de question et il n’en poserait jamais tant qu’il verrait sa sœur heureuse. Ce qui dura jusqu’à l’aube de leur vingt-et-unième année.

Cette année-là, la famille de Vere prit une résolution draconienne. Enfin, les parents le firent. Cette famille si riche, si respectée… Décida de quitter la ville. Pourquoi? La raison était simple ; l’esclavage.  Le père avait toujours été contre, ce qui expliquait sans doute pourquoi il ne s’en était jamais procuré, préférant embaucher des êtres humains libres, mais de classe inférieure.  Leur mère quant à elle trouvait simplement répugnant ces créatures mutantes qu’elle était forcée de croiser lorsqu’elle quittait la propriété.  Un soir donc, autour du repas, l’annonce tomba. « Nous déménageons. L’avion part demain. »

Les explications, du moins les prétextes, ne vinrent que lorsqu’Avery quitta son siège dans un accès de colère. Des termes tels que «connaître la terre de vos ancêtre» et « reprendre le contrôle des mains des branches inférieures de la famille» furent employés, mais rien de tout cela ne put atténuer la rage de la jeune femme.  Sans un regard, elle avait quitté la pièce en réclamant son manteau. Confus, ses parents avaient questionné leur fils qui se contentait de fixer la porte par laquelle avait fui sa sœur. Loin d’être dupe, il avait compris ce qui se cachait derrière sa colère et c’est en réprimant sa peine qu’il leur répondit. « Elle est allée faire ses adieux. »

Avery savait qu’elle aurait pu se révolter et réclamer son droit de rester à MS-Town, mais elle savait aussi que jamais leur père n’aurait laissé son frère derrière et jamais elle ne se résoudrait à se séparer de lui. Elle devait donc les suivre… Et Le quitter. Une nuit d’amour violent et de promesses. Voilà en quoi consistèrent ses adieux à la seule personne qu’elle regretterait une fois partie. «Tu ne te soumettras jamais à quelqu’un d’autre que moi.» Ce furent les dernières paroles que son ami d’enfance lui adressa avant qu’elle ne doive le quitter.

En Angleterre, l’isolement des jumeaux fut encore plus radical. Là-bas, même certains membres de la famille élargie étaient jugés indignes de les fréquenter. La barrière sociale elle-même semblait plus insurmontable encore. Comme si les titres de noblesse étaient une terrible maladie et que seuls les autres infectés pouvaient s’approcher. Ils se retrouvèrent à nouveau seuls, ne pouvant compter que l’un sur l’autre, entourés de nobles sans intérêts, mais suffisamment puissants aux yeux de leurs parents pour être invités à leurs évènements mondains.

La carrière florissante de Colin au japon se transforma en véritable phénomène en terre britannique. Sa fulgurante popularité ne fut pas pour déplaire à leur géniteur qui, étonnement, commença à donner de la bride à son poulain.  De son côté Avery faisait face à une crise identitaire. Ses longues années de soumission transformait sa solitude en véritable torture, mais elle avait fait une promesse que jamais elle ne briserait. Cependant, si elle désirait profiter de sa vie sexuelle et chercher à s’épanouir, peu de choix s’offrait à elle… Et jamais elle ne se serait attendu à ce que ce soit son frère qui lui apporte la solution.

Le petit cachotier…

Alors que lui vivait un rêve, il ne pouvait demeurer indifférent à la souffrance de sa sœur. C’est pourquoi il décida de briser le seul tabou entre eux et de partager son secret le plus précieux : Le Donjon pourpre.  Sidérée, Avery écouta son frère lui avouer qu’il partageait les même tendances qu’elle, puis lui expliquer avec quelle facilité il était parvenu à prendre contact avec d’autres gens comme eux à son arrivé en Angleterre.  L’aveu eu plus de facilité à passer que le récit de son exploit… Mais il n’en fallut pas plus pour que les jumeaux décident de se rendre à ce salon aux activités si particulières.

Cet endroit lui permit de faire la rencontre d’individus plus intéressants les uns que les autres, tout le contraire des invités de leur parents.  Avery y fit la rencontre du partenaire de son frère, l’homme à qui il se soumettait, et d’une séduisante femme plus âgée qu’elle. Cette femme lui fit découvrir le besoin de pouvoir et de contrôle qui sommeillait en elle et lui appris à jouer le rôle qu’elle avait laissé à son ami d’enfance toutes ces années. Cette femme lui permit de ne plus jamais se soumettre, en lui apprenant à soumettre les autres.

