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 Mamoru Mitsugi [Maître]

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Mamoru Mitsugi
Maître
Maître


Date d'inscription : 01/08/2010
Messages : 42
Age : 32
Orientation sexuelle : Homosexuel dominant
Caractère : Fort
Complément Métier : Yakuza
Métier Unique : Propriétaire du Servant Boy M
Maitre de : Alejandro Tosetto & Logan Jackson
Esclave/Pet de : Essayez un peu de me traiter comme tel et vous le regretterez.

MessageSujet: Mamoru Mitsugi [Maître]   Mer 25 Aoû 2010, 18:34


Personnage :


Manga :
Side Story of Tokyo Savage - A Passage From Servant Boy (Dr Ten)

    Nom : Mitsugi « Tribu »

    Prénom : Mamoru « Protecteur, protéger »

    Surnom : Plusieurs sans doute... mais il est peu recommandé d'en avoir l'usage en sa présence.
    Néanmoins, le peu dans son entourage ayant assez de courage pour s'y risquer -comme certains hôtes- le surnomment parfois Maru-sama, avec un respect forcé. Et encore... ils payent généralement de leur personne pour avoir osé une telle familiarité... car c'est une bonne excuse pour lui d'utiliser autrui selon son bon plaisir (et non la marque d'une trop grande estime de lui-même).

    Âge : 25 ans, allant sur ses 26.

    Sexe : Masculin, qui en douterait?

    Nationalité : Japonaise (Sa mère est japonaise, son père inconnu... mais certainement européen)

    Niveau social : Il appartient à une famille richissime mais dont il s'est plus ou moins éloigné, même s'il en reste le chef et qu'il préfère vivre de ses propres moyens plutôt que d'en utiliser la fortune.

    Métier : Propriétaire du club d'hôtes The Servant Boy M

    Sexualité : Homosexuel à tendance misogyne et dominant, car il ne peut en être autrement (à ce jour...)



*~*~*~*


    Physique : Sans doute un bel homme et pas qu'aux yeux de ses amants, à l'allure élégante et à la silhouette longiligne, grand et svelte, Mamoru n'en a pas moins des épaules assez larges et une musculature finement tracée qui lui vient de sa pratique quotidienne des arts martiaux, notamment l'art du maniement du sabre dans lequel il excelle depuis son enfance. Ses membres sont plutôt longs et déliés et ses hanches droites ne font que mettre en valeur une certaine prestance propre aux membres de sa famille. Il doit peser dans les 70 kilos pour 1m86, ce qui peut sembler léger pour sa stature et sa position censée imposer le respect, mais jusque-là les téméraires ayant osé s'en prendre à lui s'y sont tous cassé les dents... les apparences sont parfois trompeuses et il en tire un profit quotidien.
    Héritage de son père inconnu, ses cheveux fins et courts sont d'une couleur blond très clair tirant sur le blanc et lui ont valu beaucoup de remarques désobligeantes lorsqu'il faisait encore sa scolarité : élèves et professeurs peinaient à croire que cela puisse être naturel comme couleur pour un Japonais et beaucoup de ses camarades le charriaient en le traitant d'albinos ou de racaille (au Japon, ce sont généralement les adolescents rebelles qui se décolorent les cheveux). Néanmoins, lui-même s'en est toujours parfaitement accommodé en ignorant les remarques qu'on pouvait lui faire à cette époque, quitte même à se faire passer pour ce qu'il n'était pas : un adolescent défiant l'autorité. Il n'en éprouve aucun complexe.
    Son visage, à la peau claire et sans défauts apparents, peut montrer une palette d'expressions très diversifiée allant d'une très rare gentillesse à l'indifférence la plus glaciale, en passant par une colère que l'on voudrait ne jamais avoir provoquée, et jusqu'à son sourire esquissé par des lèvres fines et bien dessinées, tantôt pervers, carnassier, sadique et tantôt d'une douceur extrême bien qu'elle aussi plutôt rare. Enfin, il possède des yeux surprenants, d'un bleu glacé proche du gris, si pâle et intense qu'il en paraît presque turquoise. Effilés, ils affichent souvent un regard acéré, moqueur ou provocateur... ainsi que parfois une certaine tristesse assez difficile à cerner.
    Il est commun de le voir avec une cigarette aux lèvres ou un verre de vodka à la main, son alcool favori.
    Signes distinctifs : Sans hésitation, ses cheveux d'une couleur naturelle peu ordinaire pour un homme japonais de son âge et ses yeux à la couleur frappante, qui lui viennent probablement de son père. Son dos présente également deux particularités notables : un tatouage représentant une espèce d'araignée possédant des ailes de papillon, dont le corps rond est représenté par le signe du Ying et du Yang. Il s'étend sur toute la largeur de son dos, de ses épaules jusque sous ses omoplates. Et le traversant, une longue cicatrice diagonale est clairement visible... Elle a été causée par un coup de sabre que sa sœur aînée, Sana Mitsugi, lui avait donné enfant avant de s'enfuir. Ces marques, souvenirs et traces indélébiles de son appartenance au clan des Mitsugi, Mamoru ne les montre pas aux yeux de tous avec bon cœur et de manière générale, il s'arrange toujours pour garder une chemise sur le dos... après tout, ce n'est pas un vêtement qui l'empêcherait de prendre son plaisir quand bon lui semble.
    Vêtements : Habituellement des vêtements plutôt « classes », la plupart du temps noir et/ou blanc, chemises, pulls à col roulé, manteau longs et sobres. Sa tenue lorsqu'il est au Servant Boy se compose d'un pantalon à pinces noir avec une chemise blanche sous un gilet noir et une cravate, affinant sa silhouette déjà longiligne.


