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 Christopher Cole [Esclave]

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Christopher Cole
Esclave garçon
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Date d'inscription : 01/10/2017
Messages : 10
Orientation sexuelle : Bisexuel Ambivalent
Caractère : Fort
Maitre de : Personne
Esclave/Pet de : Setsuna Gotô

MessageSujet: Christopher Cole [Esclave]    Lun 02 Oct 2017, 02:26



Christopher Cole




Esclave Garçon


Nom : Cole
Prénom : Christopher
Surnom : Chris
Âge : 32 ans
Nationalité : Américain
Orientation Sexuelle : Bisexuel (non assumé)



Ce que je vois dans le miroir

Christopher est le genre de type que l’on remarque facilement. Il est grand, dans les alentours de 1 mètre 85, et possède de larges épaules solides qui lui octroie une silhouette particulièrement virile et imposante. Il se tient droit et fier, telle une montagne, et à sa posture, on devine sans mal que c’est un homme qui ne manque pas d’assurance ni de force. Il a la silhouette d’un sportif et, de fait, il l’est. Il s’entraîne beaucoup, autant pour entretenir son physique avantageux que parce qu’il adore vraiment ça. Ses muscles sont donc développés et bien sculptés, de ceux que l’on a envie d’y glisser lentement les doigts et de s’y attarder. On devine même presque leur forme sous les vêtements classes et sobres que Chris avait -jadis- l’habitude de porter. Sa peau est légèrement basanée, notamment parce qu’il avait l’habitude de passer pas mal de temps à l’extérieur. Elle est également douce au toucher et presque sans imperfection si ce ne sont des quelques fines cicatrices, la plupart presque imperceptibles, qui la recouvre. La plupart de celles-ci proviennent de sont accident de voiture, notamment celle située tout juste sous sa sixième côte, celle au-dessus de son genou et une autre au niveau de son omoplate. Toutes du côté gauche. Elles demeurent discrètes néanmoins, puisqu’elles ont été traitées à l’hôpital et qu’à l’époque, Christopher avait largement les moyens de se procurer ce que les dernières avancées offraient de mieux en termes de médecine.

Niveau pilosité sinon, l’Américain n’est pas excessivement velu. Il a ce qu’il faut là où il faut, se rasant où s’épilant de toute façon la plupart du temps. Enfin en partie, car il aime conserver une barbe de quelques jours. Ça fait plus « homme » selon lui. Il laisse également intact la ligne partant du dessous de son nombril jusqu’à son bas ventre, pour aider les mesdames à trouver leur chemin. Quant à ses cheveux, d’un brun foncé, il les garde généralement court.

Par ailleurs, le visage de Christopher est aussi séduisant que son corps. Il a des traits bien masculins et harmonieux, embellit par un sourire en coin, moqueur la plupart du temps. Son regard sérieux est d’un bleu clair mais profond et est surmonté de sourcils épais qui contribue à rendre celui-ci plus intense. Étonnement, son nez a été assez épargné malgré tous les combats qu’il a mené et il a même gardé une allure droite et symétrique !





Ce qui se passe dans ma tête

Christopher, c’est un type qui est capable du meilleur comme du pire. C’est un homme à sang chaud, une vraie tête brûlée pensant généralement d’abord avec ses poings puis ensuite avec sa tête. Pas parce qu’il n’est pas brillant, seulement parce qu’il est trop impulsif et réagit toujours au quart de tour. Et lorsqu’il ne réfléchit pas avec ses muscles, alors c’est généralement sa queue qui prend le relais. Parce que oui, l’Américain est plutôt…très charnel. Il a un beau corps, une belle gueule et il le sait. Alors pourquoi ne pas en profiter ? Il n’a qu’une seule vie à vivre et désire donc la vivre à fond. Il a donc une très forte libido qu’il ne cherche pas à brider et est également assez ouvert en la matière, aimant bien expérimenter et tester des choses nouvelles du moment que ça ne déconsidère pas sa virilité.

Ce qui amène d’ailleurs sur un sujet qui fâche ; son orientation. De base, l’Américain s’était toujours cru purement hétéro et, élevé en grande partie par son grand-père très franchement homophobe, il était, en fait, hors de question qu’il en soit autrement. D’ailleurs, Chris lui-même partage l’opinion et les pensées dépassées de son feu papy et n’hésite habituellement pas à insulter, mépriser et ridiculiser les p*dés -comme il les appelle- dès qu’ils s’approchent un peu trop près. Du moins en public, parce que à l’abri des regards, en toute intimité, il en est tout autrement. Car même s’il a du mal à l’avouer, les hommes lui plaisent aussi bien que les femmes, ce qu’il a beaucoup de mal à concilier avec ses croyances et ses principes. Et aussi avec sa réputation ; un boxeur homosexuel…c’est franchement pas viril. Ça sonne mal. L’idée même que des gens puissent le voir avec un autre homme, qu’ils puissent seulement penser qu’il soit gay, -lui-, le répulse au plus haut point. Alors, un peu comme une pièce à double face, le brun n’hésitera pas à foutre une patate en pleine poire du type qui osera lui faire des avances en public alors qu’il y répondra plus que volontiers positivement en privé.  

Chris, c’est aussi un type hyper travaillant et super persévérant. Tout ce qu’il a réussir à acquérir dans la vie, il le doit uniquement à la sueur de son front. À vrai dire, à ce stade, se dépenser physiquement est même un besoin pour lui au même titre que de manger ou de dormir, car le brun est hyperactif. Il a horreur de rester trop longtemps au même endroit, il a horreur de ne rien faire ou de se tourner les pouces. Il a horreur de l’inactivité. Les vacances, dans son dictionnaire, ça n’existe pas ! Il préfèrerait passer une journée entière à ramasser des cailloux dans un champs plutôt que de la passer assis sur un canapée à regarder la télé. Enfin…sauf s’il n’est pas seul sur le canapé et qu’il s’adonne à une autre activité sur celui-ci.

Sur de lui, l’ancien boxeur n’a pas une petite opinion de lui-même et ne se laisse pas facilement démonter devant l’adversité. Des emmerdes, il en a connus et ça ne l’a jamais arrêté ! Il est aussi solide et fort mentalement que physiquement, ce qui en fait un adversaire redoutable et un ami sur qui on peut compter et même s’appuyer. Il n’est pas le gars le plus altruiste du pays, mais s’il vous aime bien et qu’il peut vous filer un coup de main il le fera sans hésiter et sans rien attendre en retour. Et s’il ne vous aime pas ? Il rira et se moquera de vos malheurs.      





Ce qu'a été ma vie jusqu'ici

-Espèce de fils de p*te ! Sac-à-merde ! Ordure !

- Linda…

- TA GUEULE !