D’initiés, ils devinrent des clients réguliers et gagnèrent même une certaine reconnaissance au sein de leur communauté. Et ce, sans jamais attirer l’attention de leurs parents. Les jumeaux prenaient même un malin plaisir à écouter leurs géniteurs déblatérer sur les projets qu’ils avaient pour eux durant les repas en famille. Dès qu’ils prenaient congé d’eux, la fratrie se moquait de ce qu’ils avaient entendus en comparant la vie si ennuyante de leurs parents à la leur plus secrète. Non, jamais ils ne deviendraient comme eux!

Les héritiers de Vere avaient l’impression de gouter au paradis. C’est alors que la phase finale du plan de leur bonne-fée vint tout bousculer.

Lors d’un merveilleux après-midi ensoleillé, alors qu’elle était assise au piano pour occuper sa petite heure de temps libre, Avery sentit son téléphone portable vibrer contre sa cuisse. Intriguée, ses doigts cessèrent de danser sur les touches d’ivoire pour aller chercher l’appareil. D’abord ravie de voir qu’il s’agissait d’un sms de son frère, un frisson d’effroi la traversa quand elle en lut le contenu. Un SOS suivit de deux lettres.  Le message était très clair et en un instant elle courrait dans le hall d’entrée en criant à qui pouvait entendre de faire venir la voiture.

Deux minutes entre la lecture du message et l’instant où elle enfilait ses Louboutins. Trois minutes de plus pour que la berline s’arrête devant la porte. Une minute pour qu’elle se glisse sur la banquette arrière en sifflant un «Vous savez où» à son chauffeur- le même depuis son enfance. Puis dix-sept minutes de route à une vitesse frôlant l’illégalité pour se rendre au Donjon. Vingt-trois minutes. Il lui fallut vingt-trois minutes pour rejoindre son frère.

Une employée du salon la conduisit à une chambre et ce qu’elle y découvrit lui glaça le sang. Son frère gisait au sol en position fœtale, couvert de plaies sanglantes. Furieuse, elle hurla sur l’employée pour lui intimer de sortir et lui claqua la porte au visage. Elle se précipita ensuite auprès de son frère. S’asseyant près de son visage, elle posa une main tremblante dans ses cheveux et dans un gémissement terrible il vint poser la tête sur sa cuisse au pris d’efforts douloureux.

« Je sais que tu l’aimes, mais si c’est Beau qui t’as fait ça, je jure devant Dieu de le tuer… Oh, Colin.» La voix tremblante, elle s’essuya rageusement le visage pour garder le contrôle de ses émotions. Elle ne pouvait croire que l’homme s’étant toujours si bien occupé de son frère avait pu commettre un tel acte. Jamais il ne l’aurait blessé sans le vouloir, il était bien trop expérimenté pour cela…

« Beau m’a libéré lundi… »  Avoua d’une petite voix son frère, se crispant de douleur avant de sangloter.

Les dents serrés, Avery faisait de son mieux pour calmer sa colère et empêcher son cœur d’exploser. Sa main délicate se voulait rassurante, caressant doucement la chevelure de son jumeau.

« Trois jours. Trois Putain de jours, Colin. Trois jours et tu te soumets à n’importe qui? » Inspirant longuement, elle se recomposa, toujours pleine de douceur dans ses gestes. « Je devines déjà les horribles bleus qui couvrent tes côtes et tes cuisses… Et ça je suppose que ça vient d’une cravache?» Son frère hocha lentement la tête. « Colin… Colin, pourquoi tu ne m’as rien dit? Pourquoi tu as attendu de te retrouver dans cette situation pour me parler? Ça ne te ressemble pas…»

Silence. Le frère ne répondit rien, honteux et incapable de trouver une justification valable à ses actes. La douleur lui donnait la nausée et la peur de ce qui allait se passer une fois sorti du Donjon le pétrifiait.  Oui, il pouvait se montrer ainsi à sa sœur, mais que dirait-il au médecin? Car bien sûr, il avait besoin de voir un médecin. Puis ses parents? Son entraîneur? L’équipe? Leur vie secrète ne pourrait plus le rester… Elle allait donc cesser d’exister.

Lisant dans ses pensées, Avery réprima de justesse un sanglot. Elle posa ses lèvres sur le front brulant de son frère. « Laisse-moi faire. Je suis là, je vais m’occuper de tout. Huggie, pitié, ne fais plus jamais une chose pareille. »  Courageuse pour deux, elle caressa délicatement la joue tuméfiée de son frère en sortant son téléphone pour prendre les choses en mains.

« Le plaisir de blesser…. Mais ne jamais briser. »

La faible voix de son frère la fit sourire. Il venait de réciter la règle d’or de l’établissement qu’ils considéraient comme leur deuxième demeure. Elle sut que tout irait bien.