    Psychologie : Mamoru a un abord qui pourrait paraître plutôt doux et calme, voir même étrangement « gentil » grâce à ses nombreux sourires et cela malgré une certaine froideur sarcastique... si ce n'était l'esprit à tendance sadique et calculateur qui se cache derrière chacune de ses phrases mielleuses. Car il ne faut pas en douter, aux yeux de tous, il fait partie de ces séducteurs opportunistes que n'importe quelle femme traiterait de « goujat » -pour rester poli- et que n'importe quel homme frapperait volontiers d'un bon coup de poing en pleine figure... Par nature, il aime s'amuser de l'embarras des gens, les prendre par surprise pour pouvoir mieux les confondre et profiter de leurs faiblesses. C'est un homme prêt à tout pour arriver à ses fins et obtenir ce qu'il désire quitte à utiliser la ruse, le mensonge (ou demi-vérité), le chantage ou même la force sans presque aucun état d'âme. Pour couronner le tout, on ne peut nier qu'il est également un pervers de corps et d'âme, qui ne s'en cache absolument pas... du moins selon le cas, si en parler ne nuira pas à l'atteinte de ses objectifs!
    Disons les choses crûment, de ceux qui le côtoient tous les jours beaucoup laisseront entendre que pour cet homme tout est prétexte à tirer un coup et à profiter de la situation au mieux de ses intérêts... Qu'il s'agisse d'une question à laquelle son interlocuteur n'aurait pas répondu ce qu'il désirait entendre, d'échanger contre une partie de jambes-en-l'air le remboursement d'une somme d'argent qu'on lui doit -ou du moins une petite partie de la somme mais ça le débiteur ne le sait généralement qu'après coup- d'une prétendue évaluation de la loyauté de ses pets et esclaves, ou tout simplement d'une envie d'assouvir un désir purement égoïste... ils ajouteront encore que rien ne semble être en mesure de le contraindre à une abstinence forcée. Tant et si bien que certains de ces détracteurs ont fini par se dire entre eux qu'avec sa nature dépravée, même le pire des clans mafieux pouvait sembler charmant en comparaison et que Mamoru pouvait être considéré comme un véritable « démon » dans ce domaine...
    Un portrait qui ne joue certes pas en sa faveur quand on le dit comme ça mais, quitte à choisir, il préfère encore que cet aspect de sa personnalité soit le seul que les gens puissent connaître de lui : en réalité il n'est pas si obsédé, manipulateur ou égoïste qu'on pourrait le croire. Mais enfant, il a dû mûrir plus rapidement que ce qu'il est habituel de voir à cet âge. Apprendre à cacher ses faiblesses, à saisir toute opportunité car il n'y aura pas de seconde chance. Ne faire confiance à personne et ne jamais laisser sa vie entre les mains d'autrui.
    Ainsi, malgré cette apparence d'homme sûr de lui et que rien ne semble atteindre, Mamoru a plutôt une mauvaise opinion de lui-même, dans le sens où il ne se considère pas comme assez important pour que quelqu'un qui lui est cher risque sa vie pour lui : il préférera mille fois blesser lui-même cette personne, physiquement et psychologiquement, de manière irrémédiable pour la faire fuir loin de lui, plutôt que de laisser quelqu'un d'autre s'en charger et sauver sa peau en laissant ça se produire.
    C'est pourquoi derrière cette façade, malgré son côté pervers qui semble le cantonner à l'image d'une abeille butinant toutes les fleurs, il ne peut s'empêcher de se montrer particulièrement possessif... jusqu'à faire preuve d'une jalousie violente s'il en vient à éprouver de l'amour pour quelqu'un. Car selon ce qu'on lui a inculqué, chaque trahison mérite sanction... mais chaque sentiment, aussi fort soit-il, devant passer en second plan, il éprouve de grandes difficultés à exprimer les siens dès que ceux-ci deviennent sérieux, et cela ne peut que le mener à un conflit déclenchant cette violence : aimer et se montrer jaloux, ou bien refuser de l'avouer... et n'avoir donc aucune excuse qui justifierait cette jalousie, si ce n'est celle de l'égoïsme qu'on lui attribue un peu trop facilement.
    Très peu de gens ont eu l'occasion de le connaître sous cet aspect... et malheureusement, ces rares personnes n'arrivent également pas toujours à passer au delà de ces barrières, pour le comprendre vraiment.