De l’autre côté du mur -quasi en carton- de la cuisine qui faisait également office de salle à manger et de salon, le petit Christopher, alors âgé de tout au plus quatre ans, tira la couverture usée de son lit jusqu’au-dessus de sa tête dans la croyance enfantine qu’il serait ainsi en sécurité et que, surtout, cela suffirait à étouffer les cris de ses parents de même que celui du bruit de la vaisselle qui venaient s’écraser sur le mur, sur les meubles ou sur le sol dans un rythme plus ou moins régulier -habituellement juste après une parole rageuse de sa mère- et dans un fracas assourdissant.

- Putain laisse-moi au moins…Hhhrrrrrffffffmm.

Au grognement douloureux et à demi étouffé que poussa son père avant la fin de sa phrase, l’enfant devina que le dernier projectile l’avait touché avant de terminer son vol de la même façon que tous ses prédécesseurs. Le choc de la porcelaine se fissurant au sol fut rapidement suivit du claquement distinctif d’une gifle bien placée. Sa mère en venait donc aux mains. Il serra ses paupières un peu plus fortement et se recroquevilla sur lui-même en position fœtus. Pourquoi tout ça ne s’arrêtait pas ?

- Bordel ça suffit maintenant !

- LÂCHE MOI ESPÈCE DE PORC. CONNARD. JE TE DÉTESTE ! JE DÉTESTE CETTE MAISON ET CHAQUE CHOSE QUI S’Y TROUVE ! JE DÉTESTE CETTE VILLE DE MERDE ! JE DÉTESTE CETTE  P*TAIN DE VIE !

Est-ce qu’elle le détestait lui aussi songea Chris ? Cette question, l’enfant se l’était souvent posée et se la poserait encore longtemps après cet évènement malheureux. Il entendit ensuite sa mère cracher grossièrement au visage de son père avant d’entendre ses pas colériques quitter la minuscule pièce familiale pour se diriger vers la chambre voisine à la sienne. Elle n’y demeura pas longtemps cependant. Quelques minutes à peine, tout au plus. Son père du la croiser à sa sortie parce que leur dispute repris de plus belle.

- Qu’est-ce que tu fais ? Où tu vas avec ça ?

- Je me casse. J’en ai assez de cette vie de chien. Dégage de mon chemin.

- Fais pas ta conne, il est minuit passé et t’as nulle part où aller.

- Pousse toi.

- Range ta putain de valise, on va en discuter.

- POUSSE TOI JE TE DIS.

- Et Chris ?

Il y eut un bref instant de silence, quelques misérables secondes suspendus dans le temps pendant lesquelles l’enfant eut l’espoir futile que lui par-dessus tout le reste suffirait à sa mère, qu’il occupait une place suffisamment importante dans son cœur pour qu’elle en oublie tout ce qui l’importunait. Qu’elle l’aimait suffisamment pour qu’elle reste avec eux à la maison. Puis, ses espoirs s’évanouirent alors que le crissement des petites roues rouillées de la valise l’informa que non seulement son père ne faisait plus obstacle à sa mère, mais qu’en plus, cette dernière avait choisi de partir plutôt que de rester avec lui. Pour lui. Alors il ne comptait pas ? Affolé, l’enfant repoussa sa couverture et bondit hors du lit pour courir maladroitement jusqu’à la porte de sa chambre qu’il ouvrit à la volé, criant désespérément « maman » en croyant -espérant- ainsi la retenir. Mais tout ce qu’il vit, tout ce qu’il eut en retour, fut la vision du dos de sa mère, sa valise ridiculement petite et vieille sur ses talons avant qu’elle ne claque violemment la porte de la maison derrière elle. Sans même un regard pour lui, son seul et unique fils.  

Et ce fut la dernière fois qu’il la vit.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Plusieurs mois passèrent sans que l’ombre d’une nouvelle de Linda ne parvienne à leurs oreilles. Pas de coup de fil, pas de lettre, pas même une rumeur. Rien. C’était comme si elle s’était volatilisée, comme si elle n’avait jamais existé même. Disparue, mais pas oubliée. Peut-être avait-elle réussi à se faire une nouvelle vie ? songeait parfois le jeune garçon. Peut-être avait-elle enfin trouvé ce qu’elle avait toujours voulue, ce qu’il lui avait toujours manqué ici avec eux. Il aurait d’ailleurs bien aimé savoir ce que c’était, cette « chose » que lui et son père n’avait pas su lui donner. Elle lui manquait. Beaucoup. Même si elle lui faisait peur parfois. À Bryan aussi, son père, elle manquait. Chris le voyait bien même s’il refusait d’en parler et faisait de son mieux pour le lui cacher. Parfois il l’entendait pleurer la nuit, lorsque celui-ci le croyait endormit, et son petit cœur d’enfant se serrait d’autant plus que Bryan lui répétait sans cesse que les hommes ça ne pleuraient pas.

« Est-ce que maman est partie à cause de moi ? » avait-il finalement osé lui demander un beau jour, le cœur lourd et les larmes aux yeux.

« Non, ta maman t’aime très fort. Ce n’est pas de ta faute, elle était malade.»

Christopher n’était pas persuadé que c’était la vérité, mais l’entendre dire lui fit du bien malgré tout. Selon son père, sa maman l’aimait et c’est tout ce qui comptait. Pas vrai ? Toujours est-il qu’après son départ, les choses allèrent de mal en pis. Ayant déjà un revenu tout juste suffisant pour payer les factures mensuelles alors qu’ils étaient encore deux adultes à l’époque pour s’en acquitter, le père de Chris, à présent seul pour s’occuper de tous les coûts, finit par devoir déclarer faillite après une année de misère à se démener à gauche et à droite pour tenter de rejoindre les deux bouts. Leur maison tout comme leurs biens furent donc saisis et père et fils furent forcés d’aller emménager chez le grand-père paternel de Christopher à des centaines de kilomètres de là.  