La deuxième née fit alors des appels, enclenchant le pilote automatique. Il lui fallait trouver un médecin habitué à la discrétion, contacter un confrère lui devant un énorme service et surtout se préparer à la plus grande joute verbale à laquelle elle ne s’était jamais livrée contre le pire des adversaires qui soit : son père.

Aidée d’un employé, Avery couvrit son frère et le conduisit à la berline. Sur le chemin, elle croisa l’employée qui avait subi sa colère. D’un regard elle comprit que les excuses qu’elle ne prononcerait jamais étaient déjà acceptées. Puis, elle fit conduire le blessé chez un homme digne de confiance et connu pour sa discrétion. Colin fut amené dans une petite chambre d’amis pour être soigné. Pendant ce temps, l’oreille fixée au téléphone, la jumelle réglait les derniers détails de son plan d’évacuation.  La voiture et l’avion les attendraient dès demain. En voyant qu’il lui restait du temps avant que le médecin finisse son travail, la jeune femme trouva un petit coin plus à l’écart encore. Là où personne ne l’entendrait.

Le cœur battant, elle se cacha sous une table et signala l’appel. Incapable de respirer, elle cherchait en vain de se calmer. Pourquoi était-elle dans cet état? Ah… oui… La dernière fois qu’elle lui avait parlé, elle venait d’avoir vingt-et-un ans. Elle en avait maintenant vingt-cinq. Quatre ans. Quatre ans qu’ils s’étaient dit adieux. Reconnaîtrait-il son numéro? L’avait-il effacée de ses contacts?

«Avery.»

Sa voix eut raison de toute sa volonté.

« J’ai besoin de ton aide…»  Et il ne lui en fallut pas plus pour éclater en sanglot. La violence de ses émotions déferla enfin, n’ayant plus besoin d’être forte devant son frère. Il attendit, patiemment. Il l’écouta pleurer puis se calmer et elle lui expliqua tout. Elle voulait rentrer à MS-Town et ramener son frère. Elle voulait qu’il prépare son retour, car elle n’en avait pas le temps, voulant fuir l’Angleterre dès demain. L’état de son frère accaparerait toute son énergie une fois sur place… Il lui fallait donc quelqu’un pour s’occuper des préparatifs à destination.

La discussion fut courte et jamais le passé ne fut mentionné, mais un profond sentiment de soulagement l’envahi lorsque l’appel fut terminé. Elle laissa son frère au bon soin du médecin, convenant qu’elle serait de retour dès l’aube pour le ramener. Avery pouvait donc affronter son père l’esprit tranquille, ou presque.

Elle retrouva l’homme à son bureau, interrompant l’heure du cigare quotidien.  Prenant place dans le fauteuil face au sien, elle lançait le début des hostilités. Tels deux lions se disputant une proie, ils se défièrent d’abord du regard. Puis le premier coup fut porté.

« Colin et moi partons demain. »  La main se crispant sur l’accoudoir de son siège, l’homme fit mine de ne pas comprendre.

«D’accord, profitez bien du chalet…»

« À MS-Town. »  Cette fois, le père fronça les sourcils.

«Pas question. L’équipe a besoin de Colin. »

« Colin a besoin de vacances. Loin de tout. »  Croisant les chevilles, posant les mains sur ses genoux telle la dame qu’elle était, Avery réfléchissait tant bien que mal à une raison qui trouverait son sens aux yeux de son père. « Tu sais bien que je n’ai pas besoin de toi pour subvenir à mes besoins. Le testament de grand-mère était très clair à ce sujet. »

«Je sais. Tu peux partir, seule.» Cette-fois ce fut à son tour de froncer les sourcils, serrant aussi durement les dents.

« Si tu tiens à l’image des de Vere et au succès de ton poulain, je te conseil de le laisser partir avec moi avant que quelqu’un ne découvre l’état dans lequel il est…»  La surprise qu’elle lut sur le visage de son géniteur l’encouragea. «  Il est entre bonnes mains, mais il… Il a été agressé. »  Il était hors de question qu’elle parle du Donjon, car ce qui s’y était passé n’avait rien à voir avec leur style de vie. Non, celui qui avait fait ça était un être dégoûtant. « Malheureusement, ses blessures pourraient stimuler l’imagination de la presse. Imagine ce qui arrivera quand les journalistes à potins diront ce qu’ils pensent savoir de notre vie privée. » Elle avait fait mouche. Elle le voyait très bien.

«Combien de temps?» Victoire.

« Le temps qu’il puisse apparaître en public sans créer de scandale. »  Mensonge.