*~*~*~*




Love...
And Lust...
And Regret.
Les enfants ont une vie heureuse. Tant qu'ils ne sortent pas de l'enfance et de ces jeux innocents.
Moi-même j'ai bien dû faire preuve d'innocence un jour... il y a très... très longtemps, quand je savais encore aimer. À présent, les seuls éléments certains de ma vie sont la luxure et les regrets.

Alors avant de plonger dans l'histoire de l'âge adulte, je voudrais me souvenir un peu de mon enfance.

Dans ce temps-là il y avait ma sœur Sana, notre mère Kimiko, mon cousin Yorihito... et puis tous les autres. Je les connais tous par leurs noms, mais il serait inutile que je perde du temps à les citer car ils n'ont pas de véritable importance pour moi.
Sana... je ne parlerais pas trop d'elle tout de suite car cela viendra plus tard. Elle a joué un rôle dans toute mon existence et même encore aujourd'hui elle fait partie de ma vie, de ma mémoire du moins.
Kimiko, c'est une autre histoire. Elle aussi reviendra au fil de l'histoire donc je ferais court pour ce début : à cette époque elle n'a été qu'une figure sévère voulant réguler ma manière de vivre. J'ai peu de souvenirs positifs la concernant et finalement, je crois que je préfère ne pas m'en rappeler...
Et puis il y a Yorihito, qui reste le seul membre de ma famille avec lequel je m'entends encore plus ou moins bien. Si j'avais pu avoir un frère, je l'aurais choisi sans trop d'hésitations, mais il n'était pas mal comme cousin non plus. Aujourd'hui, il dirige sa propre famille, les Kuga. Mais lorsque nous étions enfants, il était toujours fourré chez nous et c'est avec lui que j'ai passé le plus clair de mes premières années. Quand je repense à tout ce qu'on a pu dire et faire à cet âge-là, j'en aurais presque honte... Je me souviens même de la pire stupidité qu'on ait pu inventer! Je ne sais plus comment c'était arrivé au fil de nos jeux, mais il n'avait de cesse que de vouloir rester avec moi, ne jamais me quitter, et il avait réussi à me faire promettre que je deviendrai « sa femme » quand on serait en âge de se marier... Quel crétin! En ce qui me concerne j'ai eu tôt fait d'oublier cet épisode... mais lui, non. C'est d'ailleurs resté depuis un sujet de discorde entre nous, car il est encore persuadé qu'il réussira un jour à me faire tenir cette promesse d'enfant stupide... c'est pas demain la veille! Il m'en veut et prétend toujours m'aimer. À cause de cela, il s'est plus d'une fois allié à ceux qui voulait attenter à ma vie mais il n'a jamais pu aller au delà que de simples menaces avant d'en revenir à de vulgaires querelles sans dommages, justement parce qu'il est trop « amoureux de moi »... je l'apprécie bien au fond : il m'amuse.