Si Chris se montra initialement méfiant voire hostile envers ce vieil homme à l’aspect austère et usé par le temps et, surtout, dont il n’avait jamais vu ni même entendu parler auparavant, il finit toutefois par rapidement s’y attacher et un fort lien d’affection se tissa entre les deux protagonismes. Et ce fut tant mieux, car le père de Chris s’engagea sur une voie descendante de laquelle il ne revint jamais réellement. Épuisé aussi bien moralement que physiquement, Bryan était au bout du rouleau et il décida de noyer sa peine et sa rage dans l’alcool et de combler sa solitude et son mal de vivre entre les cuisses d’un si grand nombre de femmes que Chris n’aurait pas su les compter quant bien même il aurait voulu essayer. L’enfant n’en soufra pas cependant, du moins pas trop sévèrement puisqu’il avait un nouveau modèle vers qui se tourner. Néanmoins, il en gardera un rapport plutôt étrange avec la gente féminine, qui aura toujours été volatile tout du long de sa vie. Que sa soit sa mère, les p*tes de son père, ses éducatrices ou même de ses futures petites amies, elles entraient dans sa vie comme elles en sortaient : en coup de vent. Le second contre effet fut que Christopher eut une éducation un peu « vieillotte » voire dépassée. Son grand-père, bien que débordant d’amour et d’une générosité sans faille, avait un esprit strict, tranchant et surtout, très fermé. Les immigrants ? Que des voleurs de jobs ! Les gens de couleurs ? Que des bandits et des tueurs d’enfants ! Les homosexuels ? Des sales p*dés suceurs de queues, sans doute tous péd*philes de surcroit et tout juste bon à aller rôtir en enfer !  Et à force de se le faire répéter, Chris finit par y croire.

Enfin en partie, parce que l’enfant finit par vieillir et, vu le quartier d’où il venait et de l’école qu’il fréquentait, Chris n’aurait jamais eut d’amis s’il avait dû cracher à la gueule de tous ceux qui ne figuraient pas sur la liste « blanche » de son papy. D’autant plus que lui-même n’était pas vraiment un enfant de cœur…

Parce que non, avec l’âge, l’enfant ne devint pas vraiment un bon petit garçon. C’était même plutôt l’inverse à vrai dire. Ayant un léger déficit de l’attention et, surtout, étant hyperactif, Chris ne parvint jamais à briller via ses résultats scolaires. Il était tout simplement incapable de rester tranquillement assis sur une chaise pendant des heures et des heures à ne rien faire d’autre qu’écouter un adulte parler. Et parler. Et encore parler. Les classes, décidément, c’était nul ! Étudier et faire des devoirs ? Beurk ! Ce qu’il aimait, c’était bouger ! Courir. Sauter. Se bousculer voire même se battre. Le garçon ne tenait pas en place. Une vraie petite pile d’énergie. Évidemment, il devint sans surprise un abonné V.I.P aux visites chez le directeur ainsi qu’aux retenues le soir et, naturellement, il se lia rapidement d’amitié avec les autres enfants qui, comme lui, s’y trouvaient coincés quotidiennement. D’autres petits délinquants en sommes.  

Le seul cours dans lequel Chris excellait était celui des sports. Que ce soit la course à pied ou à relais, le basketball, le baseball, le football, la natation ou autre, le garçon se donnait à fond et terminait toujours avec les meilleurs résultats ou pas loin de. Quelle que soit l’activité physique, il en redemandait. Il lui apparut rapidement que, joueur professionnel, c’était ce qu’il voulait faire plus tard dans sa vie. Sans doute la seule chose qu’il pourrait faire d’ailleurs. Il serait une vedette, une star. Un joueur étoile. Et tout le public clamerait son nom à chacune de ses parties. Il deviendrait riche et célèbre ! Mais malheureusement, ni son père ni son grand-père n’avait suffisamment d’argent pour le faire intégrer une vraie équipe sportive chez qui il aurait pu se faire remarquer par des recruteurs. Alors le garçon commença à travailler et à économiser de son propre chef. Il acceptait tous les petits travaux qu’on lui proposait, répondait à toutes celles figurant dans les petites annonces. Tondeur de pelouse, promeneur de cabots, gardiens pour mômes, même foutue bonne de ménage (son papy aurait fortement désapprouvé s’il avait su…c’était un job de femme ça après tout !). Peu importait et tout convenait ! De toute façon, il aimait travailler. Incapable de demeurer inactif, il avait besoin de travailler même.

Ainsi l’enfant réussi à accumuler suffisamment d’argent pour rejoindre et essayer plusieurs équipes sportives au cours des années qui suivirent. Karaté, football américain, tennis, hockey, etc… il essaya un peu de tout dans l’espoir de se démarquer dans au moins l’un d’entre eux. Et s’il avait un talent certain pour la grande majorité des activités sportives qu’il pratiquait, ses mauvaises notes à l’écoles ainsi que son incapacité à intégrer une bonne université -financièrement parlant- l’empêcheront pourtant de poursuivre son rêve. Néanmoins, lorsqu’une porte se ferme, une autre s’ouvre à sa place et c’est ce qui lui arriva. De façon inattendue, la vie lui indiqua sa voie. En effet, comme cadeau d’anniversaire pour ses dix-huit ans, son papy lui offrit deux billets pour assister à un match de boxe. Chris y alla avec ce dernier et il adora. Littéralement. C’était un sport très physique et demandant. Pour percer, pas besoin de fréquenter de grandes universités ou d’avoir des parents blindés aux as ; il fallait seulement travailler. Travailler durement et s’entrainer comme un dingue. Être discipliné, mais ça, il pouvait l’être s’il avait un objectif. C’était parfait pour lui décida-t-il. Dès lors, sa vie tourna essentiellement autour des combats de boxe. Il rejoint un club de boxe, convainquit un entraineur de le prendre en charge et s’entraina sous sa supervision. À tous les jours jusqu’à s’y épuiser. Sans relâche. Aveuglément. Se pliant à toutes les directives. Jusqu’à ce qu’on lui accorde finalement un vrai combat. Jusqu’à ce que tous ses efforts finissent par payer et qu’il puisse enfin devenir quelqu’un au fil de ces longues années d’entraînement.  

Et quelqu’un, il le devint. Après son premier vrai combat, tout s’enchaîna rapidement. Il se mit à accumuler les victoires, son nom devint de plus en plus connu et de pair avec sa notoriété, il gagna de plus en plus d’argent, lui ouvrant de nouvelles opportunités. Il finit même par devenir « célèbre », jusqu’à atteindre cette zone de « succès » qu’il avait toujours tant convoité. Il put déménager dans son propre appartement dans un quartier super huppé (et envoya régulièrement des sommes astronomiques d’argent à son père et à son grand-père -bien entendu-) et se mit à fréquenter des gens tout aussi célèbres et richissimes que lui sinon plus. Et ramener des filles chez lui -ou à un chic hôtel- ne fut jamais plus aisé. Ce n’était d’ailleurs jamais les mêmes et rarement qu’une seule à la fois. Pourquoi se priver après tout ? Vrai Casanova, il joua ainsi de ses charmes des années durant, fréquentant à la fois tout le monde et personne, ne développant jamais de réels sentiments jusqu’à ce qu’une lui dise enfin non. Jusqu’à ce qu’une résiste à son charme et à son succès et l’envoie paitre.