Vaincu, son père quitta son siège pour aller ruminer sa défaite près de la fenêtre. C’est ainsi que les jumeaux se retrouvèrent à bord du petit avion privé d’une connaissance, direction MS-Town. Les bagages ne contenaient que l’essentiel, ils pouvaient amplement se procurer le reste une fois sur place.

Leur retour au Japon se fit en toute discrétion. À dire vrai, il fallut bien compter une semaine avant que les jumeaux ne fassent acte de présence où que ce soit. Grâce à leur ami d’enfance, Avery put entièrement se dédier au soin de son frère à l’abri dans leur appartement. Il avait tout prévu. L’endroit était entièrement fonctionnel et contenait tout ce dont ils auraient pu avoir besoin pour un mois entier. Pourtant, il ne s’était toujours pas revu.

Cette rencontre ne se fit que trois semaines après leur atterrissage.  Elle le fit venir là où ils se rencontraient étant enfant. Le manoir où Colin et elle étaient nés et qu’elle avait pu aisément racheter. Oui, son père l’avait stupidement donné à un ami lorsque la famille avait quitté le pays. Quelle idée de vendre un endroit pareil! Comme son père avant elle, elle avait préféré embaucher des êtres libre pour l’entretenir, mais ce serait bien la dernière chose qu’elle ferait comme lui.

Au prix d’efforts surhumains, aidée par la présence de son frère, elle fut l’hôtesse d’un diner intime au cours duquel elle invita son ami le plus cher à parler affaires. Ce soir-là, le Salon Wonderland vit le jour. Un établissement qui reprenait les meilleures idées du Donjon Pourpre, mais qui serait plus sévèrement géré. Car jamais, au grand jamais, Avery ne laisserait arriver à qui que ce soit ce qu’avait vécu son frère. Elle protégerait tous ceux qui partagent leur amour de ce style de vie particulier. Si elle disposait de plus d’argent qu’il n’en fallait pour ce projet, de même que des connaissances liés aux activités, elle avait besoin de quelqu’un habitué aux esclaves. Ce serait inévitable, quelqu’un impliquerait tôt ou tard son esclave et malheureusement (?) les jumeaux n’avaient jamais été impliqués d’assez près en ce qui concernait l’esclavagisme propre à la ville. C’est en partie pour cela que les héritiers de Vere avaient choisi de faire appel à leur ami d’enfance. Ça et… Et le fait que Colin savait pertinemment que sa sœur n’aurait jamais eu l’esprit tranquille s’il avait fallu laisser leur ami à l’écart maintenant que la distance entre eux pouvait se compter en mètres et non plus en continent.  Après tout, à quoi bon avoir de l’argent à ne plus savoir quoi en faire si l’on n’en utilise pas une partie pour faire ce que l’on aime?

Cela fait maintenant un an que les jumeaux sont de retour à MS-Town et qu’ils se sont lancés en affaire. Avery s’est racheté un piano et tente tant bien que mal de ne pas céder à son passé pour replonger dans cette relation parfaite qui pourtant la détournerait de ses responsabilités. Colin a repris contact avec les membres de son ancienne équipe sportive, prévoyant un retour sur le circuit professionnel, son corps étant guérit bien que son âme ait encore besoin de temps. Ils envisagent même enfin donner une chance à l’un de ses malheureux prisonniers. Après tout, les héritiers aussi sont esclaves… Du moins, pas au sens où la loi l’entend, mais tout de même.

Pour les jumeaux, asservir un être était inconcevable sans son accord, mais à Rome, on fait comme les romains? De plus, Avery avait de grand projets à réaliser et qui de mieux qu'un esclave pour s'épanouir dans son entreprise? Acheter, réellement acheter, un autre être humain les ébranlera certainement, mais jamais ils n'oseraient acquérir un esclave dont ils ne peuvent assurer le bienêtre.




Derrière l'écran

Pseudo • Âge : Thalie, encore 24 ans.
Origine de votre avatar : Les jumeaux Lannister, de la série Game of Thrones (Fanarts, Avatar : Mathiaarkoniel / Signature : Gaeamedina)
Où nous avez-vous trouvés ? DC
Votre impression sur le forum ? Rien de plus que la dernière fois
Lien de votre personnage avec un autre personnage du forum ? Leur ami d'enfance (Nom du perso à venir).
Quelque chose à ajouter ? Non


© Uyoku


. . . . . . . . . .