Cela reste certainement la période la plus heureuse de mon existence. Elle n'a malheureusement pas duré longtemps...

Tout a pris fin quand j'avais tout juste 6 ans. Beaucoup croyaient que ma sœur avait le don de faire des rêves prémonitoires. Moi je crois simplement qu'elle savait déjà tout à l'avance car elle avait pris la décision d'agir ainsi et que rien au monde n'aurait pu la faire changer d'avis : alors qu'elle ne m'avait presque jamais adressé la parole auparavant, d'une voix murmurante, ma sœur m'a dit ces mots désespérés comme si elle connaissait déjà tout de notre avenir...

"Mamoru, je vais te dire quelques chose de bien pour toi... dans 8 ans, je mourrais. Et à ce moment-là, tu seras libre."

C'est là que mon monde s'est effondré.
Elle était la seule à me prendre dans ses bras. La seule à me protéger, en lieu et place de notre mère. La seule à me remarquer, moi, un garçon dans cette maison de folles.
Sana était mon aînée, âgée de dix ans de plus que moi et fille d'un grand industriel japonais qui n'a jamais été lié à notre famille si ce n'est durant quelques minutes par le rapport sexuel qu'il a eu avec notre mère. Je ne suis même pas sûr qu'elle ait un jour connu son nom. Tout comme moi-même je n'ai jamais connu mon père... pour le peu que j'en sais, il s'agit d'un riche européen rencontré lors d'un voyage en France. Mais là encore, son identité n'a jamais été assez importante aux yeux de notre mère pour qu'elle veuille nous en dire plus. C'est une règle chez les Mitsugi : très peu de mariages y sont célébrés, à moins que les époux y trouvent un quelconque intérêt matériel, et la seule descendance qui compte n'est constituée que des filles nées des femmes. La plupart des enfants mâles sont relégués au second plan et les hommes adultes n'y trouvent un rôle que dans la mesure où ils apportent de quoi les féconder et se chargent du « sale boulot ».
Une famille exclusivement matriarcale comme celle-ci est peu commune, il n'y a aucun doute là-dessus. Mais cette « politique » visant à privilégier les femmes depuis plusieurs générations à conduit à ce qu'il n'y ai plus de descendant légitime de la toute première lignée... c'est pourquoi à mon sens, tout cela est parfaitement irréfléchi. En réalité la famille Mitsugi n'est qu'une façade n'ayant plus rien à voir avec ce qu'elle était à l'origine. D'autant plus si l'on sait dans quel milieu elle évolue... La Mafia Japonaise n'a jamais été très à l'écoute des voix féminines.

Pourtant, ceux qui ont osé s'attaquer aux Mitsugi, ont chèrement regretté d'avoir cru à la faiblesse de ces femmes.

Sana possédait elle aussi cette force de caractère étrange, d'une tendresse totalement cruelle alors même qu'elle essayait de me préparer à cette existence difficile qu'elle allait me léguer, parfaitement consciente de ce que ses futures actions impliqueraient comme souffrances pour moi, mais déjà trop égoïste pour renoncer à ses désirs.

"Si tu veux être fort, Mamoru, alors choisis une méthode qui te permettra de te débrouiller seul."

"C'est tout?..."

"Eh bien... c'est déjà un défi en soi. Il y a des choses que tu ne peux pas changer, peu importe à quel point tu te bats. Si tu as le pouvoir de résister, rien qu'un peu, alors tu pourras t'en sortir seul. Tu pourras trouver la force de faire face à ton cœur."


Après qu'elle m'a dit ça... elle est partie.
Les huit années s'étaient écoulées depuis qu'elle m'avait annoncé sa « mort ». Je n'avais jamais été aussi proche de quelqu'un, même au point de dire sans honte qu'elle a bien été la seule femme sur cette fichue planète que j'ai pu aimer... mais ça ne l'a pas empêché de me blesser profondément et de disparaître de ma vie.
Et tout ça pour quoi? Pour abandonner sa famille et suivre l'homme qu'elle aimait.
Elle n'est pas morte tout de suite... Avant cela, elle a eu le temps de l'épouser et de lui donner un enfant, un fils. J'ignore encore si elle avait réellement pu prévoir tout ça alors qu'elle n'avait que 16 ans. Ce que je sais par contre, c'est que notre mère n'a pas hésité à la faire assassiner pour sa désobéissance, elle et son mari. Il ne faut pas croire... quand je parlais de maison de folles, c'était à prendre au premier degré. Les Mitsugi ne ressemblent à aucune autre famille mafieuse, tout simplement car ils ont peu de sentiments pour leur propre famille et sont parfaitement intransigeant quant à la discipline que ses membres doivent suivre, quitte à éliminer sans remords les dissidents. Et je suis certainement aussi dérangé qu'eux puisque j'ai aussi toujours eu ce mépris à leur égard et un sens aigu de la notion de « trahison » : si je donne ma confiance à quelqu'un -ce qui est rare- je supporte très mal que l'on puisse me tromper, dans quelque domaine que ce soit... c'est génétique sans doute. En tout cas, ce sont des hommes de notre famille qui se sont chargés de retrouver et d'assassiner le couple ayant « désobéi » aux règles. Ils auraient dû tuer l'enfant aussi, mais Sana avait encore une fois pris un temps d'avance sur eux et l'avait mis en lieu sûr : j'étais le seul à savoir où il se trouvait et aujourd'hui encore, personne me pourrait me soutirer ce secret.

Depuis sa mort j'ai suivi mon cœur et je me suis débrouillé seul. Sana... tu sais, on ne m'a jamais autant volé que cette nuit-là. Mais tu m'as laissé cet enfant à protéger de loin... Si j'ai été capable de vivre jusque-là, c'est parce que tant que cet enfant vivra, le "toi" qui est toujours en moi ne mourra jamais.

Merde... Ces souvenirs m'ont presque fait pleurer...

Le premier qui la ramène, je lui ferais payer l'envie de parler pour de bon.


"Ah... Mon Dieu... tu es vraiment... un misérable sal-...!"

"Oui, je sais."


Bizarrement, beaucoup de gens pensent comme lui : pour eux, Mamoru Mitsugi -autrement dit, moi- n'est qu'un « misérable salopard à qui il ne faut surtout pas se fier »... Je leur donnerais plutôt raison. Et cet homme que j'ai possédé puis tué, et dont l'identité n'a aucune importance, ne gardera que cette image de moi avec un sourire en coin aux lèvres. Il faut dire aussi que je me comporte volontairement ainsi face à la plupart des personnes qui sont amenées à me rencontrer, d'autant plus quand il s'agit d'ennemis de la famille que je suis chargé de réduire au silence. Car c'est moi, à présent, qui dois m'occuper du « sale boulot » et montrer une quelconque pitié dans ce genre de travail n'est pas une chose à faire.

À la disparition de Sana, je suis devenu le chef de famille. Je n'avais que 14 ans et j'étais le premier enfant mâle à avoir ce statut chez les Mitsugi depuis une éternité, mais le poids de l'héritage m'est retombé sur les épaules aussi durement que la lame du sabre de ma sœur m'avait déchiré le dos le jour de sa fuite. Curieuse marque d'affection qu'elle m'avait laissée là avec cette cicatrice... sans doute sa manière à elle de m'apprendre à ne faire confiance qu'à moi-même et à ne pas étaler mes sentiments devant n'importe qui. Une façon de faire qui ressemble trait pour trait à l'éducation inculquée aux enfants dans notre famille : un apprentissage strict qui ne ménage pas la souffrance si nécessaire, dans l'unique but de nous conduire à l'obéissance.

Bref, tout ça pour dire que mon enfance a pris fin lorsque Sana est partie. Notre mère, avec ses 55 ans passés, ne pouvait plus enfanter et il était hors de question pour elle de laisser sa belle-sœur, Kaoruko, lui succéder. Elle a donc décidé de faire de moi son héritier, avec toutes les contraintes et tous les sacrifices que cela impliquait. Je m'en serais bien passé... mais j'avais une promesse à tenir envers Sana et la seule façon d'avoir les moyens de le faire, était d'obtenir plus de pouvoir au sein des Mitsugi. En acceptant d'en devenir le chef -on ne me laissait pas réellement le choix de toute façon- j'ai pu acquérir une influence et des moyens que je n'aurais jamais eu si j'avais fuis mes responsabilités comme ma sœur l'avait fait. Mais cette décision de ma mère allait conduire notre famille à sa ruine... et j'y ai joué un rôle en toute conscience, en commençant par agir derrière leur dos pour protéger le fils de Sana.

C'est sans doute la seule chose « bien » que j'ai fait dans ma vie.

Au début de cette nouvelle existence en tant que dirigeant de la famille, j'ai laissé ma mère prendre beaucoup de décisions à ma place car cela ne gênait en rien mes projets et qu'elle pouvait ainsi avoir encore un peu l'illusion d'être maître de quelque chose. Néanmoins, je n'avais pas plus de relations avec elle à ce moment-là qu'avant le départ de ma sœur : Kimiko ne s'est jamais comportée en mère pour moi et je n'ai moi-même jamais eu aucune considération à son égard, de la même manière qu'à ce jour je n'éprouve aucun intérêt pour les femmes en général. Je les mépriserais presque même, tant j'en suis venu à saturation de leur présence au sein de ma famille. Elles ont fait de moi ce que je suis devenu aujourd'hui : un homme que beaucoup considèrent comme mystérieux et ayant d'horribles dispositions, au pouvoir et à la force non négligeable... pouvoir d'influence sociale et force mentale s'entend, même si physiquement je suis aussi à l'opposé de ce qu'on pourrait qualifier de faible.

L'unique épisode agréable de cette période difficile, fut ma rencontre avec Achiki-chan durant la première année. Ne me demandez pas pourquoi lui en particulier, ni ce qu'il est devenu par la suite... je n'en parlerai pas. Et la seule chose qu'il a jamais su de moi a été mon prénom, comme la seule chose que j'ai su de lui, rien de plus. Pour le reste... c'est un secret. Me dire que j'ai dépensé une bonne partie de mon héritage pour sauver sa vie alors que je n'avais aucune vraie raison de le faire, me fait sourire à présent. Il était plus âgé que moi de 6 ans, mais au fond j'avais presque plus de maturité que lui : cet idiot avait réussi je ne sais comment à se mettre en conflit avec un gang de Yakuzas à qui il devait une somme d'argent considérable, mais il s'en fichait royalement et n'avait aucune intention de les rembourser. Moi, j'avais décidé de prendre un peu de distance avec ma famille comme ma mère venait de mourir. Qu'elle aille au diable. Vous me direz « quel fils ingrat » je fais là... mais voulez-vous que je vous dise? Je ne la regrette absolument pas : si j'avais pu la faire disparaître plus tôt, Sana serait peut-être encore en vie...

Mais revenons-en à Achiki-chan. J'ai pris sa dette à mon compte en réglant ses débiteurs, en échange de quoi il me laissait habiter chez lui jusqu'à m'avoir réglé la somme entière. À ma manière habituelle, je ne lui ai pas vraiment laissé le choix... il m'était redevable et, entre devoir de l'argent à un gang de brutes qui l'auraient certainement violé et humilié, ou bien héberger chez lui un « orphelin » de 15 ans, qui à ses yeux n'avait rien de bien méchant, il a eu vite fait de prendre sa décision! Il me prenait pour un enfant, n'imaginant d'abord pas un seul instant avoir de quelconques rapports physiques avec moi... et il ne m'aurait sans doute jamais touché si je n'avais pas moi-même établi ce marché entre nous : il dût rapidement se rendre à l'évidence que j'avais depuis longtemps perdu mon innocence et vivant ensemble, il me remboursait en nature l'aide que je lui avait apportée. Il en tira d'ailleurs un certain plaisir, tout en ignorant tout de ma véritable identité et de la vie que je continuais à mener en tant que chef des Mitsugi.
Notre relation physique n'a duré que le temps qu'il paye sa dette, mais il nous arrive encore de nous voir parfois dans une entente un peu particulière, mi-tendre, mi-amère. Je ne l'ai pas « aimé » au sens véritable du terme, et lui non plus d'ailleurs. Si ça avait été une rencontre normale, ou le début d'un nouvel amour, il aurait certainement été heureux, mais de par mes manigances notre première fois ensemble n'a été que le commencement d'une relation indestructible, bien que plus ou moins indésirable, qui ne trouvera certainement sa fin qu'à la mort de l'un d'entre nous.

Ça ne ressemble en rien à de l'amour. Car si c'était le cas, cela aurait vraiment été beaucoup plus « doux ».

Dans le milieu dans lequel j'évolue, je n'ai pas droit à l'erreur et malgré l'étrangeté de notre famille, les Mitsugi sont toujours parvenus à tenir en respect les autres clans dans tout le Japon... du moins jusqu'à ce que je décide de diversifier nos activités.

Il y a cinq ans, j'ai commencé à limiter au maximum nos échanges et relations avec les autres familles mafieuses, histoire de revenir un peu du bon côté de la loi, et j'ai privilégié le développement d'un Club d'hôtes, le Servant Boy M, qui appartient aux Mitsugi depuis plus de vingt ans déjà mais qui jusque-là n'était toujours resté qu'une source de revenus secondaire. Mais ce changement d'optique n'a pas du tout plu à nos relations du milieu et des tensions ont inévitablement vu le jour très rapidement. Ce n'est pas comme si je m'en souciais vraiment, ils ne sont que des insectes nuisibles qu'il suffit de réduire au silence. Mais c'est néanmoins un dérangement dont je me passerais volontiers... car ces complications et mes obligations en tant que dirigeant de la famille me privent d'une vraie liberté.

Je suis libre de mettre qui bon me semble dans mon lit tant que ça n'a rien de sérieux, hommes, femmes... ou même esclaves. Mais je ne suis pas libre d'aimer.
Ces imbéciles qui me servent de subalternes familiaux ne veulent pas en démordre : un jour, ils comptent bien me faire épouser une de leurs satanées femmes, et pour me faire plier ils ont déjà eu recours à divers stratagèmes qui m'ont obligé à renoncer à ce qui m'était précieux... Malheureusement, bien qu'il me serait possible de tous les éliminer sans remords, être libéré d'eux ne me permettrait pas de vivre comme je l'entends. Car il y aura toujours quelqu'un prêt à me poignarder dans le dos pour mettre la main sur ce qui m'appartient.

Résister... « Il y a des choses que tu ne peux pas changer, peu importe à quel point tu te bats ».
Sana avait raison, tout ce que je peux faire, c'est résister pour m'en sortir... seul.

À cause de cela, j'ai déjà perdu quelqu'un il y a trois ans. Un homme en particulier, que j'ai aimé. Le seul qui ait réussi à prendre une telle place dans ma vie, pendant quelques mois... ça n'a pas pu durer plus longtemps et j'en suis responsable. J'ai été contraint de le quitter, et de le blesser profondément, tout simplement pour qu'il puisse rester en vie. J'ai agit avec lui comme Sana l'avait fait avec moi... un coup de sabre et trois petits mots d'amour en guise d'adieu. Des mots que je n'ai jamais plus prononcés depuis.
Je sais qu'après son séjour à l'hôpital il m'a longtemps cherché... il est même venu jusqu'à Master Town pour me retrouver, mais j'ai volontairement évité de croiser sa route et ça ne changera pas de si tôt. Je ne suis pas si important, pour qu'il aille stupidement risquer sa vie en cherchant à m'aimer. Tant qu'il reste loin de moi, il peut vivre... ma famille ne posera pas un doigt sur lui.

Quand on me demande pourquoi je me conduis avec une telle désinvolture, au point de faire souffrir ceux qui me sont proches et d'agir comme un véritable salop -pardonnez le mot mais c'est le plus évident- avec tout le monde, la seule chose qu'ils ignorent c'est qu'en général je fais cela dans l'unique but de les protéger... Moins ils s'accrochent à moi, mieux ils se porteront. Seulement ça, c'est un secret. La seule chose qu'ils ont besoin de savoir tient en une réponse :

"Je ne m'intéresse qu'à ceux qui me sont précieux. Et les seules personnes que je reconnais comme valables sont celles qui suivent leur propre chemin."

Les mensonges les plus efficaces, sont ceux qui ont un grain de vérité... n'est-ce pas ce qu'on dit?



*~*~*~*

    Famille :



Mère de Sana et Mamoru Mitsugi, décédée lorsqu'il avait 14 ans et demi, c'était une femme acariâtre, égoïste et plutôt cruelle malgré son visage au sourire faussement doux. Elle n'a jamais vraiment fait preuve d'instinct maternel envers ses deux enfants puisqu'elle a même ordonné l'exécution de son unique fille lorsque celle-ci a fuit la maison et abandonné son héritage. La cause de la mort de Kimiko reste encore un mystère... mais les autorités japonaises ont toujours soupçonnés Mamoru de l'avoir assassinée ou fait assassiner, sans pour autant trouver de preuves tangibles.




Belle-sœur de Kimiko et tante de Mamoru, 38 ans environ. Elle avait épousé le fils aîné des Mitsugi dont elle a eu un fils, Kagehisa, 18 ans. Elle avait su se montrer discrète durant ses première années en tant que nouvelle membre des Mitsugi, mais suite à la décision qui donna les rennes du pouvoir à Sana, puis à son frère lorsque celle-ci disparut en entraînant la chute de la famille, Kaoruko leur voue une haine féroce et n'a jamais hésité à attenter à la vie de Mamoru pour servir ses propres intérêts... heureusement en vain.




Sœur de Mamoru, assassinée à 24 ans, elle reste la seule et unique femme qui ait vraiment compté dans sa vie. Etrange, elle a toujours été aussi distante qu’égoïste vis-à-vis des autres membres de la famille, mais malgré l’attention qu’elle a tout de même porté à son frère cadet, elle ne l’en a pas moins abandonné derrière elle en fuyant ses responsabilités pour épouser un homme étranger à leur milieu. Elle a donné la vie à un fils avant sa mort et l’a indirectement confié à son frère qui s’est chargé de l’élever à distance des Mitsugi, sans lui parler de ses origines ni lui révéler son identité. A ce jour, cet enfant devenu adolescent vit toujours quelque part à l’insu de la famille.




Cousin de Sana et Mamoru, 21 ans. Chef actuel de la famille Kuga depuis la mort de son père... et amoureux de Mamoru, au grand damne de ce dernier qui n'éprouve aucun sentiment de ce genre à son égard : étant enfants, ils étaient plus proches et Yorihito aurait même fait promettre à Mamoru de l'épouser « quand ils seraient grands »... promesse infantile que le chef des Mitsugi s'est empressé d'oublier avec joie, contrairement à son « amoureux transi ». À cause de cela, et dans l'idée stupide de posséder Mamoru, Yorihito s'est à maintes reprises allié à Kaoruko par le passé pour se venger de ce désintérêt... mais fort heureusement, dès qu'il se trouve en la présence de son « grand amour » qu'il est censé attaquer, le jeune Kuga a tendance à changer de camps, incapable de vraiment le haïr. C'est sans doute la raison pour laquelle Mamoru n'a jamais cherché à l'éliminer depuis le temps... ce n'est qu'un gosse manipulable pour qui il éprouverait presque un semblant d'affection fraternelle.




Ex-amant et ami de Mamoru, il a la trentaine passée. « Achiki-Chan » n'est qu'un surnom que Mamoru lui a donné, ce dernier n'ayant jamais cherché à connaître son nom de famille. De lui, on sait seulement qu'il a grandit dans une ancienne maison de Geisha et que sa grand-mère en a été une par le passé. Cet homme aux allures encore jeunes et androgynes avait 21 ans à l'époque où Mamoru lui avait sauvé la vie en remboursant ses dettes. Selon ce que l'on en sait, il fut son premier amant mais également le seul à pouvoir se vanter de l'avoir possédé... il n'y a néanmoins pas de doute quant à qui s'est fait manipuler par qui, et encore faudrait-il qu'Achiki considère ça comme une faveur, mais à l'époque cela avait semblé naturel compte tenu de leur différence d'âge et de la jeunesse de l'adolescent aux cheveux blonds. Il est enfin le propriétaire originel des lunettes de Mamoru, qui en réalité n'a aucun problème de vue!



*~*~*~*

    Pseudo : Tout dépend qui me nomme...

    Prénom : Perso! je le garde pour moi x)

    Âge : 27 ans

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    Une note du forum ? Hum... Sol? Comme "solide", depuis le temps qu'il dure =)

    Quelque chose à ajouter ? Nope

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Edit Admin Shuhan:
    Bienvenue à toi sur le forum ^^

    Fiche validée (provenant de l'ancien forum), amuse toi bien avec nous!

    Ton appartement se trouve au N°22 des Résidences Shinn


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