Cette « une » c’était Melissa. Belle grande brune aux cheveux bouclées et aux yeux gris clair. Avec des jambes interminables et un petit cul bien rebombé tout juste comme il les aimait. Sa notoriété et ses prouesses athlétiques semblaient l’indifférer voire même profondément l’ennuyer. Inadmissible. Forcément, parce qu’il ne pouvait pas l’avoir, Chris se mit en tête qu’il la lui fallait. Absolument. Il en tomba dès lors amoureux et elle devint littéralement son obsession. Mettant sa vie volage de côté, le jeune boxeur concentra tous ses efforts sur la belle. Il dut mettre bien une année entière avant qu’elle ne cède et accepte un premier rendez-vous. Peut-être pensait-elle se débarrasser enfin de lui en le lui accordant enfin. Pourtant, elle se fit prendre à son propre jeu. En effet et contre tout attente, le charme opéra entre les deux jeunes gens et ils se marièrent quelques mois plus tard. Chris devait avoir vingt-six ans à l’époque. C’est également durant cette même année que son grand-père décéda suite à une crise cardiaque. Un an et demi plus tard, Melissa tomba enceinte et jamais le couple n’avait été plus heureux.

Et jamais plus il ne saura l’être.

Car alors que sa femme en était à son sixième mois de grossesse, le couple eut un violent accident de voiture (Chris, qui était le conducteur, n’était pas en faute, mais pourtant Melissa lui reprochera fervemment par la suite) qui emportera avec lui la vie de l’enfant à naître.

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Il avait froid. Et il avait mal. Il poussa un léger grognement d’inconfort, l’esprit encore hagard, alors qu’il avait l’impression de sortir d’un long, bien trop long sommeil. Sa bouche était pâteuse, sèche, et il avala difficilement. Ses sourcils se froncèrent de contrariété sous l’effort et il se demanda depuis quand et surtout pour quelle raison son corps lui paraissait si faible. Ses paupières papillonnèrent lentement, horriblement lentement, avec paresse, avant qu’il ne réussisse enfin à les ouvrir complètement. Pour les refermer aussitôt. Putain c’était quoi cette lumière ! Il avait mal crâne à présent. Il ne savait pas vraiment où il était et n’avait aucun souvenir de comment il était arrivé jusqu’ici. D’ailleurs, il ignorait même quels étaient ses derniers souvenirs. C’était quoi ce bordel ? Ses sourcils tressautèrent et se froncèrent davantage, cette fois sous l’effort mental, tentant de remettre sa mémoire en ordre, avant que l’accident de voiture ne repasse devant ses yeux fermés, comme un film en accéléré, un flash odieux et cruel.

- Melissa !

Cria-t-il ou plutôt tenta-t-il de crier d’une voix enrouée de ne pas avoir parlé depuis trop longtemps. Ses paupières s’ouvrirent instantanément cette fois et, par réflexe, il tenta de se redresser dans son lit. Tenta, car il était faible et la douleur électrisa chaque parcelle de son corps sous la tentative, lui arrachant une grimace douloureuse et le bloquant à mi-chemin de sa progression. Ce n’est seulement qu’à cet instant qu’il réalisa qu’il était dans un lit d’hôpital et qu’il prit conscience du petit « bip » sonore qui dessinait son rythme cardiaque sur un écran. Celui-ci s’était d’ailleurs soudainement accéléré. C’est aussi à ce même moment qu’une infirmière pénétra dans sa chambre, l’air franchement surprise -mais positivement surprise ?- et peut-être un peu paniquée en comprenant que son patient tentait de se redresser.

- « S’il vous plait, veuillez rester couché monsieur Cole, vous sortez d’un long coma et vous…

- Où est ma femme ? » L’interrompit-il presque aussitôt, ne prêtant pas le moins du monde attention à ses recommandations et tentant vainement de se redresser malgré les mains de l’infirmière posées délicatement sur l’une de ses épaules et de son torse et qui arrivait à le repousser vers l’arrière avec une force pourtant tout à fait ridicule. « Je veux voir ma femme ! » Exigea-t-il cette fois, indifférent à la douleur.

- « Votre femme va bien, elle n’a rien et n’a gardé aucune séquelle de l’accident. Elle est en sécurité chez vous. Nous allons la prévenir de votre réveil et vous pourrez la voir dès qu’elle se présentera ici. »

La rassura t-elle. Christopher dévisagea l’infirmière pendant de longues secondes, cherchant à évaluer la sincérité de ses paroles dans son regard. Si cette pute lui mentait… Mais il dut être satisfait de ce qu’il y trouva, car il cessa de lutter contre sa poigne et se laissa docilement recoucher sur son lit. Il se sentit tout à coup vidé d’énergie -lui qui pourtant en avait toujours trop-.

- « Depuis…combien de temps ?

- Vous êtes dans le coma depuis dix semaines.

- Presque trois mois… » Murmura t-il pour lui-même. Un silence pesant s’installa ensuite dans la pièce et il lui sembla que l’infirmière souhaitait rajouter quelque chose sans oser le lui dire ou sans savoir comment lui annoncer. C’est alors que son esprit nota les mots utilisés par celle-ci quelques instants plus tôt ou plutôt les mots qu’elle n’avait pas employés ; votre femme va bien et non votre femme et votre enfant vont biens. Elle avait délibérément omis de lui parler de leur fille à naître. Christopher sentit son cœur se serrer douloureusement dans sa poitrine alors qu’il saisissait la portée de cette révélation et il ferma les yeux et serra la mâchoire pour retenir ses larmes. Parce que les hommes ça ne pleurent pas.

- « Votre enfant n’a pas survécu à l’accident. Je suis vraiment désolée. » Lui confirma t’elle d’une voix compatissante en comprenant qu’il avait déjà deviné. Il sentit d’ailleurs celle-ci lui serrer doucement son avant-bras, sans doute dans un geste de réconfort, avant de s’éloigner pour prendre les mesures de quelques appareils. « Vous avez subit plusieurs fractures pendant l’accident et elles ne sont pas encore toutes totalement guéries. Je vais vous administrer des anti-douleurs et un sédatif pour que vous vous reposiez avant que le médecin et votre femme ne viennent vous voir. »

Est-ce que cette donzelle se foutait de sa gueule ? Il avait dormi pendant plus de deux mois et elle lui demandait de se reposer à présent qu’il était réveillé ? Il allait protester vigoureusement, ou du moins en avait sérieusement l’intention, mais l’infirmière avait déjà dû lui administrer la drogue via ses intraveineuses car il se sentit soudainement très léger et…très lourd à la fois. Il oublia instantanément l’idée même d’exprimer sa mauvaise humeur et même oublia qu’il l’était en fait. Comme ça, il était bien. Il n’avait plus mal. Du moins pas physiquement. Et il demeura abrutit par les médicaments jusqu’à bien plus tard suivant la visite du médecin. Quant à sa femme, jamais elle ne vint le voir à l’hôpital durant les semaines de convalescences qui s’en suivirent.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

À partir de cet instant, plus rien ne fut plus jamais comme avant entre lui et Melissa. Et son retour à la maison, à la suite de sa convalescence, n’y changea absolument rien. Sa femme le tenait personnellement responsable pour la mort de leur enfant et pis encore, elle lui en voulait de l’avoir laisser seule dans le deuil lors de ces dix longues semaines durant lesquelles il était dans le coma. Même si ça aussi, il n’y était pour rien. Au début, il culpabilisa horriblement et chercha à se faire pardonner, d’une façon ou d’une autre tout en étant bien conscient qu’au fond il n’était pas fautif. Mais rien n’y fit et ses tentatives n’aboutirent à rien sinon à encore plus de reproches de la part de Melissa. La situation finit par l’exacerber lui aussi et bientôt il cessa de faire sa part d’effort. Merde quoi à la fin ! La tension au sein du couple devint palpable et cela rappela à Chris ses premières années de vie, alors que sa mère et son père se disputaient et s’hurlaient dessus à tue-tête pour tout et pour un rien. La violence physique en moins cela dit. Rapidement, le couple en vint à faire chambre à part et employèrent dès lors leur énergie à s’éviter l’un l’autre. Ils ne se parlaient plus, ne se touchaient plus, ne se regardaient plus. Rien. Ce qui était relativement facile étant donné que Chris passait ses journées chez les physiothérapeutes et autres experts de la santé afin de retrouver progressivement sa bonne forme physique et l’usage normale de ses muscles et de ses os et que sa femme n’était pas à la maison lorsqu’il y revenait. Il ne savait pas vraiment où elle était et s’en fichait pas mal à vrai dire. Quelques mois plus tard, il lui proposa même le divorce, mais elle refusa d’emblée, s’insurgeant de la proposition, lui reprochant cette fois de vouloir l’expulser de sa maison et de sa vie, comme un vieux vêtement sale. Une façon comme une autre de lui faire comprendre qu’elle ne souhaitait pas renoncer au confort que lui apportait son compte de banque conjugal. Ça aussi, au fond, il s’en fichait. Il avait d’autres chats à fouetter qu’une sangsue agrippée à son portemonnaie.

Parce qu’avec son accident et les conséquences physiques qui en avaient découlées, il avait quelque peu perdu sa place dorée au sein de la boxe. Bien sûr, ses fans avaient été affligés en apprenant le malheureux évènement tout comme ils avaient été surexcités d’apprendre son retour parmi le monde des vivants, mais sa longue réhabilitation les avaient refroidis et, le succès étant éphémère, ils s’étaient tout simplement tournés vers une nouvelle recrue montante face à la trop longue attente de son retour. Même l’agent de Chris lui avait tourné le dos en trouvant un boxeur plus jeune au potentiel inexploité. Sentant dangereusement sa carrière sur le bord d’un tremplin, Chris se sentit donc forcé de revenir en course plus tôt que prévu et, à son combat de « retour », il était tout sauf prêt. Ses blessures n’étaient pas à 100% guéries tout comme lui-même n’était pas au son summum de sa force physique -ni psychologiquement prêt non plus d’ailleurs-. Il souffrit tout du long de son combat et perdit lamentablement contre un bleu. Ce fut le début de la fin. Obstiné, Chris refusa de croire qu’il n’était pas prêt à reprendre les gants de boxe et s’obstina à combattre -et à perdre- jusqu’à ce qu’il n’arrive plus à trouver d’adversaires désireux de l’affronter et de public intéressé à le regarder. Mais ça non plus, ça ne l’arrêta pas. Il poussa le vice jusqu’à se retrouver à combattre dans des endroits miteux et officieux, là où les règlements étaient inexistants et où les coups bas étaient monnaie courante. Et où il se blessa davantage…bien sûr. Évidemment, sa chute spectaculaire et son nouveau mode de vie autodestructeur ne passèrent pas inaperçue au niveau de la presse qui fit couler l’encre à son sujet en long et en large. Sa vie amoureuse et personnelle -aussi bien que son passé peu glorieux- ne furent, bien évidemment, pas le moins du monde épargnées.

Ce fut peut-être ce qui poussa Melissa à tenter de reprendre les reines de leur « couple » ou du moins en sauver les apparences. Après un nombre incalculable de disputes à n’en plus finir, elle réussit miraculeusement à convaincre Chris de prendre une pause -seulement une pause- dans l’univers des combats de boxe, le temps que son corps puisse se remettre entièrement de ses blessures. Pour qu’ensuite il puisse revenir en force -évidemment-. Cependant, comme son époux était incapable de demeurer inactif, elle joua de ses relations et réussit à lui dégoter entre temps un travail en tant que mannequin pour sous-vêtements. Il avait, après tout, la plastique parfaite pour le métier. Et si le travail ne lui plaisait pas outre mesure, cela lui permettait au moins de se garder occupé et leur offrait une source non négligeable de revenu. Sa vie ainsi reprise en main, il lui sembla que tout allait en s’améliorant. Même sa relation avec Melissa retrouvait un rythme plus normal, plus…doux. Ce n’était pas encore franchement positif ni même amoureux, mais s’ils ne s’étaient toujours pas retouchés -sexuellement parlant- depuis l’incident, ils avaient au moins mutuellement accepté de partager -à nouveau- la même chambre et le même lit. La suite viendrait d’elle-même s’étaient-ils dit.  

Sans doute un peu naïf, Chris crut que ce petit coup de pouce de la part de sa femme était une façon bien à elle de lui faire comprendre qu’elle souhaitait recoller les morceaux, qu’elle souhaitait qu’ils redeviennent un couple normal et, pourquoi pas, retentent même d’avoir un enfant -éventuellement-. Tout n’était peut-être pas perdu au fond ? Aussi décida-t-il de la surprendre durant un après-midi, écourtant l’une de ses séances d’entrainement (parce que non, personne n’avait pu le convaincre de cesser de s’entrainer) pour rentrer plus tôt à l’appartement, fleurs et repas gastronomique en main. Et pour la surprendre, il la surprit ! Au lit avec un autre homme.

Chris n’était pas con, il savait que Melissa était aller voir ailleurs du temps que leur couple battait de l’aile et lui-même avait d’ailleurs assouvit ses « besoins » plus d’une fois avec d’autres femmes durant leur éloignement, mais…il avait au moins toujours eut la décence de le faire ailleurs qu’à la maison et avait été discret. Par ailleurs, ses « infidélités » ne s’était pas reproduites depuis que les choses allaient, disons, un peu « mieux » entre eux. Il n’était pas particulièrement jaloux ou possessif comme mec, du moins il avait toujours cru qu’il ne l’était pas, mais de voir SA FEMME dans SON putain de LIT avec un putain d’inconnu (remarque, valait sans doute mieux que ce soit un inconnu…), il n’aurait su dire, mais quelque chose implosa en lui. Peut-être était-il con finalement, sans doute aurait-il dut s’y attendre. Toujours est-il qu’il sentit littéralement la rage se déverser odieusement dans chacune de ses veines pour y brûler d’un feu ardent. Voyant noir et rouge, les traits déformés par la colère, il laissa tomber les fleurs et les sacs de nourritures au sol pour agripper l’autre homme par le cou avant de le coincer sous lui et de se mettre à frapper. Et à frapper. Encore. Et encore. Sans vraiment prendre conscience du sang qui giclait à flot, sans vraiment entendre les os qui éclataient sous la force de ses coups. Jusqu’à ce que sa femme s’interpose ou plutôt tente de s’interposer et qu’il ne la frappe involontairement à son tour en tentant de la repousser dans sa rage aveugle. Elle poussa un cri, sans doute plus de surprise que de douleur, et fut propulser contre le grand miroir de la chambre qui se fissura sous l’impact. Et ce ne fut qu’à ce moment là qu’il reprit contact avec la réalité, aussi choqué qu’elle ne l’était elle-même qu’il ait put la frapper. Car si Chris était un homme plutôt violent, jamais -au grand jamais- il n’avait levé la main sur sa femme ni ne l’avait menacé physiquement. Les femmes, c’étaient des créatures faibles que l’on devait protéger et chérir et non écraser. Seuls les hommes faibles utilisaient la force contre elles pour les soumettre, son grand-père le lui avait suffisamment répété. (Enfin, à moins qu’elles ne le cherchent vraiment, fallait pas abuser non plus).

Tétanisé par son geste donc, la colère de Chris retomba instantanément et il consentit enfin à relâcher la masse sanguinolente et tuméfiée qui se retrouvait sous lui pour se précipiter vers sa femme sans oser la toucher. Celle-ci le repoussa d’ailleurs à grande force de cris et de pleurs avant d’aller rejoindre ce qui restait de ce son amant. Encore choqué, écœuré même, Christopher eut néanmoins la présence d’esprit d’appeler une ambulance avant qu’il ne soit trop tard.  

Par on ne sait quelle chance ni même par quel miracle, le mystérieux amant survécut à ses blessures. En revanche, l’incident ne passa pas inaperçu et les médias s’emparèrent à nouveau de l’affaire. Si les détails n’avaient pas encore réussi à fuiter, le plus gros de l’histoire fut bientôt connus du grand public et l’ancien blason de gloire du boxeur s’en retrouva que plus ternit encore. Christopher Cole, ancien boxeur et batteur de femme envoie à l’hôpital l’homme qui a fait de lui un cocu. Ni tout à fait vrai, ni tout à fait faux. Si Chris évita de -peu- la prison, ce fut uniquement parce que ni sa femme ni son amant ne portèrent plainte contre lui. Enfin…en échange d’une somme faramineuse d’argent bien entendu. Une entente hors cour comme on dit. Melissa et son nouvel amant réussirent à lui soutirer presque la totalité de son compte en banque ainsi qu’un divorce en bonnes et dues formes. Évidemment, la mauvaise presse que lui attira l’affaire lui fit également perdre son emploi en tant que mannequin.

Sans travail, sans fortune, sans fan et sans soutient, Chris se retrouva rapidement de nouveau sur la pente descendante. Comme son père l’avait jadis fait avant lui, il alla chercher du réconfort dans les bouteilles d’alcool et les femmes faciles, buvant et baisant sans retenu tout son saoul. Comme ces deux éléments étaient présents en abondance dans les bars, l’ancien boxeur se mit à fréquenter ceux-ci de façon régulière. Et c’est de cette façon qu’il eut sa première relation homosexuelle. Enfin… disons plutôt par « erreur », si l’on puit dire, étant donné qu’il était hautement homophobe de par l’éducation que lui avait donné son défunt grand père.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Comme presque tous les soirs, Chris était déjà bien « alcoolisé » et, suspendue à son bras, marchait une magnifique jeune femme -qui manquait de poitrine, mais avec un cul d’enfer cela dit- qu’il venait tout juste de rencontrer dans l’un de ses bars préférés -notamment parce qu’il y avait un love hôtel un peu miteux mais pas trop cher de l’autre côté de la rue et que c’était précisément à cette destination que se rendaient les deux jeunes gens-. Une fois dans la chambre, la demoiselle prit rapidement les choses en main et exigea que l’ancien boxeur ferme les yeux afin qu’elle puisse les lui bander. Celui ne protesta pas. Pourquoi au fond ? Ce genre de pratique n’était pas spécialement son délire, mais il n’était absolument pas contre ce genre de petit jeu sexuel lorsqu’on le lui proposait. Il s’y était d’ailleurs déjà adonné deux ou trois fois et ne l’avait jamais regretté. Il laissa donc la jeune femme le rendre aveugle ainsi que le menotter, poignets et chevilles, au lit. La suite fut fort agréable et tout allait pour le mieux jusqu’à ce que la « demoiselle » vienne se placer à califourchon sur lui et que Chris puisse ainsi sentir des « choses » qu’aucune femme ne devrait posséder au niveau de son entre-jambe. Évidemment, cela le rendit furieux, et il se mit à vociférer des insultes. Insultes auxquels l’autre jeune homme -parce que ce n’était définitivement pas une femme- répondit par un rire franchement amusé. Même lorsque le boxeur le menaça de lui défoncer la tronche sitôt qu’il serait libéré l’autre lui ria au nez, répliquant seulement que ça ne le motivait pas vraiment à le détacher. Et puis il poursuivit ses affaires au détriment du grand brun, le chevauchant sans vergogne et le faisant venir plusieurs fois -bien malgré Chris- au cours de la nuit. Il eut même le culot de s’endormir contre lui, l’enlaçant même ! Le fils de p*te ! Et le lendemain matin, lorsque Chris se réveilla -toujours attaché et de forte méchante humeur-, l’autre homme avait disparu. Il fut donc forcé d’attendre qu’une femme de ménage se pointe pour le libérer -avec un putain de grand sourire aux lèvres, la g*rce !- avant de pouvoir quitter le love hôtel.

Cette mésaventure laissa un goût amer dans la bouche de l’Américain et, la soif de vengeance au ventre, il retourna arpenter les différents bars de la ville à tous les soirs durant les semaines qui suivirent. Enfin… ce n’était pas réellement nouveau en soit en dehors du fait que ces fois-là ce n’était pas dans le but de se saouler la gueule, mais plutôt dans l’espoir de retrouver le petit enc*lé qui s’était joué de lui et de lui régler son compte. Et il finit bel et bien par le retrouver -encore déguisé en femme- ! Sauf que sans trop savoir comment ni pourquoi, plutôt que de lui foutre la correction de sa vie comme ce petit merdeux le méritait, il se retrouva à passer une nouvelle nuit endiablée en sa compagnie. Chris avait du mal à comprendre comment il en était arrivé là, il n’était pourtant pas p*dé. Non ? Non ! Et pourtant…ce fut loin d’être la dernière fois que l’ancien boxeur s’envoya en l’air avec le jeune homme déguisé et maquillé en jeune femme. Damien qu’il s’appelait. Officiellement, ils ne se connaissaient pas et ne s’étaient même jamais croisés. Chris avait été bien clair dès le départ ; il n’avait pas de place pour une tapette dans sa vie et il était hors de question que quelqu’un le voit en sa compagnie. Par contre, lorsqu’ils n’étaient que tous les deux, à l’abri des regards, ses réticences s’envolaient et Chris devait bien reconnaître qu’au fond, il aimait bien le jeune homme et passait du foutrement bon temps en sa compagnie. Au fond, du moment que c’était l’autre qui écartait les cuisses et se la prenait comme une femme, ce n’était pas si grave non ? Ça ne le rendait pas lui-même moins « homme » ni même gay non ? Ce n’était pas comme s’il ne l’avait jamais enfoncé dans le fion d’une femme non plus, alors quelle différence ?

Leur « liaison secrète » dura plus d’un an durant lesquelles Chris prit un peu de mieux. Puis Damien, las de devoir sans cesse se cacher et frustré de ne pas pouvoir vivre ni même participer à quelconque activité avec son « copain » exprima son désir « d’officialiser » ce qu’il y avait entre eux. Le refus clair et net, sans aucune équivoque ni rappel, du brun marqua la fin de leur « relation » d’un accord plus ou moins commun. Si Chris était à présent ouvert à l’idée d’avoir des rapports intimes avec des hommes, il était hors de question qu’il s’affiche publiquement comme un t*pette.

De nouveau seul, Christopher décida de reprendre son ancienne vie là où il l’avait laissée et de retourner enfin dans le monde de la boxe. Malheureusement, personne n’avait encore réellement oublié -ni pardonné- son agression contre sa femme et son amant et encore moins ses derniers combats -pitoyables il devait bien l’avouer- et il ne réussit pas à trouver d’agent pour le promouvoir ni même d’entraineur pour le coacher. Buté, il continua de chercher malgré tout, jusqu’à finalement tomber sur un type un peu -très- louche (et avec une sale gueule de surcroit, un asiatique balafré, il n’était pas vraiment certain) qui accepta finalement de s’occuper de lui et de le faire combattre. Celui-ci lui organisa trois ou quatre combats officieux « d’introduction » -que Chris gagna haut la main-, pour voir ce qu’il avait dans le ventre avant de lui arranger un match de bien plus grosse envergure quoique pas réellement plus officiel. Seulement, quelques minutes avant de monter sur le ring, son nouvel « agent » lui ordonna, à l’oreille, de perdre le match. Chris était le favori et comme il avait parié sur sa défaite, il remporterait un bon tas de blé de cette façon. Choqué et outré, le brun l’envoya se faire foutre de but en blanc. Et gagna le combat. Ce qui mit son nouvel « agent » en colère. Très en colère. Avec ses hommes de main, il passa Chris à tabac et promis à celui-ci qu’il le ferait rembourser chaque putain de dollars qu’il lui avait fait perdre avant que le brun ne perdre connaissance.

Lorsqu’il se réveilla, courbaturé des pieds à la tête, il n’était plus en sol américain… Il n’avait d’ailleurs absolument aucune idée d’où il était. En cage -et il remarqua qu’il n’était d’ailleurs pas le seul-, ça c’était plutôt clair, et dans ce qui ressemblait à un vieil entrepôt froid, sombre, humide et franchement lugubre, mais sinon…

Il ne comprit pas tout de suite qu’il avait quitté les États-Unis. Au départ, qu’on s’adresse à lui presque essentiellement dans une langue dont il ne comprenait absolument rien et que ses « kidnappeurs » aient tous des têtes de Jacky Chan lui confirma seulement qu’il était détenu par la bande de son nouvel « agent ». Ce putain d’enfoiré. Cependant, lorsqu’on le traina à l’extérieur puis jusqu’à des coins sombres et mal famés d’une ville qu’il n’avait jamais vus et qui ne lui inspirait rien, il commença à avoir des doutes. D’autant plus que tout ce qu’il voyait lui semblait appartenir à une autre culture. Un quartier asiatique peut-être ? Les rares fois où on daigna s’adresser à lui dans un anglais approximatif, ce fut pour lui aboyer des ordres, notamment celui de se battre. Rien à voir avec la boxe cela dit. Ça ressemblait davantage à des combats de rues, ou plutôt à des combats de chiens ou de coqs. Et à vrai dire, ses adversaires n’avaient pas réellement l’air plus engageant qu’un pitbull (même que parfois, certains en avait certains morceaux ; des oreilles ou des queues animales que Chris crut à tort n’être que de curieux accessoires). La première fois qu’ils lui ordonnèrent de se battre, Chris leur fit un doigt d’honneur et cracha à leurs pieds en guise de refus. Ils eurent simplement un rictus mauvais avant de le pousser au milieu d’un espèce de cercle humain où son adversaire n’eut aucun état d’âme à lui éclater la gueule malgré son manque de participation. Les fois suivantes, l’Américain choisit de riposter. Quelques rares fois, on leur donna des armes improvisées, des bâtons, des poings américains, des petits canifs. Rien de trop dangereux, rien qu’ils puissent utiliser sérieusement contre leurs ravisseurs -qui eux était armés de pistolets…-. Seulement dans le but de faire couler plus de sang, pour mieux satisfaire la « foule » de détraqués amassée autour des combattants.

Lorsqu’il ne combattait pas, Chris était, la grande majorité du temps, enfermé dans sa cage et dans des conditions qu’il n’aurait même pas souhaité à un chien ni même à son pire ennemi. Ça le rendait fou, ça le rendait aussi agressif que misérable. La seule chose qu’il pouvait faire pour s’occuper, c’était parler, mais ses gardiens refusaient de s’adresser à lui et peu des autres captifs étaient suffisamment habile avec l’anglais pour entretenir une conversation. Il finit tout de même par apprendre qu’on l’avait envoyé au Japon et qu’il était plus ou moins l’équivalent d’un « animal de compagnie ». Carrément.

Quelques rares fois, ses ravisseurs trouvèrent une autre façon de lui faire gagner de l’argent et vendait ses « services » à qui le voulait bien ; habituellement à l’une des femmes qui venait tout juste d’assister à son combat. Comme s’il n’était qu’une putain de prostituée ! Si Chris ne refusait habituellement jamais une occasion d’avoir du cul, ces quelques fois-là le dégoutèrent presque de la chose. Les clientes n’avaient absolument rien de jolie -pour rester poli- et avaient des penchants sexuels tout à fait douteux. En même temps, qui de censé ou même de normale irait louer les services d’un prisonnier ? La pire avait dû être celle malodorante qui devait être deux fois plus large qu’elle n’était grande et qui avait passé la nuit à le rendre dur uniquement dans le but de le frapper ou lui infliger tout autre sévices jusqu’à ce qu’il débande -généralement assez vite-. Et ce à répétition. Non seulement elle ne lui avait pas permis de jouir, mais en plus elle avait terminé la bien trop longue « séance » en enfilant un gode ceinture et… Bref, il n’avait pas du tout aimé.

Chris ignore combien de temps sa captivité dura. Des jours, des semaines, des mois ? Difficile à dire alors qu’il était enfermé dans un entrepôt, coupé de toute lumière naturelle. Jusqu’au jour où il crut qu’on venait enfin le sauver -ou plutôt les sauver puisqu’il n’était pas le seul dans cette condition-. Un soir, toute une unité de policiers débarqua en trombe dans le vieil entrepôt et ils procédèrent à l’arrestation de leurs ravisseurs. Ce qui était étrange, en revanche, ce fut qu’aucun des policiers ne sembla leur accorder, à eux les victimes, de réelle importance. Comme s’ils étaient secondaires dans l’histoire. Pas de « vous êtes libres, votre calvaire est enfin fini », pas de couvertures chaudes sur les épaules et de paroles rassurantes comme : « on va vous renvoyer chez vous ». C’est à peine si on s’adressa à eux à vrai dire et lorsqu’ils le firent, Christopher ne saisit pas de quoi ils parlaient. Ils lui demandèrent -toujours dans un anglais approximatif- s’il avait un maître et si oui, quel était son nom. Confus et incertain d’avoir vraiment bien compris, Chris leur répéta plutôt à maintes et maintes reprises qu’il était américain et qu’on l’avait enlevé. Ce qui sembla laisser les policer complètement de marbre -voir même sembla les insatisfaire et les agacer ?-.

Ce que l’ancien boxeur ne comprenait pas et ne pouvait comprendre, c’était que presque la totalité de ses compagnons d’infortunes étaient en fait des esclaves et que si les policiers avaient débarqué et procédé à l’arrestation des leurs bourreaux, ce n’était pas parce que ceux-ci les faisaient combattre comme des chiens, les maltraitaient ni même parce qu’ils les prostituaient, mais parce que leur marchandise était volée. Si les flics étaient là, c’était uniquement dans le but de les ramener à leurs vrais propriétaires ou, dans le cas où ceux-ci ne désiraient pas reprendre leur « animal », les amener en boutique où ils pourraient être officiellement de nouveau vendu. Et puisque Chris ne semblait pas vouloir coopérer, les policiers décidèrent de l’envoyer dans un refuge temporaire dédié spécifiquement aux esclaves en fuite qui avaient été « retrouvés » et où ses anciens propriétaires, s’il en avait, aurait deux semaines pour se présenter avec ses papiers et venir le récupérer.

Évidemment, comme Chris n’appartenait légalement à personne, nul ne se présenta pour lui durant ces deux semaines et, à la fin de celles-ci, il fut donc transféré -tant bien que mal- dans un autre refuge où on procéda à son évaluation et à sa remise en forme. Difficilement. Très difficilement puisque « l’esclave » n’était pas le moins du monde coopératif et franchement agressif. En fait, il était même carrément violent et ses tests de dépistages et de santé furent extrêmement pénibles à effectuer. Plus d’une fois il s’en prit physiquement aux personnels et il leur parut -rapidement- évident qu’un seul refuge lui conviendrait et accepterait de se charger de lui. Il fut donc transféré à nouveau, cette fois dans une boutique spécialisée dans les esclaves de son genre, du type particulièrement belliqueux et violents. Et pour les maîtriser, on leur installait chirurgicalement une puce électrique qui permettrait à leur futur(e) maître ou maîtresse de corriger instantanément leur mauvais comportement d’une décharge électrique à intensité variable. En plus de relier leur vie à la sienne, en quelque sorte, de façon que l’esclave ne puisse chercher à nuire à son propriétaire sans mettre sa propre vie en danger.

Et le voilà donc de nouveau coincé dans une putain de cage…



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MessageSujet: Re: Christopher Cole [Esclave]    Mar 31 Oct 2017, 02:27

Bonjour,

Juste pour prévenir (et m'excuser) de cette fiche toujours vide. Je suis toujours en période d'examen malheureusement. Il ne m'en reste plus que deux (un demain matin et le dernier lundi prochain), je serai ensuite entièrement disponible pour reprendre mes rps et cette fichette. Donc si c'était possible d'étendre mon délais jusque là ce serait très apprécié.

Je pourrai toujours revenir/me réinscrire plus tard dans le cas contraire (enfin, si c'est permis ?)

Merci,
Cordialement C.C

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MessageSujet: Re: Christopher Cole [Esclave]    Mar 31 Oct 2017, 18:29

Bonsoir Christopher,

Merci d'avoir prévenu, c'est noté et il n'y a pas de problème, la vie IRL passe avant tout Wink
Préviens-nous lorsque tu auras finir et d'ici là, bon courage pour tes examens !

Uyoku.
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MessageSujet: Re: Christopher Cole [Esclave]    Jeu 03 Mai 2018, 11:51

Re-bienvenue beau gosse ♥️

Du coup, j'ai TOUT lu, oui oui, TOUT. J'ai beaucoup aimé ET selon moi y'a aucun problème, tout est bon et cohérent !

Pense à SIGNER LE règlement ! Avec le code itout si c'est pas déjà fait Very Happy

Quand ce sera fait, t'auras plus qu'à attendre qu'un gentil admin vienne t'oranger pour offrir ton petit c*l à Setsuna Cool

Des bisous partout ♥️

. . . . . . . . . .
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MessageSujet: Re: Christopher Cole [Esclave]    Sam 05 Mai 2018, 03:27

Re Bienvenue à toi Christopher.

Ta fiche est validée, tu as déjà trouvé un maitre, alors amuses toi bien sur le forum.

N'oublies pas de faire ton parcours.
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