Avatar © Mathiaarkoniel / Signature © Gaeamedina

Avery & Colin
#ffe65b ♪  #0066ff




Dernière édition par Avery & Colin de Vere le Mar 17 Oct 2017, 23:27, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akila Niyamgiri
Modo/Esclave fille
Modo/Esclave fille
avatar

Date d'inscription : 02/09/2017
Messages : 86
Age : 21
Orientation sexuelle : Ignore son orientation
Caractère : Mixte
Maitre de : X
Esclave/Pet de : Danny Valerty

MessageSujet: Re: La famille de Vere ♪ Maitres [Terminé]   Mar 17 Oct 2017, 22:18

Monsieur, Madame *essaye de s'incliner et de faire genre elle est bien élevée même si est une petite sauvageonne en vrai*

BIENVENUUUUUE \o/

Vous allez faire des heureux, deux maîtres pour le prix d'un ! Deux maîtres très cool en plus \o/


Tout est parfait parfait ! Faut juste un peu développer ce qu'ils pensent de l'esclavage à la fin mais sinon, c'est tout en règle.

Y'a plus qu'à attendre la venue d'un gentil admin pour qu'il vous recouvre de rouge ♥️

Des bisous et bon jeu parmi nous mes amours ! ♥️

. . . . . . . . . .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avery & Colin de Vere
Maître
Maître
avatar

Date d'inscription : 16/10/2017
Messages : 33
Orientation sexuelle : Bisexuel Ambivalent
Caractère : Mixte
Métiers : Athlète professionnel
Métier Unique : Propriétaires du Salon "Wonderland"
Maitre de : Kyou
Esclave/Pet de : No comment.

MessageSujet: Re: La famille de Vere ♪ Maitres [Terminé]   Mar 17 Oct 2017, 22:34

Amusée, Avery s'approche et lui tourne lentement autour, l'examinant des pieds à la tête de son regard de prédatrice.

«Avery, laisse cette petite chose tranquille. Tu vas lui faire peur...»

«Mais non!» Sort sa cravache et vient doucement caresser le menton de la jeune femme avec la boucle de cuir. « Regarde comme elle est mignonne...»

D'un long soupire, Colin lève les yeux au ciel et balaye cette situation de la main, allant s'adosser au mur le plus proche. «Contentes-toi donc de la remercier, nous avons fait ce qui nous a été demandé

«Très bien...» Faisant la moue tellement une enfant gâtée, elle retira sa cravache. Mais ce ne fut que pour se rapprocher et lécher la tempe de la demoiselle. «Merci pour cet accueil.»

«Avery...»
Sourire aux lèvres, elle s'empresse de rejoindre son jumeau, prête à attendre patiemment en sa compagnie.

. . . . . . . . . .


Avatar © Mathiaarkoniel / Signature © Gaeamedina

Avery & Colin
#ffe65b ♪  #0066ff


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Admin Uyoku
Admin
Admin
avatar

Date d'inscription : 30/05/2010
Messages : 1368
Orientation sexuelle : Assexué
Caractère : Fort
Maitre de : Ce monde ~
Esclave/Pet de : Ma fonction.

MessageSujet: Re: La famille de Vere ♪ Maitres [Terminé]   Mer 18 Oct 2017, 00:47

Re-bienvenue les jumeaux De Vere =)

Merci d'avoir ajouté les petites précisions que nous avons demandées.
J'ai créé et édité vos métiers dans votre profil puisqu'ils n'existaient pas avant.

Et c'est donc une belle fiche validée Wink

Votre appartement est situé au n°20 de la Résidence Shin. Et vous disposez également d'un Manoir familial comme résidence secondaire au n°6 des Résidences Northern puisque vous en parlez dans votre histoire.

Quant à votre lieu de travail, il sera créé par la suite dès réception de la description !

Je n'ai plus qu'à vous souhaiter bon RP et vous inviter à regarder les petites annonces pour y trouver un ou plusieurs compagnons de jeu. Vous pourrez également créer votre topic de parcours, retraçant l'évolution en cours et à venir de vos personnages.

. . . . . . . . . .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://master-soumisv2.forumactif.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La famille de Vere ♪ Maitres [Terminé]   

Revenir en haut Aller en bas
 
La famille de Vere ♪ Maitres [Terminé]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Terminé]On peut considérer ses amis comme sa famille. [Riku Anderson / Kerian Sabishisa]
» Catharina Bolkonski (terminée)
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]
» .~oO Cloud D. Cross | The Ashbringer Oo~. [ Retouches terminées]
» DAN X BICHON MALE 2 ANS (SANS FAMILLE 89)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Master-soumis V2 :: • Formalités de séjour • :: Fiches d'état civil & Parcours :: Cartes de séjour validées :: Cartes de séjour Maîtres(ses)-
Sauter vers: